Médias et politiques, le grand désamour

LibérationEditorial. Interessant ce montage vidéo réalisé par Libération. Il est le court résumé d'une situation bien réelle dans le pays. Les politiques, toutes tendances confondues, ne supportent plus les médias et les journalistes. Ils sont des agresseurs, des menteurs, se considérant comme des redresseurs de torts. Un 4ème pouvoir fait pour nuire. Dans leur Tour d'ivoire, ils jugent et condamnent, au mépris des simples droits de l'élu, qui lui est seul légitime.

 Pensé au 17ème degré, l'on pourrait dire ceci:

 A quoi sert la presse? Est-ce une nécessité? Peut-ont vivre sans les médias?

Oui bien sûr! Une telle situation aurait pour conséquence la plénitude totale. Chaque élu serait en prise directe avec le citoyen. Il pourrait lui expliquer les décisions politiques diverses, leurs bienfaits, vertus, intérêts et le citoyen serait rassuré. Fini les intermédiaires qui traduisent à leur façon. Terminé, les questions posées dans un but peu louable. Les citoyens ont besoin de réfléchir sereinement sans l'influence de ces empêcheurs de penser en rond. Il est grand temps qu'un Etat digne de ce nom mette de l'ordre dans cette faune de scribouillards, toujours à l'affût et à la chasse à l'élu, au politique. Un pays paisible où il fait bon vivre est un pays sans médias ni journalistes. Rêvons de ce pays où chaque matin l'on ne verrait plus de kiosques où s'étalent les manchettes aux titres les plus subversifs. Il faut en finir avec ces télés et journaux télévisés, messagers du néant. Les interdire sans ménagement serait une oeuvre de salut public. Sans ces salopards, Monsieur Cahuzac serait toujours ministre avec son compte en suisse et personne n'aurait été pertubé. Tous les élus mis en examen, certains condamnés, parfois emprisonnés, n'auraient jamais été inquiétés si les trublions de l'information avaient fait un autre métier….En Russie, Albanie, Corée du Nord, la presse existe, mais elle fait bien son travail, elle pose des questions intelligentes. Les journalistes ne dérapent jamais avec des questions à la noix. Qu'attendent nos journalistes pour imiter les confrères de ces grandes démocraties?

Plus sérieusement

Les politiques ont-ils le droit de critiquer les journalistes? Oui, évidemment. Les journalistes ont-ils toujours raison? Non, c'est certain. Leur méthode d'exercice est-elle irréprochable? Un journaliste est un individu avant tout. Il a, généralement, les qualités de ses défauts. Les médias qu'ils servent font partie intégrante de la société. C'est une institution démocratique, appelée 4ème pouvoir, à tort ou à raison, mais indispensable au bon fonctionnement de la démocratie, grâce à son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique. Ensuite, chacun peut donner des bons ou mauvais points, à souhait.

 

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