Municipales Eure, les impôts locaux seront au coeur du débat


ImpôtsUne bataille très pointue s'annonce pour les municipales de Mars 2014. Les sortants vont présenter leur bilan en oubliant les hausses d'impôts pratiquées au cours de la mandature. De nouveaux candidats vont, eux, promettre la lune en dissimulant son prix. Mais aujourd'hui, le mensonge par ommission ne paie plus.

Trop d'élus continuent de croire à l'argent facile

L'époque de l'argent facile est révolue. Certains élus, candidats à leur réélection, ont du mal à s'y faire. Ils préparent la liste de réalisations à entreprendre au cours du mandat 2014-2020, s'ils sont réélus. Peu importe la crise. D'autres, plus réalistes, annonceront la couleur sur la nécessité de marquer une pause dans les dépenses. Faut-il, effectivement, continuer cette frénésie dépensière sur tous les fronts? Les ménages font des efforts au quotodien. Ils repoussent leurs propres besoins pour ne retenir que l'essentiel et l'urgent. Pourquoi en serait-il autrement dans les collectivités?…

Les collectivités territoriales françaises championnes du monde de la fiscalité

54%, c'est le taux d'imposition payé par les français, au total: impôt sur le revenu, TVA sur la consommation, taxe foncière (pour les propriétaires de logements) taxe d'habitation, taxes locales sur l'énergie (gaz électricité). Il convient maintenant de le rappeler à tous les futurs candidats. Les sortants devront dire leurs intentions sur la fiscalité future et les nouveaux s'engager à ne pas pratiquer d'augmentations, voire envisager une baisse. Tous les politiques, droite et gauche confondus, s'accordent pour dénoncer les dérives financières et lorsqu'il s'agit d'y mettre fin, les mêmes les justifient par des obligations financières, dites incontournables….C'est vrai,  l'incontournable est une réalité. Il s'agit de la Santé, l'Education, la formation contrôlée, la sécurité. Le reste se mesure au plus juste et nous sommes loin du compte. Des millions d'euros pourraient être économisés, au moins pour la durée de la crise économique….

A chacun sa "danseuse"

Au niveau national et local, des tonnes de structures s'enchevêtrent et se doublonnent. Multiplicité d'organismes de formation subventionnés par les ministères, collectivités territoriales et locales. Chaque année ce sont 60 millions d'euros ventilés sous toutes ses formes et l'on s'aperçoit que les formations ne débouchent que très rarement sur un emploi. Des millions, aussi, pour des artistes éphémères devant des publics parfois inexistants. Peu, trop peu réussissent à émerger et vivre de leur art. Les diverses associations locales qui perçoivent quelques dizaines ou centaines d'euros par an, trop peu pour aider une activité et très cher vu le nombre invraissemblable d'associations bénéficiaires. Plus de 700 000 €  attribués par la ville de Vernon et de Val-de-Reuil, par exemple, chaque année. Des rentes de situation qui, dans 60% des cas, ne servent qu'un réflexe démagogique. Personne n'ose envisager une réforme de ces systèmes archaïques et couteux….La liste n'est pas exhaustive.

Pour Caméra Diagonale, le traitement informatif des municipales dans l'Eure ne sortira pas du sujet de la fiscalité.

 

 

Categories: Eure

Comments

  1. Philippe Hachet 27 septembre, 2013, 18:52

    Bonjour,
    Je travaille dans la formation professionnelle;en effet, il y a de forts budgets.Comme dans beaucoup d’autres secteurs,c’est le système qu’il faut changer.
    Si certains trouvent du travail, pour beaucoup d’autres, il est necessaire qu’ils soient confiés à des éducateurs.
    Aujourd’hui, des jeunes ont vu leurs parents constamment au chomage; il n’ont aucune notion de lien social, de rôle dans la société; ils ne comprennent même pas la simple notion d’être “à l’heure” au travail.
    Ils ne sont pas au stade de la formation professionnelle mais au stade de trouver un sens à leur existence.

  2. Antoine Martin 27 septembre, 2013, 14:29

    Monsieur,
    La fiscalité est un vrai sujet passionnant si tant est que l’on dépasse le cadre de la plainte et des jérémiades. Je suis chef d’entreprise, mes revenus sont supérieurs à la moyenne et je paie des impôts. Trop ? Voire.
    Sur France Inter, la semaine dernière, j’entendais l’avis suivant : il faut déduire de la “pression fiscale”, le coût du service rendu.
    Prenons un exemple : nous avons la chance d’avoir un système scolaire dont l’accès est gratuit ou peu s’en faut. Combien paient les britanniques pour envoyer leurs enfants dans un lycée ? Une grande école allemande facture l’année de scolarité environ 17 000 €.
    Le “service de santé” si volontiers condamné par les libéraux a un coût de gestion inférieur à ce que le système américain pourtant privé nécessite. C’est à dire que pour 1 € dépensé en France pour un acte médical, le coût de l’administration de cette dépense (service comptable de l’hopital et ou des services de la sécu, ne dépasse pas 2,5 % contre 13% pour les assurances privées américaines qui ne prennent pas en charge toutes les pathologies.
    Je serai très intéressé si l’un de vos lecteurs pouvait nous faire part de son expérience d’automobiliste sur une route départementale allemande…
    Libération publiait la suite des portraits des exilés fiscaux à Londres qui, un an après les élections présidentielles, découvrent le coût de la vie quotidienne : métros insuffisants et très chers, le coût de la scolarité mais aussi de la garde et des activités extra-scolaires…
    Voilà pourquoi je trouve pertinent cette idée de déduire de la pression fiscale le coût des services publics quasi gratuit pour obtenir une pression fiscale nette et comparable d’un pays à un autre : grosse surprise en perspective.
    On pourrait faire le même travail pour les collectivités locales et, du coup, regarder d’un air consterné le bilan d’Alain Le Vern.
    Bonne journée
    Antoine Martin

  3. Ebenezer Scrooge 27 septembre, 2013, 10:28

    Le volet fiscal de la campagne municipale sera d’autant plus important que les dotations de l’Etat aux collectivités vont baisser à partir de 2014.
    Pour revenir, au débat, il fauta rappeler que Sébastien Lecornu a été le premier (sur Camera Diagonale) à dire qu’il n’augmentera ni ne diminuera les impôts et à appeler à mesurer les conséquences d’une éventuelle diminution.

Write a Comment