Les Républicains en deux morceaux

Les Républicains en deux morceaux

Thierry Solère réunit une vingtaine de députés Les Républicains pour former un groupe parlementaire à l’Assemblée, LR-Constructifs, auquel s’ajoutera l’UDI. Objectif: ne plus s’opposer bêtement à toutes les initiatives gouvernementales dès l’instant où elles vont dans le sens de l’intérêt du pays. Une vraie rupture avec la vieille politique, insupportable pour les français qui aspirent à un autre type de gouvernance. L’autre groupe Les Républicains continuera de s’opposer par principe, avec le risque de disparaitre à terme. Rien de plus logique dans une France qui vient de subir 40 années de batailles stériles dont des politiciens de gauche et de droite sont les seuls responsables.

Le groupe de Thierry Solère et de l’UDI a pour nom “Les Constructifs”. Les députés qui le composent ne sont pas passés, franchement, dans le groupe La République en Marche, voulant ainsi conserver leur spécificité. Compréhensible. L’essentiel, selon eux, est d’accompagner le gouvernement lorsque celui-ci s’appliquera à travailler dans l’intérêt de la France et des français. Et puis, d’autres membres du parti, au nombre de 60 environ, conserveront leur statut, à toute épreuve. Tant pis si le projet tient la route, dès l’instant où il émane du gouvernement Macron, il sera combattu. Voilà la différence entre les deux…

Les Républicains divers et contradictoires

A l’automne, Les Républicains mettront  les pendules à l’heure avec des Assises de reconstruction. Les règlements de compte seront à l’ordre du jour. Il faudra décider d’une ligne politique dont les grands projets de société seront le fil conducteur indispensable à la rénovation. Plusieurs tendances se côtoient dans le parti: les durs, conservateurs et proches de la droite extrême sur des sujets de société; les néo-gaullistes tendance chiraquienne qui prônent un État fort et social, et les Démocrate-Libéraux branche de l’ancienne UDF giscardienne. Ce sont ces deux dernières tendances qui composeront “Les constructifs”….

A terme, Les Républicains conservateurs pourraient tisser des accords avec le Front National. Mais on le voit, une large part du parti, créé par Nicolas Sarkozy, est attiré par une alliance de projets avec La république En Marche.

Le chef Wauquier

Laurent Wauquier pourrait devenir le leader des conservateurs. Son profil, son discours, ses incertitudes, sa mauvaise foi flagrante et sa limite en matière d’intelligence politique, l’y pousse indubitablement. Il était temps que la frange néfaste de parti, héritier du RPR, parte sur les sentiers aventureux loin des préoccupations des français.

Les affaires du MoDem

Si elles sont avérées par la justice cela prouvera que François Bayrou n’a pas été attentif a ce que lui-même prône depuis des années. Dommage! Pour autant, l’homme n’est pas la malhonnêteté incarnée. Comparer l’affaire Fillon à la sienne relève de l’innocence cérébrale. L’enrichissement personnel fait, ici, la différence et elle n’est pas mince.

Laurent Wauquier aux avant-postes du n’importe quoi

Il pourfendait les “responsables” “qui ont livré François Fillon aux chiens”: les journalistes, la gauche, les juges, le Parquet Financier. Selon le président de la Région Auvergne, l’affaire Fillon n’était pas autre chose qu’une affaire montée et trouvait anormal que le candidat de la droite se retira de la course. En revanche, sur ce qui frappe le MoDem et François Bayrou, là le “crime” ne fait de doute, “L’initiateur de la loi sur la moralisation de la vie politique vient de tomber au bout d’un mois. Triste vie politique française”. L’intelligent affirme “vient de tomber“, avant que la justice se prononce.

 

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