Salauds de journalistes

Forêt camérasC'est la deuxième fois que ce titre est utilisé ici, en cinq ans. Cette fois il s'impose plus que jamais. Trois mots qui résument toute la haine de militants exités, prêts à bouffer du journaliste, fauteur de trouble, responsable d'une défaite annoncée. Ce n'est pas une attitude majoritaire, mais elle dénote un état d'esprit au relent de moisi.

Il n'y a jamais eu, dans toute l'histoire des médias, autant de couverture journalistique dans une élection nationale. Presse quotidienne, hebdomadaire, radios, télés, internet, ont mis le paquet. La palme revient aux chaines de télé tout-info. Tous les grands meetings ont été retransmis en direct, sans exeption. Les radios ont invité la totalité des candidats. Ils se sont exprimé comme ils l'entendaient, ont répondu aux interviews en direct, sur les plateaux des journaux télévisés. Aucun candidat n'a été censuré ou "oublié". C'est vrai, des interviewers, souvent, n'ont pas ménagé les candidats. Mais nous ne sommes plus au temps des interviews molassonnes, convenues, gentillettes. Les enjeux sont devenus considérables. Les électeurs veulent, désormais, savoir et avoir des garanties…..

Parallèlement, il faut le reconnaitre, certains journalistes n'ont pas, toujours, traité les candidats avec équité dans le questionnement. Mais ces candidats ont eu la possibilité de répondre.  Peut-on affirmer que la presse en général et les journalistes en particulier ont dénaturé la Campagne et enfoncé tel ou tel candidat qui n'était de leur goût? Non. Lorsqu'on connait la mécanique médiatique et son approche, à la fois économique et journalistique, il lui serait suicidaire de pratiquer de la sorte. Oui, la presse écrite est dans une démarche d'opinion, non pas militante mais d'orientation. C'est le cas du Figaro, quotidien connoté à droite. Pour autant peut-on affirmer qu'il est la voix officielle de l'UMP? Certainement pas. Il est arrivé à l'excellent Yves Thréard, le directeur adjoint de la rédaction, d'être très critique envers la droite, même si le journal prèfère l'élection de Nicolas Sarkozy. Même attitude à Liberation, quotidien soutenant François Hollande et qui ne concède rien au Parti Socialiste qu'il a largement critiqué lors de l'affaire DSK et de la primaire socialiste. Ses interviews de François Hollande ne sont en rien inféodées à ses idées. Il en va de même pour les magazines Nouvel Obs, Le Point et l'Express. Les chaines de télévision sont dans la même logique. Globalement, le travail des journalistes a été réalisé de manière …

Alors, qu'est-ce cette agressivité de militants UMP envers les équipe de BFM-TV? La chaine est accusée de hollandisme par des nervis, en plein direct qui les traitent de collabos, gauchistes et leur lancent des bouteilles d'eau en plein visage. Qu'est-ce cette offensive et ces menaces de Jean-Luc Mélenchon envers une équipe de Canal+, qu'il accuse d'être des militants du FN? Aussi, ces candidats qui font conspuer les journalistes lors de meetings? La politique du bouc émissaire, vieille idée réchauffée, finit aussi par sentir le moisi. A ces tordus de militants, de tous bords, il faut opposer une résistance et les renvoyer à la lecture de pages d'histoire, ces pages sombres que certains pays, dans le monde, écrivent encore.

Crédit photo, Internet

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