Majorité gouvernementale, son meilleur avenir est dans la dissolution

Majorité gouvernementale, son meilleur avenir est dans la dissolution

En fin d”après-midi Manuel Valls aura son pacte de stabilité largement voté. Une trentaine de députés socialistes menacent le Premier ministre. De quoi? de s’abstenir. La belle affaire. S’ils étaient capables de concrétiser leur désacord, au demeurant respectable, ils voteraient contre. Le courage politique ne se mesure pas au seul effet de manche mais à l’action concrète.

50 milliards déconomies sur 3 ans, voilà ce que propose Manuel Valls à sa majorité, dans le cadre de la réduction du déficit public, qui se réparti selon ce schéma: 18 milliards d’économies pour l’Etat, 11 milliards pour les collectivités, 10 milliards pour l’assurance-maladie et 11 milliards pour le reste de l’action sociale. Une goutte d’eau qui ne fera pas déborder le vase, mais qui ne le réduira que symboliquement. C’est pourquoi, l’UMP votera contre, la gauche du PS s’abstiendra pour des raisons dyamétralement opposées, une partie de l’UDI pourrait voter la proposition et une autre partie s’abstenir. Au bout du compte personne ne sait si ce programme de stabilité est le premier pas qui conduira au recul des déficits, au retour d’une économie ragallardie, de l’emploi et du recul spectaculaire du chômage. Des économistes disent que ce sera très largement insuffisant et l’UMP exprime la même inquiétude. Autrement dit, le plan de Manuel Valls permettra, au mieux, un répit de quelques mois….

Le Président de la République sait tout cela. Son vrai courage, aujourd’hui, serait de dissoudre l’Assemblée Nationale, d’ici la fin de l’année. Une nouvelle majorité, alors, se dégagerait. Celle de l’UMP. Depuis juin 2012, elle dit tout ce qu’il conviendrait de faire. Pourquoi laisser une boite à idée sans activité? François Hollande et l’UMP entreraient dans une cohabitation voulue par les français: un président qui jouerait son rôle d’arbitre et un gouvernement appuyée par une nouvelle majorité qui mettrait en oeuvre son projet. Le PS tiendrait un vrai rôle d’opposant, en votant, réellement, contre les projets UMP sans s’abstenir. Le rêve.

Jacques Chirac, en 1997, avait prononcé la dissolution pour beaucoup moins.

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Comments

  1. ericp27 30 avril, 2014, 12:36

    @ paule
    j’ai surtout l’impression que les citoyens qui ont voté (malgré beaucoup d’abstentions) ont surtout exprimé une sanction et un refus!
    l’envie tout simplement de mettre l’ump & ps dans le même sac, et à chaque scrutin ce phénomène augmente (enfin il me semble)

  2. Sylvia Mackert 30 avril, 2014, 12:04

    La dissolution ? pas sûr que ce soit la meilleure solution.
    Si M Valls est là c’est provisoire à mon avis, attention aux peaux de bananes aussi.
    Il y a pas mal de personnes qui ont dû quitter l’entourage du président, et on fait du ménage régulièrement, on essaie justement de retrouver une situation plus saine à mon avis.
    Quand certains sont remerciés parce qu’il y a conflit d’intérêt, cela montre bien où sont les profiteurs du système et qu’on peut aussi s’en libérer.
    Et d’accord avec Paule, il faut pouvoir vivre avec nos différences.
    Avoir une jambe gauche et une jambe droite pour avancer et pas être unijambiste, ce qui ne signifie pas pour autant qu’on ne peut pas regarder ensemble dans une même direction et y arriver par des chemins différents.
    Il y a des autoroutes et des chemins de campagne et chaque chemin a son charme et ses contraintes.

  3. Paule 30 avril, 2014, 07:20

    “Avançons ensemble sans gommer les différences ” M.VALS
    C’est ce que je retiendrai du discours de M.VALS.
    C’est ce que les citoyens qui ont voté, ont exprimé au dernier scrutin .
    A-T-ON d’autres choix ?
    N’est-ce pas ce que DE GAULLE a fait ?

  4. Duval Roger 29 avril, 2014, 18:52

    Ou en sommes-nous, après une U M P qui nous a conduit dans cette situation, et un P S incapable de nous en sortir, avec un Président qui ne sert à rien si ce n’est que de jouir de son statut, est-ce le résultat des élections Européenne qui provoquera une prise de décision d’une indispensable dissolution afin d ‘élire une assemblée nationale qui aura pour objectif de réellement réduire les dépenses de l’état.
    Pour cela il y aurait lieu de soumettent par référendum la réduction d’un élu sur deux à l’assemblée nationale et d’un sur quatre au Sénat, et je serais fier d’être français et digne d’être européen, donc nous irions aux urnes pour y déposer 2 bulletins, un oui pour la réduction des membres de nos deux assemblées et en même temps désigner notre député qui pour être élu sera favorable à cette réforme par référendum. R.Duval

  5. zébulon 29 avril, 2014, 16:33

    La dissolution a un coût car il faudra élire de nouveau des députés. Si le président avait été plus fin limier il aurait dû prendre un premier ministre de l’opposition et composé un gouvernement de coalition ce qui aurait eu comme obligation d’avoir des députés qui s’impliquent réellement dans les décisions et non des élus qui ne sont pas contre mais pas pour mais qui s’abstiennent : quel bel exemple de responsabilité politique, ils sont des Ponce Pilate en plus ridicule !

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