Vernon, 16 migrants Roms à vau-l’eau


Famille Roms VernonC'est une histoire comme l'actualité nous en offre chaque jour. Celle-ci se déroule à Vernon. Seize ressortissants roumains, de la communauté Rom, huit adultes et huit enfants sont arrivés samedi soir vers 23h. Ils étaient dans la rue lorsque des policiers les ont dirigés vers l'hôpital, parce qu'une personne était souffrante et une autre en instance d'accouchement.

 

 

Un capitaine de police contacte la mairie. C'est l'adjoint au maire d'astreinte, Jean-Luc lecomte, qui prend l'affaire en main, dans l'urgence du week-end.  En réalité ce sont les services de la préfecture qui ont en charge le réglement du problème, via le 115. Le service en question est pris de cours: aucune structure ne peut prendre en charge 16 personnes. Jean-Luc Lecomte est seul face à la situation. Il court acheter des couches et du lait pour les enfants et des sandwiches pour les adultes. Les personnes passent la nuit dans le hall de l'hôpital, sauf la femme en état d'accouchement qui sera alitée dans une chambre. Le lendemain, Jean-Luc Lecomte se démène pour trouver une solution. Ce sera l'hôtel. Il contacte plusieurs établissements et en trouve un à Saint-Marcel. Il faut y emmener tout le monde. Aucun taxi n'est disponible. L'adjoint au maire réquisitionne un camion de la ville et la voiture de service d'un cadre d'astreinte. Ils feront trois allers et retours jusqu'à l'hôtel. Le gérant de l'hôtel accepte l'hébergement sous condition d'être payé. Jean-Luc Lecomte est mis en contact avec la direction du groupe hôtelier. Un accord est conclu pour deux nuits. Ce ne sera pas suffisant, les services de l'Etat n'ayant pas trouver de solution. Une 3ème nuit est engagée pour ce soir mardi. Qu'en sera-t-il demain. Le préfet de l'Eure a fait savoir qu'il cherchait de son côté…

Parallèlement et on l'apprendra dans la journée, le préfet a fait délivrer aux personnes un avis d'expulsion après 30 jours de présence sur le territoire national, malgré des papiers en règle. Il reste 25 jours. Les roumains sont totalement démunis et Jean-Luc Lecomte interpelle le préfet sur ces expulsions qu'il considère injustes et inhumaines. (Voir reportage vidéo)

La femme enceinte a accouché d'une petite fille. Elle ne pourra rester à l'hôpital que 4 jours. Jean-Luc Lecomte envisage de porter l'affaire devant le tribunal administratif. A suivre…

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Comments

  1. Henri Clément 6 novembre, 2013, 16:03

    Lors du conseil municipal de septembre, M.Colettis, conseillé godillot du PC, interrompait les débat sur le PLU pour dénoncer, hors sujet, le contenu d’un tract du FN sur l’immigration rom (tract inconnu jamais diffusé à Vernon).
    Le médecin radiologue militant alla jusqu’à railler l’évocation de risque sanitaire lié à ces migrations comme un fait “nauséabond”.
    Notons qu’à cette occasion, il enjoignit à M.Miraux de se garder de tout alliance avec le FN, et l’ancien maire s’exécuta illico en confirmant servilement “c’est déjà fait”: on cru qu’il se serrait mis au garde à vous s’il n’eut risqué de renverser sa table et son micro. Staline avait parlé.
    Dès vendredi dernier, selon nos informations, un groupe de familles rom cheminait à Saint Marcel depuis la cité Manuca en quête d’abrit dans les locaux du site Bata, lieu impropre et dangereux, d’où il fallu les dissuader et faire intervenir la police.
    Au risque d’ailleurs de les voir, en plus de leur détresse, suspectés des vols massifs récurrents et concomitants observés dans les jardins maraîchers de proximité.
    Il semble donc que nous les retrouvions le samedi suivant comme le rapporte cet intéressant reportage.
    Et on peut se féliciter que des mesures d’urgence a été opérées sous la diligence de M.Lecomte,
    évitant à un enfant de naître dans une friche industrielle insalubre.
    Maintenant nous demandons à Monsieur Colettis et les siens de s’expliquer sur son soutien à la politique immigrationniste UMPS, sur les mesures prises par la municipalité et son parti pour pallier au conséquence de son idéologie,
    à un évènement annoncé, observé déjà partout ailleurs, aux risques sanitaires avérés, au drame humain et à la catastrophe économique engagé dans cette affaire.
    Car in fine ces personne risquant l’expulsion, le bilan des prises en charges de logement, santé, transport, procédure… risque de se chiffrer à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour le contribuable, pour quel résultat ? une escapade stérile.
    De quoi financer leur maintien dans leur pays via des investissements productifs sur des lignes budgétaires d’ailleurs déjà payées à la Roumanie par les français via l’UE.
    Encore faudrait-il avoir une maîtrise des flux et du développement dans le périmètre européen. Ce n’est pas le cas : nous le vérifions encore.
    Seul le retour à une union des nations souveraines préconisé par le FN pourra permettre de réguler les flux humains et économiques pour le bénéfice global des peuples.

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