Région. Le Vern – Mayer Rossignol, comme au traité de Saint-Clair-sur-Epte


Nicolas Mayer-RossignolLa personne du nouveau président de la Région Haute-Normandie n'est certes pas à remettre en cause. A 36 ans, Nicolas Mayer-Rossignol est promu nouveau patron de la Région. Selon les biographies, nombreuses depuis 48 heure, le jeune homme aurait toutes les compétences requises pour assumer sa nouvelle responsabilité. Serait-il le seul dans les rangs des élus haut-normands? Evidemment non.

 La Révolution française, en principe, a banni les privilèges et les nominations de gré à gré. Le suffrage universel, plus tard, a permi au peuple de choisir. Ces assemblées élues, élisent à leur tour celui ou celle qui doit présider, ensuite, l'exécutif. Or, Alain Le Vern désigne son successeur. Mais de quel droit canon? Le président démissionnaire avait-il à imposer son choix? Le conseil régional n'est pas une entreprise privée. Nous ne sommes pas chez Dassault, ou chez Michelin, ou ailleurs. C'est une structure publique, lieu de pratique du suffrage universel.

Ainsi, après la démission du président Alain Le Vern, le conseil régional avait à choisir son nouveau président et des candidats devaient postuler. Le groupe majoritaire faisait son choix, ensuite, avant le vote en séance plénière. A Rouen rien de tout cela. Le président-Duc de Haute-Normandie s'en va pour convenance personnelle et désigne son successeur, comme à l'époque des anciennes provinces françaises tout au long des régimes monarchiques….et les élus, représentant les  citoyens, s'alignent et optempèrent. Démocratie interne au rabais?

Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés, ne serait que pure coïncidence

Nous sommes en 911. Rollon, le Viking et Charles le Simple, roi Carolingien, signent un accord à Saint-Clair-sur-Epte. Le roi confie le Comté de Rouen à Rollon et ce dernier fait serment de vassalité et s'engage à se faire baptiser. Il doit aussi protéger l'estuaire de la Seine des invasions barbares, ainsi que Rouen, nouvelle capitale Normande. Le Comté de Rouen correspondait à la Haute-Normandie d'aujourd'hui.

Crédit photo: David Morganti 76actu

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Comments

  1. Etienne 19 octobre, 2013, 16:36

    Je ne comprends pas bien pourquoi Bruno Le Maire s’est présenté à cette élection en tant que Président alors qu’il refuse le premier poste pour la ville… Pour ou contre le cumul des mandats? ça dépend du titre chez Bruno Le Maire!

  2. didier 17 octobre, 2013, 10:07

    l’avantage de cette présidence elle n est pas l’ oeuvre d’un cumulard

  3. José Alcala 16 octobre, 2013, 18:29

    @ Jérôme Pasco
    Je ne doute pas de votre sincérité quant au déroulé, officiel, que vous indiquez. Il se fait que moi aussi j’ai des informations sur le sujet, recoupées par plusieurs sources. Effectivement,il y a eu débat interne, mais ce n’était qu’une attitude de façade. En amont, Alain Le Vern a fait le choix seul et fait passer le message. Il ne s’est jamais présenté, d’emblée, devant les élus de la majorité en disant “Je m’en vais, qui veut être président,” et provoqué une primaire au sein de cette majorité. Ceci est une réalité.
    C’est vrai, Bruno Le Maire a été candidat, mais au nom de l’opposition, en sachant qu’il ne pouvait être élu. C’est la règle en la matière. Pour finir, je reste persuadé que ce type de manoeuvre est ringard mais surtout antidémocratique.
    je redis qu’il ne s’agit de mettre en doute les compétences du nouveau président, Mais pensez-vous que des personnes, par exemple, comme Marc-Antoine Jamet, Emmanuelle Jeandet- Mengual, Dominique Gambier, ou d’autres encore, seraient incapables de faire le job? C’est une nomination imposée, entérinée par un vote bloqué. C’est tout mon propos.

  4. Philippe 16 octobre, 2013, 13:32

    Rappelons par souci d’exhaustivité que M. Rufenacht, ex-Maire du Havre, a procédé de même en s’effaçant à mi-mandat au profit de son dauphin. C’était de mémoire en 2010/11.
    Les critiques de M. le Maire lors du vote de lundi à la Région n’en apparaissent que plus savoureuses.
    Cette pratique de la démission au milieu du gué est occasionnellement pratiquée, et constitue un “outil” comme un autre dans la gestion politique d’une collectivité.
    Est-elle pour autant morale ? sans doute pas. Une certaine droiture voudrait que les personnages en place achèvent leurs mandats.
    Les électeurs peuvent se sentir éventuellement floués par cette approche quelque peu féodale pour reprendre la comparaison de l’article 🙂

  5. Jérôme PASCO 16 octobre, 2013, 12:21

    Je ne suis pas dans le secret des dieux. Il se passe parfois des choses en coulisses, que l’on ne voit pas sur la piste.
    Mais ce qui est avéré, c’est que suite à la décision d’Alain Le Vern, il y a eu débat dans le groupe majoritaire de notre Région. Chacun était libre d’être candidat, chacun a exprimé sa position et comme tout un chacun Alain Le Vern a fait part de la sienne, il a expliqué son choix.
    Ensuite, la candidature de Nicolas Mayer Rossignol a été présentée, proposée aux militants PS de cette Région. Une formalité statutaire dont beaucoup se seraient affranchis.
    Enfin, lundi dernier, Nicolas n’était pas seul candidat. Bruno Le Maire l’était aussi. Or, Nicolas a fait le plein de voix de la majorité, sans ambiguïté, devant la représentation populaire, devant tous les élus issus du suffrage universel.
    Quant à la légitimité démocratique, Nicolas Mayer-Rossignol l’a depuis 2010. Depuis qu’il a été élu, comme d’autres, sur la liste d’Alain Le Vern. Une légitimité qu’il n’a eu de cesse de renforcer, en sillonnant en long, en large et en travers, cette Région. Ne ménageant pas sa peine, rencontrant les partenaires institutionnels, les citoyens, se retournant vers ceux qui, justement, lui avaient accordé leur confiance.
    Cette transmission de témoin, cette tarnsition honore autant Alain, que Nicolas. Elle honore l’institution régionale. Elle est porteuse d’espoir, d’avenir, de symboles forts.

  6. Paule 16 octobre, 2013, 11:18

    C’est Scandaleux !!et ils Osent !!

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