Louviers, une rumeur sur le dos des collégiens à propos de la nouvelle piscine

Destans Martin YungLa rumeur est un sport national, diffusée épisodiquement. A Louviers, elle a été lancée sur un sujet d'actualité. Elle pointe les élèves des collèges qui seraient privés de piscine à la rentrée, pour de sombres questions de tarification. Les élus, au plus haut niveau, dénoncent la manipulation en cette période électorale. Le président du département, en personne, est venu tordre le cou des fabulateurs.

Les fabulateurs sont des professeurs de gymnastique. Ils dénoncent une situation qui n'existent que dans leur tête. Les raisons? Eux seuls le savent. Raisons inavouables? Peut-être. Les élections approchent….

Mensonge sur la grande échelle

Les profs de gym se sont adressés aux parents d'élèves "Il n'y aura plus de cours de natation à la rentrée prochaine de février. Les tarifs pratiqués par le gestionnaire de la nouvelle piscine (Centre Aquatique) sont multipliés par 3 et nous n'avons pas ces moyens". Affolement général. Les enseignants vont jusqu'à coller des affichettes sur les murs du collège Ferdinand Buisson. Alerté de la situation, le président du conseil général de l'Eure, qui a en charge les collèges du département, fait le déplacement de Louviers, où il s'explique devant la presse locale,  "Si les collégiens sont privés de piscine à la rentrée, ce sera de la responsabilité des chefs d'établissements et non pour des raisons tarifaires". Jean-Louis Destan poursuit dans sa colère, en substance "Cette polémique est manifestement orchestrée par je ne sais qui…c'est un faux sujet…c'est peut-être cette période électorale qui l'alimente".

L'argent serait un faux prétexte

La piscine municipale de Louviers, datant des années 70, ne possède qu'un seul bassin. La ville demandait aux trois collèges la somme de 15 € de l'heure et par classe, chaque année. Une somme assez dérisoire. En même temps, le conseil général verse aux 56 collèges du département, une somme dans une fourchette allant de 80 € à 157 €, selon le type d'équipement. C'est dire qu'entre la somme versée aux collèges de Louviers et ce que lesdits collèges payaient à la piscine, il y a un réel bénéfice. Jean-Louis Destans précise qu'il ne demande pas aux chefs d'établissements lovériens de rembourser les sommes trop perçues". Ainsi, les nouveaux tarifs qui seront pratiqués par le Centre Aquatique, entrent largement dans la subvention accordée par le conseil général, et le président Destans pose la question "Pourquoi les collèges de Louviers ne pourraient assumer cette charge financière comme tous les collèges du département qui perçoivent la même subvention?".

Franck Martin, le président délégué de la CASE, enfonce le clou "comment les élus de la Communauté d'Agglomération auraient accepté une dépense de près de 20 millions d'euros pour réaliser ce Centre Aquatique et en même temps entendre dire par des profs de sports que les collèges en seraient privés?"

A rappeler que le Centre Aquatique, qui sera inauguré demain 20 février, est un équipement de la Communauté d'Agglmération Seine-Eure,  qui échappe totalement au contrôle de la ville de Louviers. 

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Comments

  1. FM 19 février, 2014, 20:59

    Les principaux de collège font payer aux gamins le prix de leur incurie, en les empêchant de se rendre à la piscine.
    Prévenus par la CASE, dès juin 2013, de l’alignement du tarif sur le tarif couramment pratiqué dans l’Eure, ils n’ont pas tenu compte de l’avertissement lors de l’élaboration de leur budget. Un budget est un acte prévisionnel, on le bâtit sur des estimations de dépenses et recettes, ajustées durant toute l’année par des décisions modificatives.
    Les collèges n’ont pas pu consommer, fin février, le montant de la dotation annuelle du conseil général. Ils ont donc l’argent nécessaire pour envoyer les élèves à la piscine.
    Aujourd’hui, ils s’abritent derrière un prétexte administratif, la signature d’une convention-type, dont la rédaction doit prendre une journée de travail, pour maintenir la suppression de la piscine pour les collègiens.
    Ahurissant !

  2. Caméra Diagonale 19 février, 2014, 20:53

    @ Eugene
    Un dernier point et je m’arrête aussi.
    Les mêmes sommes, oui, dans la fourchette de 80 à 157 euros, parce que c’est selon les équipements. Concrètement cela veut dire que le conseil général assure les tarifications quelles que soient leurs montant qui diffèrent d’une piscine à l’autre. A Louviers, la vieille piscine est municipale, c’était donc une initiative de la mairie de pratiquer des tarifs très bas et comme le conseil général octroyait une somme calée sur les autres collèges, aux collèges de Louviers, ceux-ci percevaient plus d’argent qu’ils n’en dépensaient. A partir de mars les activités piscine dépendront de l’agglo avec des tarifs effectivement à la hausse (mais pas de 650%)mais les collèges percevront toujours les mêmes subventions, suffisantes pour faire face.
    Quant au mépris que vous me prêtez c’est une vue de l’esprit, pour autant je ne peux me laisser engueuler chaque fois que j’écris un sujet qui n’est pas du goût du lecteur. Je n’oblige personne à venir me lire. Abonnez-vous au Figaro c’est plus chiche et vous serez toujours heureux.
    Sans rancune.

  3. FM 19 février, 2014, 20:48

    Rassurez vous : Jean Louis Destans a annoncé que le conseil général ne demanderait pas le remboursement des trop-perçus, grâce à la générosité de la Ville de Louviers, qui ne demandait presque rien.
    On ne peut rien comprendre si on parle d’une augmentation de 650 %. Il faut comprendre que le tarif demandé est un alignement sur le tarif moyen demandé aux collèges dans le département de l’Eure : 100 euros l’heure. A Pont Audemer, on atteint 157 euros, à Gisors 125 euros. Que la piscine soit en régie, comme celle de Gaillon, ou en délégation comme CASEO ne change rien : 100 euros de l’heure. Mais peut-on comparer la piscine de Gaillon et le complexe de Louviers ?

  4. Eugene 19 février, 2014, 20:02

    @José
    Je ne sais certainement rien au sujet, je ne suis pas journaliste : je ne sais donc pas tout sur tout. Par contre, ce n’est pas un problème Martin. C’est un problème CASEO avec une entreprise privée qui voit comme un jackpot l’argent public et fixe ses conditions, ses prix sans que nul ne puisse le contester.
    Je reviens sur 3 points et j’en resterai là car nous ne parviendrons pas à nous mettre d’accord.
    -vous dites que dans votre réponse que le CG donne la même chose à tous les collèges. C’est faux. Ma source : José Alcala dans son article qui dit que les sommes alloués varient de 80 à 157 euros.
    -vous dites que certains se sont faits du beurre. Le budget n’est-il pas voté par le CA où des membres des collectivités locales (conseillers municipaux de la ville de Louviers et conseillers généraux) sont présents ? Sont-ils complices de ce soi disant beurre ? Le budget n’est-il pas contrôlé par l’autorité de tutelle à savoir le CG ?
    -enfin je n’ai jamais dit qu’il était interdit à une commune de prendre en charge les frais liés aux installations sportives. Ma question est si le prix est si juste, si normal, pourquoi un conseil municipal décide-t-il de prendre ainsi en charge une partie du prix de l’entrée ?
    En tout cas, je suis heureux de ce post qui vous ait permis de me corriger, moi qui fait plein d’erreurs, vous qui n’en faites aucune.
    Merci aussi pour le mépris envers ceux qui ne sont pas d’accord avec vous.

  5. Caméra Diagonale 19 février, 2014, 19:34

    @ Eugene
    Personnellement je ne suis pas impliqué dans cette affaire, je ne fais que de l’information et je comprends que cela puisse vous défriser, l’info n’allant pas dans votre sens, apparemment.
    Pour écrire cet article je me suis mis à l’ouvrage: contacts téléphoniques, mails, SMS. J’ai posé des questions à des personnes et des responsables bien au fait des rouages et des règles en matière de collectivités locales et des obligations de ces dernières. Ainsi, je me rends compte que vous dites n’importe quoi….
    Pour aller vite, 1) une commune a le droit de participer aux frais liés à des activités sportives et autres concernant les établissements scolaires de la ville. 2) l’affaire ici est simple. Le conseil général donne les mêmes sommes d’argent à l’ensemble des collèges du département pour les activités sportives en général. Cette subvention permet de financer l’occupation des piscines. Il se fait que les collèges de Louviers payaient très peu cher l’occupation d’une piscine vétuste. Aujourd’hui, c’est vrai, l’équipement offert est plus cher, mais les collèges peuvent faire face largement. La différence est que les bénéfices seront moins importants. Mais oui, on ne peut éternellement avoir le beurre et l’argent du beurre, ce que des profs ne peuvent admettre. Au bout du compte il y a toujours un payeur qui s’appelle le contribuable et lui, il en a plus que marre !!!

  6. Eugene 19 février, 2014, 18:49

    Bonjour
    Si les tarifs n’étaient pas un souci et juste une méchante rumeur en cette période électorale, pourquoi M. Martin prend-t-il en charge la moitié de l’entrée du prix de la piscine pour les lovériens sur le budget communal ?
    Ne sommes-nous pas tous membre d’une même communauté d’agglomération ? N’avons-nous pas tous participé à son financement ?
    Quant à l’affaire des collégiens, dites moi qui accepterait une augmentation de 650% sans avoir prévenu ? Si le président du conseil général dit cela, c’est bien parce qu’il est appelé à l’aide par ses amis et que cela doit faire longtemps qu’il n’a pas assisté à un conseil d’administration du collège. Il faut dire qu’il ne fait que suivre l’exemple de M. Martin qui lorsqu’il était conseiller général n’assitait que rarement à ces mêmes CA où pourtant élus, parents, professeurs et élèves sont présents.

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