Marche Républicaine, la gauche brise l’Unité Nationale

Marche Républicaine, la gauche brise l’Unité Nationale

Et patatras! Quand il y a une ânerie, de type sectaire, à faire, il y a toujours des agents de service du PS pour prendre les choses en main. François Lamy, député socialiste refuse que le Front National participe, dimanche, à la Grande Marche Républicaine en mémoire des journalistes et des policiers tués dans les locaux de Charlie Hebdo. Lamy et d’autres en dehors du PS, telle Caroline Fourest, passionaria des plus radicales, qui tient le haut du pavé sur les plateaux de télévision. Est-ce vraiment le moment, en de telles circonstances, où les balles de kalachnikovs ont eu raison de douze vie humaines, de repartir sur la petite politique politicienne? N’y a-il pas un temps pour chaque chose, une parenthèse à observer?

Heureusement, Olivier Faure député et porte-parole du PS a un discours plus approprié à la situation. L’homme ne confond pas son combat contre le Front National avec la participation de ce dernier à la Grande Marche Républicaine. Il le dit sans détour “Si nous excluons le FN qui a fait 25% aux européennes, nous donnerons le sentiment d’être dans l’exclusion d’une partie des français”. C’est tout simple, mais pour certains c’est encore trop difficile à comprendre. En quoi les militants du FN n’auraient pas le droit de s’associer à ce drame? En quoi devraient-ils s’abstenir de sentiment national et de sentiments tout court, d’empathie envers les victimes dont ils ne partageaient pas les idéaux politiques? Qu’est-ce cette attitude archaïque, inhumaine et pour résumer, imbécile?

Le Nouvel Obs aussi

Renaud Dély; habituellement plus pondéré, écrit dans les colonnes de l’hebdomadaire que le FN n’a pas sa place dans le défilé car il n’est pas un parti républicain “Depuis son origine, et encore aujourd’hui, le Front national foule au pied l’universalisme  porté par les idéaux républicains. Il catégorise et hiérarchise les populations selon leurs origines, distingue ceux qu’il appelle les “Français de papier” de ceux qui le seraient davantage à raison de leur ascendance, et fait de la “préférence nationale”, récemment rebaptisée “priorité nationale”, un principe discriminatoire en toute matière (aides sociales logements, emploi, etc) qui établit définitivement le caractère anti-républicain de cette formation. C’est précisément ce que ne veut pas comprendre le journaliste. Le rassemblement de dimanche est une Unité Nationale face au terrorisme et non un défilé politique pour la défense de valeurs de gauche.

Le Premier ministre a déclaré que Marine Le Pen et le FN avaient leur place dans la manifestation, mais compte-tenu de l’attitude du PS, la présidente du FN ne s’y rendra pas.

Grâce à Madame Fourest, à Monsieur Lamy et d’autres, le FN pourrait obtenir des scores plus élevés que prévus, aux élections de mars prochain. Dimanche, la gauche aura brisé l’Unité Nationale.

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Comments

  1. ericp27 10 janvier, 2015, 12:02

    @ Paule,
    eh oui, une fois encore, M Le Pen peut effectivement parler de victimisation.
    comment peut on appeler à l’union nationale (voire internationale) et aussitôt exclure untel ou untel ?
    à méditer en effet
    le peuple rendra son verdict dans les prochains scrutins, soyez en sûrs !

  2. Paule 10 janvier, 2015, 07:57

    La victimisation est le “fond de commerce ” de Marine LE PEN . Il est arrivé à M LE PEN de participer à des manifestations sans se soucier de l’acceptation des autres partis ;F.HOLLANDE l’a réaffirmé hier soir :TOUS les citoyens sont appelés à se Rassembler .
    Entretenir la polémique c’est “entrer dans le jeu ” de M LE PEN .à des fins de divisions ,à des fins politiques .
    Si j’en crois les journalistes ,Michel HOULLEBECQUE aurait disparu .Quel a été l’impact de son livre dans les événements que nous venons de vivre ?
    Nous devons réfléchir à la publicité que nous faisons à certaines thèses . Les taire n’est pas non plus la solution .Alors ? il ne nous reste peut-être que le combat ,la réaffirmation de nos valeurs pacifiquement ;C’est l’objectif du Rassemblement de demain :Montrer qu’on peut manifester notre attachement à des valeurs pacifiquement .Les armes ne sont pas nécessaires pour affirmer ce que nous sommes . C’était peut-être le message des dessinateurs de Charly Hebdo .Ils se battaient avec des crayons ..Ne gâchons pas cette manifestation .
    Derrière tout cela il y a des Hommes et j’ai retenu le désespoir d’Elsa Wolinski :
    “Ils ont tué MON PAPA ”
    Je vous laisse méditer .

  3. Gondor 10 janvier, 2015, 00:00

    Merci José de revenir sur la bêtise crasse (je pense à un autre mot …) du PS. C’est d’autant plus lamentable que, très peu après l’annonce des assassinats à Charlie Hebdo, Marine Le Pen a déclaré sur diverses radios combien cette action était ignoble, précisant bien en fin de phrase qu’il ne fallait surtout pas faire d’amalgame et condamner l’ensemble des musulmans de France. Sa déclaration était claire, ferme, et ne prêtait à aucune interprétation.
    D’autres personnes ont dû l’entendre et se dire que tout bien considéré, le FN n’était pas ce que ces crétins essayent de faire croire. Ils n’ont toujours pas compris qu’ils vont de nouveau droit à un lendemain d’élection comme le 21 avril 2002 …

    @ Henri Clément : je suppose que vous vouliez écrire “égoïstement – je suis Charlie …”. Si c’est bien cela, pourquoi parler d’aveu d’individualisme impuissant alors que des gens de tout bord, de toute confession, de toute nationalité ont opté pour cette formule ? “Nous sommes tous français” dites vous, ça, il y a un bon moment que j’en doute, mais j’ai trouvé réconfortant de voir des Italiens, des Français, des Allemands, des Brésiliens, etc. arborer cette petite pancarte qui nous rassemble tous quand d’autres assassinent la Liberté.

  4. Henri Clément 9 janvier, 2015, 16:07

    L’idée que des français dit “de souche” et des français dits “de branche”, notamment d’essence musulmane, puisse communier l’espace d’un instant en un même lieu et en ces circonstances précises pour une même idée de la France leur fait une peur bleue : cela achève de mettre en évidence que l’entretien de la division et “de la haine” est consubstantiel du pouvoir socialiste : c’est sa seule ressource doctrinale et électorale pour exister.

    L’unité nationale ? Elle est d’ores et déjà brisée entre une certaine classe politique et le peuple (y compris de gauche) qui, lui, se retrouvera toujours uni face aux épreuves du réel… par la force des choses. Alors que les uns annonent égoïquement “je suis charlie”, aveu d’individualisme impuissant face à la menace terroriste organisée, les autres répondront “nous sommes tous français”. Chacun sa dimension.

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