l’UMP face à elle-même

Capture d’écran 2012-06-18 à 15.28.03Le conseiller spécial, Patrick Buisson, est parti de l'Elysée la queue entre les jambes. Tout ceux, nombreux, qui louaient son savoir-faire dans la stratégie d'aspiration de la substance basique du Front National, font une superbe volte-face, mangeant chapeaux, manteaux et écharpes. Après l'excitation des cinq années qui viennent de s'écouler, la décision de laisser Marine à son bleu et d'envisager l'avenir en des accents plus gaulliens, semble prise.

Editorial

Claude Guéant au tapis, ça fait pleurer personne. Il ne trouve plus le n° de portable de Patrick Buisson. Au diable, le conseiller spécial, machiavel en chaussettes et aux cornes de diablotin, apprenti sorcier des mélanges de genres. Buisson, l'anti gaulliste viscéral des années 60-70, a voulu créer un atelier de dressage pour caniches féroces. Heureusement, au réveil matinal de ce 18 juin, qui coincide avec l'anniversiare de l'Appel de celui qui rendit son honneur à la France, les égarés de la "Buissonnerie" sont redescendus sur terre. Trop tard pour certains dont la défaite va les tenir éloignés des caméras. Adieu Nadine Morano qui avez des "valeurs communes", Christian Vanneste et vos "malades" homosexuels, Eric Raoult, Brigitte Barrèges, Jean-Paul Garraud et vos "positions communes"…..

Certains sont des rescapés. Ils vont réfléchir aux contours d'une UMP dépouissiérée  et désintoxiquée. La droite, en France, ce n'est pas ce que les français ont vu et entendu pendant plusieurs années. La droite républicaine représente des valeurs morales, généreuses, ouvertes sur autrui. C'est le contraire de la stigmatisation. La droite, depuis la 5ème République, n'a rien à voir avec le discours de Jean-François Copé, Gérard Longuet et autres anciens des groupes "Occident" des années 60, recyclés en centristes libéraux, mais toujours anti gaullistes, à l'instar de Jean-Pierre Raffarin. L'UMP, si l'on en croit Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire, doit forger ses convictions sur des bases plus authentiques. Elle doit renouer avec les idéaux et les valeurs gaullistes, dont ses fidèles mettaient un point d'honneur à protéger les plus fragiles avec des lois et des réformes, souvent plus audacieuses que ne pourrait proposer la gauche. Evidemment, nous ne sommes plus dans la France des années 60 et 70. Le logiciel a évoluer mais sa mise à jour est possible. L'UMP est face à elle-même. Elle doit authentifier son visage et établir un autre portrait robot, si elle aspire à être reconnue de nouveau.

 

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Comments

  1. William 27 juin, 2012, 15:50

    @José Alcala
    Fi des réactions épidermiques (j’espère que vous me pardonnerez l’euphémisme).
    Pensez vous que la “droitisation” de l’UMP puisse également être le symptôme d’un défaut de projet à gauche ?
    J’ai été frapppé de lire les commentaires “le vote était contre Sarkozy pas pour la Gauche”.
    Les mesures annoncées en matière budgétaires sont (au moins) aussi strictes que celle du gouvernement Fillon : le réalisme me direz vous.
    Quand je lis les discours vers les collectivités territoriales, j’observe que les mêmes termes sont employés : il n’y a même pas eu un changement des termes.
    Alors, l’UMP a-t-elle penché à sa Droite faute de véritable adversité/contre-projet à sa Gauche ?
    PS aux lecteurs éventuels : ma question n’a rien de polémique, je cherche juste à recueillir le sentiment de J. Alcala, inutile de couvrir d’injures le commentateur, l’UMP, le PS, J. Alcala, telle ou tel …

  2. José Alcala 27 juin, 2012, 13:01

    @ Elisabeth Raoult,
    Le Logo de l’UMP, disponible pour la presse est une image, appelée d’illustration, qui accompagne un texte.
    Pour le reste, un éditorial est une libre réflexion d’un auteur, qu’il soit journaliste ou non. Un texte qu’il assume pleinement, c’est mon cas, et en France c’est une tradition. Que cela vous déplaise, je peux le concevoir, mais vous ne changerez pas le cours des choses. Bref, cet échange s’arrête là et je vous propose d’aller consulter des organes de presse plus proches de vos idées. Celui, par exemple, où collaborait le grand démocrate Buisson.

  3. E. RAOULT 27 juin, 2012, 12:41

    Monsieur Alcala
    Je note que:
    1 -L’éditorial est signé (sous le logo de l’UMP) ;
    2 -“On” a trouvé un bouc émissaire “aux cornes de diablotin”, qui “a voulu créer un atelier de dressage pour caniches féroces (! ?)Il est où, le charabia…ou le baragouin? Messieurs GUEANT et BUISSON étaient deux proches du président de la République ; je veux parler de M. Nicolas SARKOZY, non du président DE GAULLE, décédé il y a 41 ans, qui disait “il n’y a pas de gaullisme, il y a De Gaulle” ; et qui disait aussi qu’il fallait aller dans le sens de l’Histoire.
    Depuis, nous avons changé de République, nous avons eu six présidents et près de vingt ans de gouvernance à gauche, de médisances et de calomnies !
    Il y a eu autre chose que de l’anti-gaullisme : du laisser-faire et de la myopie.

  4. José Alcala 27 juin, 2012, 09:52

    @ Elisabeth Raoult
    Il y a du charabia dans votre commentaire…
    J’ai du mal à suivre. Je vais essayer de répondre entre les lignes.
    1) l’éditorial est signé.
    2) Si Monsieur Buisson est très attaqué jusque dans les rangs de l’ancien gouvernement UMP, c’est que l’éditorial a un certain sens et des accents de réalité.
    3) L’antigaullisme de Monsieur Buisson est un doux euphémisme.
    4) De Gaulle est mort en 1970, en s’en est rendu compte.

  5. E; RAOULT 26 juin, 2012, 22:09

    Cet éditorial a surgi, avec le logo de l’UMP, au lendemain ou au surlendemain du 2ème tour des législatives. Jai dû rêver, car il m’avait semblé qu’il était signé…
    Je note que depuis lors, M. BUISSON est très attaqué parce qu’antigaulliste. Ce n’était pas la personnalité la plus connue du quinquennat mais je constate que M. GUEANT en prend aussi pour son grade (après en avoir vu de toutes les couleurs par la gauche, qu’on n’a guère poursuivie pour “délit de sale gueule” (j’ai des exemples) et c’est dommage.
    Comme il est question de gaullisme, j’ai cru que la plaisanterie à propos de la “buissonnerie” était un lapsus et qu’on avait voulu dire “la “Boisserie”; mais il est vrai que le Président de Gaulle est mort en novembre 1970 et que nous sommes en 2012.
    Bref, je ne m’étonne pas que les commentaires soient absents. Personnellement je n’ai pas compris grand-chose. L’éditorialiste pourrait sans doute nous éclairer.

  6. MIRAUX Jean-Luc 19 juin, 2012, 09:26

    @ josé Alcala
    Félicitations pour cet article de fond et vos analyses pertinentes du sujet.
    Le courage politique c’est de savoir dire les choses et vous le faites sans détours dans cet édito.

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