Vernon gare, vaste opération de sécurisation

Vernon gare, vaste opération de sécurisation

Dès 7 heures, 45 policiers de  la Sécurité Publique de Vernon, de la Brigade des réseaux franciliens, du Service National de la Police Ferroviaire, de la Police Municipale de Vernon, ainsi que des contrôleurs de la SNCF et de la Sureté Ferroviaire, ont pris position sur l’espace de la gare de Vernon pour une opération de sécurisation d’ampleur. C’est l’ensemble de la ligne Paris-Saint-Lazare – Vernon qui était concerné. Reportage vidéo de l’opération.

Les usagers de la SNCF ont été quelque peu surpris. L’accès au quai est barré par des contrôleurs. Chacun doit présenter son titre de transport, ou abonnement. La situation provoque parfois des protestations. Certains usagers pensent que les forces de police sont mandatées pour renforcer le contrôle des usagers. Cela fait partie du dispositif, mais en premier lieu c’est de la sécurisation qu’il s’agit:  lutte contre les actes de délinquance, au sens large et aussi action contre le terrorisme dans le cadre du plan Vigipirate…

Selon les responsables de la sécurité, la gare de Vernon est dans une situation particulière sur le territoire haut-normand. Elle est positionnée à la frontière de l’Ile de France et de la Haute-Normandie et traversée par l’axe Paris Saint Lazare-Rouen Le Havre, très impacté par les problèmes de sécurité sur la région normande et Vernon demeure un terrain de prédilection par la fraude qui se développe dans un contexte économique difficile. L’autre aspect relatif à la délinquance moyenne et grande concerne des bandes organisées venant de Paris pour repérer des habitations, dans la périphérie de la gare, dans la perspective de préparation de cambriolages. La lutte contre le trafic de stupéfiants et l’économie souterraine font partie du plan. L’opération de sécurisation de la gare de Vernon constitue, parallèlement, la mise en application d’une méthode de travail visant à mettre en commun et à coordonner l’action de plusieurs services lors d’opérations de contrôles.

L’opération a été réalisée au sein du périmètre de la Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP) Vernon, Gaillon, Les Andelys, dont l’un des objectifs est le contrôle des flux, dont la mise en place remonte au 19 décembre 2012.

Opération dirigée par René Bidal le préfet de l’Eure. Sur place, auprès des forces de l’ordre et des contrôleurs, Robert Hatsch chef des la brigade des réseaux franciliens de la préfecture de police de Paris, Paul José Valette commissaire de police de Vernon, Yves Dupas substitut du Procureur de la République (s’agissant d’une opération sous contrôle de la justice), Eric Maudier Directeur Départemental de la Sécurité Publique de l’Eure, de Roland Bonnepart directeur régional de la SNCF.

Les chiffres

En 2013, 30 infractions ont été enregistrées, dont 23 vols, en légère augmentation par rapport à 2012. Sur les 10 premiers mois de l’année 2014, le nombre d’infractions enregistrées en gare de Vernon est en baisse de 12%.

Les infractions commises dans les trains sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre et enregistrées à Vernon, après une hausse constatée en 2012 avec 37 infractions recensées dont plus de la moitié pour des vols, l’année 2013 a enregistré une baisse significative. Depuis le début de l’année 2014, une légère hausse de +5% est constatée.

Côté SNCF

Les actes recensés sur le site de Vernon enregistrent une stabilité entre 2011 et 2013, alors que le contexte dans le département se dégrade depuis 2012. Il y a une recrudescence des faits en 2014 avec 64 actes déclarés…En 2014, les faits recensés sur Vernon représentent 16% de la totalité des actes répertoriés en milieu ferroviaire sur le département de l’Eure contre 14,5% en 2013, 21,5% en 2012 et 21% en 2011.

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Comments

  1. Harry 12 novembre, 2014, 00:05

    Que tout ce beau monde se rassure et en premier lieu notre nouveau maire.

    À ce train-là, il n’y’aura bientôt plus de problèmes de migrations à Vernon.. Les hordes d’ « usagers »(de 3 a 5 mille ) qui convergent vers paris le matin et reviennent de leurs rapines sur Paris le soir, vont se tarir.
    Non pas que le butin ne soit plus a espérer mais plutôt que le moyen de commettre leur forfaits a savoir les trains SNCF ne leur permettront plus.

    Il ne manque plus qu’une ancienne ministre (V. Fourneyron) qui se plaignait récemment des problèmes de la SNCF, pour en arriver à la conclusion que la LGV normande était fondamentale et urgente à réaliser… !

    Ils n’ont rien compris à la situation et à l’exaspération de la population travaillant à Paris ou Rouen. Ce n’est pas ce dévoiement de moyens publics qui rassurera. Les craintes ne sont pas là.

    Pas la peine dans ces conditions de se battre pour construire de nouveaux logements, ils s’ajouteront aux centaines de logements vacants. Des professionnels y trouveront certainement leur compte, la ville aura vu son visage attrayant se déprécier, et les habitants travaillant à Paris se demanderont si ils peuvent encore rester à Vernon …. Sombre perspective.

    Une telle opération est une insulte à toutes ces personnes qui vont travailler à Paris ou espèrent y trouver une activité.
    Que monsieur le maire, s’intéresse à la sécurité est des plus légitime. Le faire ainsi est pitoyable au regard des attentes des Vernonnais.

  2. GeeBee 10 novembre, 2014, 19:25

    @Cocotte : J’ai posé la question à un groupe de contrôleurs et l’un d’eux m’a répondu qu’il y avait “des consignes” les invitants à ménager les voyageurs Mantais qui par ailleurs se préoccupent très peu de la lutte des classes:) 1ère ou 2ème qu’elle différence ! Du coup, il m’arrive de m’installer en 1ère lorsque le train dessert ces gares de banlieue na !

  3. cocotte 10 novembre, 2014, 16:10

    C’est sur qu’à 7 h00 du mat c’est plein de délinquants “de la France qui se lève, qui va bosser et qui en a marre de tout payer” en costume cravate…
    Du grand n’importe quoi, de la poudre aux yeux…de l’autosatisfaction politicienne…
    Jamais de contrôle après la montée à Mantes… tient oui pourquoi… ca c’est un sacrement bonne question 😉

  4. Henri Clément 10 novembre, 2014, 15:20

    On peine à comprendre ce qui peut motiver ce genre d’opération, au moins dans la manière (il peut y avoir du fond, rien n’est simple) : c’est forcément ressenti comme une démonstration de force complètement disproportionnées organisée pour le spectacle avec des coqs qui se pavannent pour la photo… Voilà ce que disent les usagers en tous cas.
    Opération de force, oui, contre les usagers : compte tenu des vrais problèmes de conditions de transport, voilà de quoi décrédibiliser l’ensemble des acteurs officiels présents à contre emploi, préfet, substitut, policier compris.
    La SNCF a lancé depuis quelques semaines une campagne de répression féroce contre des honnêtes gens qui travaillent, les étudiants, etc., qui en ont assez de ces conditions matérieles insuffisantes et tarifaires scandaleuses (Vernon-Port Villez à 100€), et voilà la réponse : le bâton policier en plus du bâton tarifaire et de la sanction “bétaillère” !.
    Car ne nous y trompons pas, c’est bien là le seul objectif d’intimidation visé, la “fraude”, surement pas le “terrorisme”.
    Sebastien Lecornu se prétant à cette mascarade a dû perdre une bonne partie du capital d’opinion positive dû à son image jeune et entreprenante, et bâti, acquis au delà de son parti par des mois de préparation et de campagne. Ceci faisant suite à la bien mauvaise gestion de l’affaire de l’immeuble près la tour des archives, on se pose des questions sur son potentiel de gestion en temps de crise…
    Incompréhensible. Comme quoi, la com est une chose, la gestion du réel social en est une autre. Il y a avait tant d’autres manières de faire !
    Navrant ! Pas professionnel !

  5. Elgar 10 novembre, 2014, 11:59

    Deux problèmes différents sont évoqués dans cet article.

    Le premier concerne la sécurité dans les gares et les trains (délinquance, plan vigipirate) ainsi que le contrôle des flux migratoires, à l’origine de cette opération commune des services de la police nationale, de la police municipale, du service de sûreté des trains, de l’autorité judiciaire. On espère que cette action médiatisée, qui a le mérite de montrer la volonté des différents intervenants de travailler ensemble, portera ses fruits.

    Le second problème est celui de la fraude aux titres de transport, phénomène sans cesse croissant, source d’exaspération des usagers qui payent leurs billets et qui sont par ailleurs mécontents du service rendu par la SNCF (retards ou annulations de trains, allongement du temps de trajet, diminution des trains directs, rames courtes bondées etc…).
    La SNCF ne montre pas beaucoup de zèle dans sa chasse aux fraudeurs. Les contrôles d’accès aux quais sont rares, jamais avant 6H30, jamais bien prolongés, et les vérifications de titre de transport à l’intérieur des rames tout aussi peu fréquents, particulièrement dans les trains avec escale à Mantes-la-Jolie. Dans les trains Bombardier équipés de rames non communicantes, les fraudeurs entrent au dernier moment dans la rame où ne se trouvent pas les contrôleurs et voyagent alors en toute impunité. Et lorsqu’une équipe de contrôleurs traverse une rame jusqu’à une extrémité pour effectuer un contrôle, une horde de resquilleurs déboule dans l’autre sens de ladite rame pour éviter le contrôle avant l’arrêt suivant. Spectacle quotidien plutôt pénible qui perturbe la tranquillité des trajets et bafoue impunément le principe démocratique d’égalité et de justice (voyageurs munis d’un titre de transport confrontés à un nombre croissant de spécialistes de la fraude non ou très rarement sanctionnés).
    Tout ceci contribue à instaurer au sein des rames un climat de désordre et de mécontentement, sans parler bien sûr du manque à gagner considérable infligé à la SNCF ( la dégradation de la maintenance du matériel n’étant sans doute pas sans rapport avec la perte de recettes liée à la fraude ).
    Sur la vidéo, un usager quotidien du train exprime de façon véhémente son mécontentement. Comme lui, un nombre non négligeable d’usagers travaillant à Paris, fatigués et inquiets de subir une dégradation continue de leur transport se pose la question du bien fondé de rester à Vernon si n’apparaît aucune perspective d’amélioration. L’association Vernon Train de Vie fait un énorme travail d’aide aux usagers du train, mais la CAPE et la ville de Vernon auront la lourde tâche d’agir auprès de la SNCF pour obtenir une offre de transport plus attractive pour tous, travailleurs, étudiants, entrepreneurs désireux de s’installer dans la région, touristes….
    L’avenir du territoire en dépend.

  6. jean-claude Mary 9 novembre, 2014, 21:58

    On est encore et toujours dans la com, l’affichage car on ne voit pas en quoi ce genre de déploiement pourrait arrêter les trafics et les délinquants. Com et affichage à l’intention de ceux qui se sentent en sécurité quand ils voient l’espace public occupés par des policiers avec chiens ou des hommes en sombres uniformes ( et quelques femmes aussi,mais c’est pas encore la parité) . Le changement, c’est pas là non plus maintenant. Comment croire que la réponse sécuritaire puisse être une réponse aux problèmes actuels ? Pourtant gouvernement et UMP semblent bien d’accord pour faire la promotion du discours d’ordre, d’un ordre reposant sur la force . Il y a du souci à se faire pour la France de demain .

  7. GeeBee 8 novembre, 2014, 22:49

    Comme il y a trop à dire, sur les stats, pardon sur les mesures prises pour améliorer la sécurité, je ne lâcherai qu’un “LOL” pour commenter ce magnifique lancé de “poudre aux yeux”. Sécuriser quoi ! Comme chacun le sait tous les jours ouvrés, une dizaine de jeunes désoeuvrés envahissent les quais de la gare Vernon pour tenter de détrousser des centaines de voyageurs de leurs biens précieux. Des ordinateurs, des tablettes, des Iphones principalement. Je me marre. Si il y a quelque chose à renforcer en priorité se sont les moyens humains et techniques affecté à cette ligne pour faire en sorte que nos trains partent et arrivent à l’heure.

    Un abonné “travail”.

  8. Ben oït 8 novembre, 2014, 19:36

    Opération grotesque qui relève plus de la com. Les usagers réguliers de la SNCF connaissent bien les problèmes de trains annulés, en retards, de rames courtes …. A quoi bon mobiliser autant de fonctionnaires de la SNCF, de la police national et de la police municipale? La délinquance n’est pas un réel problème le matin dans les trains! Quel est le coup financier de cette démonstration de la force publique? Qui profite de cette opération médiatique?.

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