Saint-Marcel. Le 4ème livre de Raymond Boulard

Saint-Marcel. Le 4ème livre de Raymond Boulard

Il revient avec un 4ème ouvrage où il évoque sa marche entre Saint-Marcel et le Mont-Saint-Michel. Raymond Boulard a ce besoin de spiritualité qu’il s’efforce et réussit à traduire par l’effort physique, indispensable à sa vie. Déficient visuel —aveugle dans le langage commun — Raymond Boulard, livre après livre, fait le récit de ses périples pédestres comme un aventurier ordinaire. Sa force lui vient de l’intérieur. Il cherche, encore et toujours, comment elle s’est installée en lui.

Avec sa canne démontable en plusieurs morceaux, il arrive à l’espace Librairie de la FNAC de Saint-Marcel, où l’accueille Philippe James le responsable des lieux. Le livre de Raymond Boulard est en bonne place dans le rayonnage. Il ne le voit pas distinctement, mais perçoit l’esquisse du Mont comme dans un halo de lumière. Après “Un chemin de Lumière”, “J’ai renoncé aux couleurs de l’horizon, “Le prolongement d’un cheminement” Avec son 4ème livre “Sous les ailes de l’Arcange” il décrit “cette pérégrination à pied vers la merveille de l’Occident qui m’a permis de découvrir la confrontation d. e l’imaginaire à une réalité, se situant entre le futur, le présent et le passé”.

Interview de Raymond Boulard:

Categories: Eure

Comments

  1. auteur 30 septembre, 2020, 10:28

    Livre de Raymond Boulard, auteur malvoyant, « Sous les ailes de l’Archange ». aux éditions EDILIVRE (11.50€)
    Résumé :
    Il est des lieux plus forts que les siècles, malgré le temps qui s’écoule. Ils nous fascinent toujours autant. Le mont-Saint-Michel, inaltérable, magnifique est de ceux-là.
    Des sanglots et des larmes au château de Rugles, un ancien orphelinat où j’ai séjourné une période de mon enfance.
    Cette pérégrination à pied vers la merveille de l’occident m’a permis de découvrir la confrontation de l’imaginaire à une réalité, se situant entre le futur, le présent et le passé.
    Extrait :
    Dernière étape, nous avions décidé de ne pas nous presser, de savourer ces deniers instants, bref d’appréhender le but final avec le plaisir subtil de la contemplation. Cependant, j’avais hâte d’apercevoir le Mont Saint-Michel. Soudainement à l’horizon de cette immense prairie, il m’est apparu, intégré au paysage, dominant, majestueux. Les miquelots que nous étions devenus et nos accompagnateurs restions un long moment sur place, silencieux et heureux.
    Voir le mont à dix kilomètres, un panorama immuable, héritage ancestral des bâtisseurs et des paysans, suscite probablement chez une personne bien voyante, un émerveillement. Mais, je suppose également, que son esprit est transporté vers des souvenirs…
    Derrière une rétine altérée, le malvoyant perçoit, dans une brume plus ou moins épaisse, ce Mont. Il distingue sa forme pyramidale, il lui plaît d’y superposer une image de ce sanctuaire gravée dans sa mémoire. Ce rêve éveillé l’invite à des souvenances du passé…

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