Vernon. Droite gauche, le choc

Vernon. Droite gauche, le choc

Tous les élus étaient présents hier soir pour le conseil municipal de rentrée. Tous, sauf un: Jean-Luc Miraux… Un ordre du jour classique comprenant 31 délibérations votées sans surprise. Deux, ont fait débat entre majorité et oppositions. Mais l’essentiel à retenir a été la couleur annoncée dès l’ouverture de la séance par la majorité municipale sur le positionnement politique droite-gauche. C’est Philippe Cléry-Melin, adjoint au maire et aussi nouveau président du groupe majoritaire Générations Vernon, qui a la charge d’ouvrir les hostilités avec la lecture d’un texte très engagé sur le fond et dur sur la forme. Loin de la maladresse, la majorité municipale annonce et assume la couleur, pour le présent et l’avenir...Séquences et résumé vidéo:

Avec un tel score aux municipales de mars dernier, Sébastien Lecornu n’est pas près de se taire face à l’opposition de gauche. Le texte lu, en préambule, par Philippe Cléry-Melin donne le ton. La majorité UMP de Vernon entend bien faire de la politique. Le moment est propice: une gauche en lambeaux, ses élus battus et hors course. Le bon moment pour prendre de l’avance. A Vernon, comme ailleurs, la droite UMP entend raser les dernières positions socialistes. Sébastien Lecornu est désormais positionné pour prendre, sans se baisser, les mandats à venir, pour lui est ses amis. Prochains rendez-vous: mars 2015 avec les deux sièges de conseillers départementaux de Vernon-Nord et Vernon-Sud. Certes, les deux sortants, Gérard Volpatti et Claude Lacout, n’ont pas encore décidé  de passer la main, ou non, mais si l’on s’en tient à la position ferme de Bruno Le Maire, le patron de l’UMP de l’Eure, d’engager le processus de renouvèlement des générations, il est fort à parier qu’il y a aura deux nouveaux conseillers départementaux UMP, dans six mois….Pour Sébastien Lecornu, ce sera un peu plus long avec les législatives de 2017, mais il a le temps….

Séance sous contôle

Il y a de la pure forme. Celle du bavardage démocratique. Les élus posent des questions, proposent des aménagements, ripostent puis votent pour ou contre, ou s’abstiennent. Les quarts d’heure passent et la majorité, parce qu’elle est la majorité, emporte toujours le morceau. La délibération sur le stationnement payant, avec des modifications de tarifs, a permis à Johan Auvray d’affirmer le choix de la municipalité, en la matière. L’adjoint au maire évoque la “propreté de la ville, la sécurité des citoyens et permettre un accès et un stationnement facilité dans la ville”…Il rappelle l’engagement de l’équipe, aujourd’hui en place: Augmenter la capacité de stationnement, rendre plus juste la tarification…en organisant plusieurs tarifs selon la zone de stationnement, augmenter la durée de gratuité des parkings, qui passe de 15 minutes à 30 minutes, gratuité du stationnement le lundi, proposer des modes de paiement, modernes, supprimer les places de stationnement réservées aux élus...Jean-Claude Mary et Stève Dumont, pour le groupe Vernon Tous Ensemble, Erik Ackermann pour le FN, Philippe Nguyen Thanh et Gabriel Sino, engagent la discussion sur le bien-fondé des ces mesures. Le rapporteur de la délibération, Yohan Auvray rétorque que “le stationnement est un métier” et s’adressant à l’ancien maire “vos recettes de stationnement, quand vous étiez à la mairie, c’était moins 60%………Sébastien Lecornu ajoute “pourquoi le stationnement est payant? Ce n’est pas pour ce que les recettes rapportent, mais pour éviter les voitures ventouses, notamment dans une ville avec une gare en centre-ville…..Puis, pour justifier la délégation de service public “Avons-nous les moyens, à la mairie, d’entretenir en permanence les parkings souterrains et assurer la sécurité? Non, il n’y a donc qu’un délégataire qui puisse le faire. La mairie aura toujours la maitrise des décisions, néanmoins”….

Après de vives échanges sur les conseils de quartiers, nouvellement mis en place, avec la création de neuf secteurs, le maire aborde une délibération sur la nominations de nouvelles rues et places de la ZAC Fieschi (ancienne caserne) L’entrée dans le nouveau quartier sera fera par une place dénommée “Place Jean-Paul II”. Une voie portera le nom de “Guy de Maupassant“, puis une rue “Bonaparte“, une avenue “Winston Churchill”, rue de la “Nation“, Alexis de Tocqueville“, rue de la “résistance”, “Hannad Arendt“, “Georges Pompidou“, “René Tomasini”. La gauche s’émeut essentiellement des noms Jean-Paul II, Bonaparte et René Tomasini. Pour Hélène Segura, René Tomasini était “membre du SAC” ,(Sevice d’Action Civique), ce qui est inexact. L’ancien député-maire RPR des Andelys, n’a jamais été membre de cette organisation.

S’ensuivent la lecture et le vote du reste des délibérations.

Texte intégral de Philippe Cléry-Melin, cliquer dessus: Texte intégral

 

 

 

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Comments

  1. Ben oït 21 septembre, 2014, 19:16

    Je trouve choquant en conseil municipal de faire des commentaires sur la politique nationale et d’enfoncer un peu plus le président de la République, c’est gratuit et méchant!. Ce n’est pas le lieu et parlons de ce qui se passe à Vernon. Monsieur Clery-Melin qui est psychiatre-promoteur tient des propos indignes d’un médecin, mes références en la matière sont plutôt Cyrulnick et Christophe André Médecins psychiatres qui savent conjuguer empathie et compassion, qualité que Monsieur Cleri-Melin n’a pas. Accordons lui d’être meilleur promoteur sue soignant .Cette nouvelle équipe arrogante, suffisante n’attire pas la sympathie. Nous sommes devant des experts de la communication, pour le reste attendons?

  2. Henri Clément 20 septembre, 2014, 17:31

    Redonner une place explicite au discours sur la politique en générale dans la vie municipale me semble une bonne idées. Derrière le formalisme institutionnel, il y a des tensions et des divergences qui ne trouvent pas à s’exprimer, en dehors des campagnes électorales (quand tout le monde ment…). Le conseil est-il le meilleur lieu et moment pour le faire, j’en doute : le public est trop restreint. J’ai toujours pensé qu’il manquait un maillon entre les habitants et la municipalité.

    Voilà des baptêmes de voies publiques qui me raviront s’ils inspirent leurs initiateurs : “Hannah Arendt”, utile pour penser la crise et déboucher sur la “Résistance” populaire, “Tocqueville” pour faire un peu de sociologie de la démocratie, au profit de la “Nation” qui en manque, “Jean Paul II” pour ne plus avoir peur de la gauche, “Bonaparte” pour rappeler aux Sarkozistes que si les retours sont éphémères, illusoires et dramatiques pour les grands, ils le sont a fortiori pour les petits.

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