Vernon, le nucléaire en question


TchernobyL'association "Sortir du Nucléaire 27" est à l'origine de cette soirée organisée à l'occasion du 27 ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Pour en parler, avec éléments à l'appui, Wladimir Tchertkoff journaliste et cinéaste suisse. La question qui revient toujours sur cette explosion nucléaire majeure, est de savoir si elle pourrait survenir en France. Evidemment oui, malgré les affirmations contraires des défenseurs et autres lobbyistes.

 

Wladimir Tchertkoff n'est pas un scientifique mais un documentariste suisse qui a réalisé une centaine de documentaires dont 5 sur Tchernobyl. A ce titre il a rencontré nombre de scientifiques et de spécialistes du nucléaire. A Vernon, il a projeté deux de ses films, "Le sacrifice" et "Controverses nucléaires". Le premier raconte ce qu'a été le travail et le sacrifice du million d'hommes appelés "liquidateurs" qui se sont lancés, à partir de la nuit du 26 avril 1986 et pendant plusieurs mois, à l'assaut du réacteur n°4 de la centrale qui venait d'exploser. Après l'extinction de l'incendie ils ont recouvert les ruines avec un sarcophage improvisé et combattu, à mains nues, les radionucléïdes. Des milliers en sont morts et d'autres centaines de milliers continueront de mourir.

Le second film, révèle comment, dans l'indifférence générale un accord est intervenu entre l'Organisation Mondiale de la Santé et l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, condamne des millions de personnes à vivre sur des territoires contaminés et à y subir des pathologies diverses que la radioactivité peut générer. Et cela, selon Wladimir Tchertkoff, parce que ces autorités démentent l'origine nucléaire directe qui a provoqué la mort et les cancers avérés et à venir. Ainsi, l'OMS se satisferait de l'explication selon laquelle les maladies seraient provoquées par de la radiophobie et du stress…

Une catastrophe nucléaire serait-elle possible en France

Evidemment oui, répond le cinéaste. "Avant Tchernobyl, on disait que c'était impossible statistiquement. Une seconde catastrophe est arrivé le 11 mars 2011, c'est presque le lendemain. Alors on attend en laissant vieillir les centrales françaises pour vérifier à quel niveau de pression, de cette nouvelle technologie du nucléaire, est capable de résister avec les matériaux qui sont déjà trop vieux…."

Wladimir Tchertkoff est vice-président et l'un des fondateurs de l'association "Enfants de Tchernobyl-Belorus".

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Comments

  1. Henri Clément 5 mai, 2013, 11:17

    @Jean Claude Mary
    Votre action et vos propos sur ce thème du nucléaire me semblent intéressant et doivent nous faire réfléchir tous ensemble.
    Comme vous, nous voulons “Penser globalement pour agir localement”. Mais contrairement à vous, nous n’avons pas de thèmes interdits, le réel est le réel dans tous ces aspects. Aussi je paraphraserai phrase par phrase ici votre raisonnement pertinent en remplaçant un facteur de risque par un autre : nucléaire par immigration et voyons ce que cela donne :

    “On entend souvent cet argument “l’immigration zéro n’existe pas”. Mais un risque d’immigration massive n’est pas un risque économique, social et culturel comme les autres. Un immigration de travail conjoncturelle ou de réfugiés en temps de crise peut-être dramatique mais rapidement la vie comme on dit reprend ses droits.
    Mais avec l’immigration de masse, ce sont des territoires, des villes, des agglomérations, des régions qui peuvent être en sécession et qui donc doivent être évacués définitivement par les natifs ou bien sur lesquels les populations seront massivement et gravement déstabilisées pendant des siècles.
    D’autre part, une fois installée, la nouvelle démographie ne peut-être éradiquée.
    Et les autorités françaises dans l’étude de leur scénario mondialiste et multiculturels ( voir les rapports sur l’échec de l’intégration) ne savent que faire, sinon ce qui a été fait dans les ghettos et zones de non droit : prétendre nettoyer les banlieues au karcher, laisser les petits caïds trafiquer, fermer les services publics, les remplacer par des mosquées, etc….Quelque soit la probabilité du choc tant ethnique et religieux qu’économique ( et il augmente avec le développement du regroupement familial, et les observateurs en reconnaissent très officiellement la possibilité aujourd’hui), les dommages seront tels que la question est de savoir si l’on a le droit moral de prendre un tel risque dont hériterons les générations à venir et même si ce n’est pas tout simplement absurde indépendamment de considérations éthniques. En fait, en cas d’émeutes en chaînes, la panique serait telle que, comme il est d’ailleurs prévu par les autorités dans leur plan , l’armée recevrait les pouvoirs de police et il en serait fini du reste de démocratie formelle dont nous pouvons encore profiter.
    S’il y a un domaine où les citoyens ne doivent pas se reposer sur les autorités dites compétentes mais se prendre en main, c’est bien celui de notre démographie”
    HC
    Nous sommes donc bien d’accord, non ?

  2. jeanclaude MARY 4 mai, 2013, 19:24

    On entend souvent cet argument “du risque zéro qui n’existe pas”. Mais un risque nucléaire n’est pas un risque industriel comme les autres. Un accident chimique ou minier peut-être dramatique mais rapidement la vie comme on dit reprend ses droits. Mais avec l’industrie nucléaire, ce sont des territoires à plusieurs centaines de km qui peuvent être contaminés et qui donc doivent être évacués définitivement ou bien sur lesquels les populations seront massivement et gravement malades pendant des siècles. D’autre part, une fois installée,la radioactivité ne peut-être éradiquée. Et les autorités françaises dans l’étude de leur scénario catastrophe ( voir revue de l’ASN) ne savent que faire, sinon ce qui a été fait à Tchernobyl ou Fukushima : laver les façades et les toits au karcher, arracher les arbres et retourner les sols et enterrer le tout, arracher les bancs, les poteaux etc….Quelque soit la probabilité d’un accident nucléaire ( et il augmente avec le vieillissement des centrales, et l’ASN en reconnait très officiellement la possibilité aujourd’hui), les dommages seront tels que la question est de savoir si l’on a le droit moral de prendre un tel risque dont hériterons les générations à venir et même si ce n’est pas tout simplement absurde indépendamment de considérations éthiques. En fait, en cas d’accident, la panique serait telle que, comme il est d’ailleurs prévu par les autorités dans leur plan , l’armée recevrait les pouvoirs de police et il en serait fini du reste de démocratie formelle dont nous pouvons encore profiter.
    S’il y a un domaine où les citoyens ne doivent pas se reposer sur les autorités dites compétentes mais se prendre en main, c’est bien celui du nucléaire
    ASN : autorité de sûreté nucléaire
    JCM

  3. zébulon 2 mai, 2013, 15:58

    le risque zéro n’existant pas il est évident qu’un accident nucléaire est possible sinon à quoi bon avoir des exercices de sécurité style plan rouge, des stocks de comprimés d’iode distribués aux habitants des communes rayonnants autour des centrales, etc. Les autorités, les services de communication du nucléaire ont pour mission de dédramatiser tout incident,de contrôler toute information, communiqué qui pourrait provoquer une psychose. Et puis si fuite il y a le nuage, la contamination ne se limitera pas au rayon de la centrale, elle sera portée au grè des vents, contaminera les terres, les eaux, etc. Le schéma catastrophe est envisagé mais je pense que tous les services compétents en la matière font le maximum pour contrôler les installations mais ils ne sont pas à l’abri d’un accident grave. Personne ne s’aventurera à l’affirmer publiquement qu’il n’y a aucun risque ou pas !

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