Eure, les Contrats de Ville signés

Eure, les Contrats de Ville signés

C’est d’abord un schéma national initié par les gouvernements depuis un quart de siècle, avec plus ou moins de bonheur. Les Départements sont devenus les relais directs entre l’Etat et les villes, en passant par les intercommunalités. Il s’agit de venir en aide aux 1 300 quartiers français parmi les plus défavorisées, dont 200 ultra sensibles qui se verront doter d’une aide spécifique de 5 milliards d’euros. La décision, aussi, de mettre un terme au saupoudrage des moyens en fédérant les nombreux zonages empilés depuis 20 ans, tels les ZUS, ZRU, ZFU et CUCS. L’ensemble est remplacé par une seule carte. Dans l’Eure, comme ailleurs, juin et juillet est la période de la nouvelle génération de ces contrats.

De quoi s’agit-il, pour aller à l’essentiel?

Tout le monde à remarqué l’échec patent de nombreux responsables politiques  et de la haute fonction publique, qui depuis plus de 40 ans ont développé une politique d’aménagement du territoire catastrophique. Cela s’est traduit, en autres, par la construction de quartiers bétonnés à outrance, inhumains, qui a abouti à la ghettoïsation, au mal-être, à la sous scolarisation, au sous-emploi, puis…à la violence. Ces imaginatifs des années 60, 70 et 80 ne se sont jamais vus demander de comptes. Parfois même, certains ont été élevés au grade de la Légion d’honneur….Aujourd’hui, il faut réparer le mal à coups de millions et de milliards d’euros et ce n’est qu’un exemple en la matière…

Aujourd’hui

….Alors maintenant l’on s’aperçoit qu’il est urgent de “renforcer les moyens humains et financiers dans ces quartiers”. Cette année, l’État lance une nouvelle génération de contrats de ville pour la période 2015-2020. Dans l’Eure, les élus de la commission permanente du conseil départemental ont autorisé, selon la coutume, le président du département à signer progressivement ces contrats. La loi de février 2014, “Ville et cohésion sociale”, a revu les critères devant ouvrir de nouveaux droits aux territoires concernés et d’obtenir davantage de moyens. Parallèlement, dans l’Eure, cinq communes sont sorties du dispositif: Pîtres, Le Manoir-sur-Seine, Pont-de-l’Arche, Les Andelys et Gisors.  Les villes maintenues dans le dispositif pour l’attribution d’aides: Pont-Audemer (2 quartiers), Bernay (1 quartier), Val-de-Reuil (1 quartier), Louviers (2 quartiers), Vernon (2 quartiers), Evreux (3 quartiers). Ce sont ainsi 11 quartiers de l’Eure, jugés prioritaires,  qui donnent lieu à l’élaboration de 5 contrats de ville distincts et dont la réalisation est confiée aux intercommunalités concernées: CAPE, CASE, ET GEA et les ComCom de Bernay et Pont-Audemer. La commune de Saint-Germain-Village a été rajoutée au dispositif.

Pour l’Eure, combien de millions et pour quoi faire?

12 millions d’euros par an, seulement, pendant 5 ans (contrat 2015-2020), mais le département de l’Eure a toujours été à la pointe de l’aide sociale, confirme l’équipe de Sébastien Lecornu. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 85 professionnels des UTAS (Unité Territoriale d’Action Sociale) sont mobilisés quotidiennement au service des habitants. Leurs terrains d’action: domaines sociaux, santé, protection de l’enfance, prévention spécialisée. Le département, ainsi, dans le cadre de ses compétences obligatoires et facultatives comme l’insertion, l’éducation, l’enfance, la jeunesse, la culture, sport, santé pour l’ensemble des 11 quartiers, dépense 12 millions d’euros. Les prestations sociales prennent la plus grande part, notamment avec le RSA et les soutiens financiers pour des structures d’insertion, culturelles et sportives.

Partenariats

Les problématiques de ces quartiers sensibles sont devenues innombrables. C’est pourquoi avec l’État d’autres acteurs s’impliquent dans le dispositif. Ils sont nombreux: la DDCS, la DIRECCTE, la DSDEN, la DRAC, la DDTM, les services de justice, le procureur de la république, le Conseil Départemental, le Conseil Régional, la ville de Vernon, les bailleurs sociaux, pôle emploi, les chambres consulaires, l’Agence Régionale de Santé de Haute-Normandie, la CAF se portent signataires de ce contrat unique à l’échelle de l’agglomération.

Photo: signatures, hier dans les locaux de la CAPE, de certains acteurs impliqués dans le dispositif et cités ci-dessus. Les mêmes se déplaceront à Evreux et Louviers.

 

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