Vernon, PS et PC cours après moi que je t’attrappe

Picard-LecomteA ce jour, rien n'est prêt dans la perspective d'une liste d'union entre socialistes et communistes. La majorité sortante vit ses dernières semaines de gouvernance avant le renouvellement de mars. Le groupe socialiste campe sur ses positions en laissant croire que tout va bien dans le meilleur des mondes, tandis que le PC sonne l'alerte pour un vrai projet de gauche dans un large rassemblement.

  

Ce matin, dans une brasserie vernonnaise, les amis de Jean-Luc Lecomte ont tenu un point presse d'explications, pour la énième fois. La nouveauté est la présence de l'ancienne députée socialiste, Catherine Picard, venue en appui au groupe communiste et républicain. Elle souhaite s'impliquer de nouveau dans la vie municipale et se joint à Jean-Luc Lecomte et ses amis pour appeler à un large rassemblement contre "le danger de l'extrême-droite et un retour de la droite à Vernon".

Où est le problème

Le groupe socialiste veut maitriser la situation et explique que l'union avec les communistes doit se faire "sans marchandage" et rappelle que dans une logique d'union, il revient au groupe le plus important de mener l'équipe et non le contraire. Pour Jean-Luc Lecomte, "réaliser l'union n'est possible qu'avec un vrai projet de gauche pour la ville et non en faisant du copier-coller à l'image de la politique sociale catastrophique du gouvernement et de François Hollande". Mais, Jean-Luc Lecomte se dit disposer à un dialogue avec les socialistes pour trouver la solution. Emmanuel Colletis, conseiller municipal du groupe de Jean-Luc Lecomte insiste sur plusieurs points. "D'abord, il ne saurait s'agire de places et de personnes sur la liste, mais en premier lieu de rassembler toutes les forces de gauche contre le Front National et l'Extrême droite, puis d'élaborer un projet qui prenne en compte les luttes pour le maintien des services publics dans leur ensemble et de l'hôpital de Vernon en particulier".

 Les deux groupes se rencontreront ce soir

Le PS voulait que cette réunion ne soit pas connue de la presse. Jean-Luc Lecomte a décidé de la rendre publique. La question: comment Philippe Nguyen Thanh et ses amis pourraient accepter de laisser critiquer le gouvernement par les communistes et en même temps faire cause commune sur un projet pour Vernon? "Rien n'est figé", assure Jean-Luc Lecomte. "Tout est encore possible, de plus il est impératif d'appeler les écologistes pour travailler avec nous". S'ajoute à l'imbroglio, le retour de Catherine Picard, peu appréciée par nombre de socialistes vernonnais. "C'est le retour de l'expérience et l'efficacité" dit-elle.

C'est un rapport de force entre PS et PC. Chaque groupe martèle que sans lui rien n'est possible. A droite, on compte les points.

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Comments

  1. Clément Henri 6 décembre, 2013, 17:32

    La fiction de la gauche rouge rose verte devient de plus en plus difficile à vendre et le mythe des “luttes” se dilue dans la sombre réalité de ses minables compromissions.
    L’extrême gauche communiste est bourgeoisement hollandaise et le restera sagement jusqu’à l’effondrement de notre modèle social.
    L’année 2014 s’annonce déjà terrifiante pour les français, l’emploi, les PME, dès le 1er trimestre.
    Mais qu’importe, on amuse la galerie libérale-libertaire pour lui donner des frissons et se réfugier derrière des grandes causes à trois sous : “En premier lieu contre le FN et l’extrême droite*” !
    (*Tiens, M.Colletis commence à faire le distingo et enrichit un peu son vocabulaire)
    A part çà, “rien n’est figé”, assure Jean-Luc Lecomte.
    Sinon les rivets qui l’accroche au fauteuil.
    Quelqu’un me disais : en fait, il y aura trois liste de gauche : celle là, celle de JL.Miraux, et celle de Vernon Bleu Marine !

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