Journalisme. Mort d’un reporter

Gilles JacquierIl s'appelait Gilles Jacquier et travaillait à France 2. Journaliste Reporter d'Images, définition exacte de sa profession, il est tombé sur son lieu de travail: la Syrie. Les champs de bataille, théâtres d'opérations militaires, étaient devenues sa spécialité.


A travers la mort d'un professionnel de l'information, il faut rendre hommage à FranceTélévisions d'être un service public à la hauteur de sa mission. L'information est un bien culturel indispensable à la démocratie. FranceTV est le seul groupe français capable de couvrir la planète grâce à ses envoyés spéciaux et ne se contente d'acheter des images d'agence. C'est cela, aussi, l'avantage d'un sercice public.

Gilles jacquier a payé de sa personne pour avoir osé recueillir des témoignages visuels. J'ai entendu, sur des radios, des faibles d'esprit dire "c'est bien malheureux, mais fallait pas y aller". Allons donc! faut-il se contenter de la cueillette de mimosas et de la fabrication de tonneaux en chêne pour la dernière cuvée des vendanges 2011? Les évènements de Syrie, comme l'ensemble des révolutions arabes sont des évènements planétaires qu'il convient de montrer et de faire connaitre. La rédaction de France 2, comme celle de France 3, s'y employaient. Sans doute, mourir à 43 ans n'est pas ce qu'il y a de mieux, pour soi-même, sa famille, ses proches, ses amis et ses collègues. Gilles Jacquier devait y penser, parfois, comme il nous arrive à tous de réfléchir sur ce qui sera, tôt ou tard, notre dernier instant.

Categories: Eure

Comments

  1. Olivier Taconet 12 janvier, 2012, 15:45

    Effectivement de tels drames contribuent à souligner la noblesse du métier de journaliste. Comment de toute façon faire connaître la réalité des dictatures, leur brutalité, leur insupportable violence autrement qu’en y allant, autrement qu’en la rendant proche à tous ceux qui ont intérêt à la trouver lointaine.
    Bien sur, il fut y aller, bien sur c’est risqué, comme est risqué le fait de parler lorsque nous refusons le silence imposé des tyrans.
    En défendant le droit à l’information partout dans le monde, c’est notre propre libérté que les journalistes défendent. Il est indispensable de le rappeler.

  2. zébulon 12 janvier, 2012, 15:36

    Suite à un mail adressé ce matin j’ai sollicité trois points à la présidence du groupe et notre direction de l’information, j’ai obtenu les réponses suivantes : le nouveau studio de la rédaction de France 2 portera le nom de Gilles, une minute de silence lors des conférences des rédactions, des prises de services le jour des obsèques de notre collègue et un prix Gilles Jacquier serait envisagé . Rendons tous hommage à GILLES.
    Voir l’article qui décrit le drame de Gilles
    http://www.lorientlejour.com/category/À+La+Une/article/739926/Mourir_a_Homs.html

  3. Amor Louhichi 12 janvier, 2012, 14:19

    Toutes mes sincères condoléances à la famille, proches et collègues. Gilles JACQUIER est mort dans l’exercice de son métier pour que l’information nous parvienne. On oublie trop souvent l’importance et les risques que prennent ces grands reporters dans des régions souvent à haut risques. Dans le confort de nos petits salons, affalés sur nos canapés nous trouvons normale que l’info nous parvienne sans même avoir pensée pour ces héros. Soudain la vérité et la dure réalité se rappellent à nous mais à quel prix ! La MORT D’UN HOMME !

Write a Comment