Grève des transports, un mot sur les mots pour la dénoncer

Grève des transports, un mot sur les mots pour la dénoncer

Le discours tourne en boucle. Il est question du droit de grève, de sa limite et du droit, pour les français, de circuler sans entrave. Les opposants à la grève dispensent leur logique. Ainsi, la main sur le cœur, ils clament que les grévistes “prennent en otage” les usagers. La notion de “prise d’otages” leur échappe totalement. Sans doute n’ont-ils jamais eu à subir une telle agression, avec le canon d’une arme à feu sur la tempe, ou une rétention en un lieu secret sous la garde d’hommes armés. Heureusement d’ailleurs, pour eux comme pour nous tous….Ces nerveux de la dialectique outrancière sont des élus, des commentateurs, des analystes en tout genre. En fait, des discoureurs professionnels qui maitrisent mal le sens et le poids des mots. Ou, font-ils semblant? Les mêmes dissertent, à longueur de plateaux (télés et repas), de la dureté du conflit. Selon eux, la grève est un droit constitutionnel mais il faudrait la limiter pour ne pas empêcher le fonctionnement des transports. Pour le coup, ils n’ont pas connaissance du sens réel de la loi constitutionnelle. Les transports s’arrêtent parce que les salariés qui les font fonctionner sont en grève. La grève est gênante? Mais oui, évidemment! Elle a été instituée pour cela. Dire et exiger qu’elle ne peut porter atteinte à la liberté de circuler, est une ineptie. La grève des transports n’empêche nullement les français de circuler. Ils ne restent pas cloitrés chez eux, contraints et forcés. Il n’y a pas de couvre-feu. Il ont utilisé d’autres moyens: véhicules particuliers, cars et les quelques trains conduits par des non-grévistes. Votre serviteur a dû, aussi, subir la gêne pour se rendre à Toulouse. C’était frustrant, perturbant et mal-commande. Ensuite, l’on peut avoir un avis sur le bien-fondé des grévistes à propos de la réforme des retraites. Mais c’est un autre débat.

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Comments

  1. zébulon 28 décembre, 2019, 18:19

    et dire que l’on nous parle d’environnement, de pollution, de gaz à effet de serre en nous demandant de privilégier les transports en commun et bien depuis 28 jours c’est raté car avec tous les véhicules, autocars, camions qui sont sur les réseaux routiers ! Le droit de grève est constitutionnel, le droit de travailler aussi. Les travailleurs, les commerces, artisans, professions libérales qui subissent les grèves subissent aussi des pertes financières ce qui les pénalisent doublement. Certes les grévistes perdent des journées de salaires mais ils le savent, certains auront une part des cagnottes, d’autres non. Au final tous les citoyens paieront la note économique ! N’aurait-il pas mieux valu faire une trêve pour les fêtes de fin d’année, le bon sens l’aurait fait et les contestations auraient pu être faites après tout le monde y aurait été gagnant mais là est un autre débat. En attendant blabla….car ou oui go !

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