Vernon, les communistes du Conseil municipal ruent dans les brancards

Jean-Luc LecomtePas contents, les élus du groupe Communiste et Citoyen du conseil municipal. Devant les journalistes, ils ont taillé en pièces le maire PS, Philippe Nguyen Tahn. Les reproches sont nombreux envers celui qui n'aurait pas tenu ses promesses de la Campagne électorale de 2008.

Que reste-t-il de "Vernon Avenir Solidaire"?

Des exemples ont démontré, souvent, qu'une majorité pouvait voler en éclats pour moins que cela. A Vernon, les élus communistes hésitent à franchir le pas, pour "sauver les meubles". Jean-Luc Lecomte, Emmanuel Colletis, Annick Le Gac, Xavier Agusti et Carole Depuiset, n'ont pas mâché leurs mots et…leur maux. De cette équipe gagnante, en 2008, baptisée "Vernon Avenir Solidaire", il ne reste qu'amertume et ressentiment.

Ainsi, prenant la parole à tour de rôle, les cinq élus communistes font un bilan de mi-mandat, non pas en demi teinte, mais noir profond.  Le premier à se lancer est Jean-Luc Lecomte. Il évoque l'approche politique avec l'asphyxie dont sont victimes les collectivités locales, de la part du gouvernement, pour ne pas en rajouter avec une augmentation de 10% de la pression fiscale, comme ce fut le cas l'année dernière, sans expliquer, concrètement, à quoi cette augmentation servira. Le point de désaccord, important, poursuit Jean-Luc Lecomte, est "la situation de l'emploi industriel". "Un rôle qui incombe à la CAPE, mais la municipalité a tout pouvoir pour favoriser des implantations industrielles qui font cruellement défaut sur le bassin de population de Vernon". "Aujourd'hui, dit-il, il y a des zones de bord de Seine dédiées au tourisme, mais rien en prespective sur l'industrie. Le maire réalise un PLU sans rien dedans. Il pourrait, par exemple, réserver des sites et inviter des industriels à s'y installer, dans le domaine de l'aéronautique et du fluvial". Et précisément, à propos de tourisme, "pourquoi pas un pôle hôtelier digne de ce nom? Le site des Tourelles, toujours en attente d'un projet, reste à l'abandon". Et lorsqu'un journaliste le questionne sur les financements, Jean-Luc Lecomte répond: "Les sous, il faut aller les chercher avec les dents". Ce n'est pas en vendant les bijoux de famille, qu'on y parviendra". "Et lorsque, ajoute Monsieur Lecomte, on est capable d'aligner 4 à 600 000 € pour mettre la rue d'Albuféra en sens unique, on peut trouver de l'argent pour des projets plus pertinents". Selon l'adjoint chargé de la Voirie et des Travaux, "il manque une marche pour être en phase avec la majorité". En d'autres termes, une marche qui aurait dû être franchie en réalisant "les promesses faites aux vernonnais, qui ne voient rien venir". Et de poursuivre "Que font le maire et ses pricipaux adjoints, sinon répondre aux préoccupations essentielles du Parti Socialiste? Les vernonnais ont voté pour une équipe d'union et non  seulement pour le PS. Il faut se donner les moyens de la démocratie participative en faisant des propositions. Les réunions de quartiers sont un bon moyen d'écouter les citoyens, or le maire refuse aux élus cette participation". On le voit, les communistes sonnent le tocsin. Ils se sentent étouffés par leurs alliés.

Le maire ne défend pas son hôpital. De même pour Emmanuel Colletis, conseiller municipal et médecin radiologue à l'hôpital de Vernon, le maire ne s'implique pas suffisamment dans la défense de l'hôpital et participe trop au discours alarmiste. "C'est un écueil", précise Monsieur Colletis, qui entend Philippe Nguyen Thanh dire que tout va bien, mais ce n'est pas la réalité, selon lui. Plusieurs projets sont en cours, à l'hôpital, "il faut les accompagner et faire face à ceux qui les freinent". L'implication du maire, membre du Conseil de Surveillance, ne serait pas suffisante et Jean-Luc lecomte de résumer la situation, en quelques mots, "Le maire de Vernon ne défend pas son hôpital". L'autre idée d'Emmanuel Colletis est la création d'un Centre de Santé, échelon intermédiare entre la médecine de ville et l'hôpital. Son dispositif performant permettrait la prise en charge de patients, pour l'ensemble des pathologies, sans avoir à attendre un rendez-vous, lointain dans le temps, chez un médecin généraliste et d'éviter l'encombrement aux urgences.. Annick Le Gac, conseillère municipale déléguée, insiste, à son tour, sur l'urgence à mettre en place l'épicerie solidaire. "Le maire n'en veut pas", souligne l'élue, "elle était pourtant inscrite dans le projet municipal de 2008".

Viennent d'autre sujets comme l'école et une filière fluviale. Ce point est étayé par Xavier Agusti pour qui l'implantation d'ateliers dédiés à la construction et l'entretien de bâteaux, serait de bonne augure, à Vernon. Un chantier naval qui pourrait voir, selon Xavier Agusti, jusqu'à 400 emplois créés. "Une idée refusée à la fois par le maire de Vernon et la CAPE qui a compétence en la matière…….

Le décor est planté. Rien ne va plus entre le maire et le groupe communiste, appartenant à la majorité municipale. La critique est sévère, pour ne pas dire plus. La prochaine réunion du conseil municipal, pourrait ne pas être une promenade de santé.

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Comments

  1. Dudule 14 octobre, 2011, 20:36

    Bonjour
    Cette association ne puvait pas durer. C’est le mariage de la carpe et du lapin. C’est dommage car ils étaient sympa!

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