Eure, dernières actualités avant pose estivale

Forêt tropicaleLe longue séquence électorale, présidentielle et législative, s'est achevée fin juin, après une année de pré-Campagne et de Campagne très politique. Tant au plan national que départemental et local, les péripéties ont été nombreuses et pour certaines, surprenantes. Pour l'heure, voici ce qu'il faut retenir de ces derniers jours.

Après les défaites de l'UMP à la présidentielle et aux législatives, Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Agriculture, a fait savoir sa volonté de partir à la reconquête du terrain perdu depuis 2008, avec les municipales et les cantonales, puis des régionales de 2010. Il explique vouloir reprendre les villes d'Evreux, Vernon, Les Andelys, Gasny. Puis conquérir Louviers, Gaillon, Val-de-Reuil, Pont-de-l'Arche. Enfin, faire élire une majorité de conseiller généraux UMP, Nouveau Centre et Divers Droite et congédier, ainsi, Jean-Louis Destans, l'actuel président du conseil général et nouveau député. Enfin, Bruno Le Maire mettra un soin particulier à indiquer la sortie à Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie. Ces perspectives de reconquête font sourire les élus de gauche concernés. Pourtant, lorqu'on étudie l'histoire électorale depuis les années 80, l'on s'aperçoit que les français aiment bien donner de l'équilibre aux forces politiques en jouant du balancier. Actuellement la gauche possède tous les pouvoirs dans le Pays, ce qui ne correspond aucunement à la réalité électorale. 2014 sera, sous toute vraissemblance une année de reconquête pour la droite républicaine.

Le préfet de l'Eure a refusé l'intégration des communes de Montaure et Alizay, membres de le ComCom Seine-Bord, dans la Communauté d'Agglomération Seine-Eure, au motif que Seine-Bord serait disloquée par ce détachement. En revanche, le préfet va suggérer le 1o septembre, la fusion totale des deux entités Seine-Bord et CASE, réunies alors en une seule Agglo. Cette proposition du représentant de l'Etat pourrait être retoquée par la Commission Départementale de Coopération Intercommunale, mais il lui faudrait atteindre les 3/5èmes des votes exprimés. Ce qui semble très peu probable. Cette future grande Agglomération comprendra 70 000 habitants et donc une puissance d'action qui l'avantagerait considérablement. Du côté des employés de Seine-Bord, la tendance est au pessimisme. Franck Martin, le président de la CASE les a rassurés et promis qu'ils ne perdraient ni leur statut, ni leurs salaires et conserveraient leur lieu actuel de travail.

Le conseil municipal de Vernon a débattu, lors de sa séance du 10 juillet dernier, sur les orientations générales du Projet d'Aménagement et de Développement Durable, devant conduire à une révision en profondeur d'un nouveau Plan Local d'Urbanisme. La loi Grenelle II détermine les contours de ce PADD, en assignant de nouveaux objectifs. Ainsi, il doit définir les politiques générales en matière d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers. Il doit arrêter les orientations concernant l'habitat, les transports et les déplacements. , le développement des communications numériques, de l'équipement commercial, les loisirs, pour l'ensemble de la commune. Pour ce qui concerne la ville de Vernon, le dossier est important de par la liste des projets qui devraient voir le jour: les friches industrielles des anciennes usines Smurfit et FAPS, de la caserne Fieschi et du LRBA. Beaucoup d'offres et pourtant, très peu d'idées et de projets avec des objectifs clairs. La question sous-jaccente est "faut-il combler pour combler, ou trouver des projets correspondants à une demande réelle?". Lors du débat, le maire de Vernon a donner sa propre vision, contrée, il va sans dire par l'opposition de droite. La majorité municipale a, au moins, une perspective bien amorcée. Il s'agit de la réfection et la réhabilitation des berges de la Seine. Du pain sur la planche et des débats musclées, sur le devenir de la ville, pourraient alimenter la polémique entre majorité et opposition (s), à partir de la rentrée et jusqu'aux prochaines échéances.

Une serre tropicale à Léry-Val-de-Reuil, inaugurée à la rentrée de septembre. La nature artificielle ça peut rapporter gros. Les élus plongent. L'écologie piétinée. Nous verrons à la rentrée le bien-fondé de ces tropiques au bord de la Seine, dans la fraicheur et l'humidité normande. Pourquoi pas. Les écologistes sont muets sur le sujet. A suivre…

Photo: Vraie forêt tropicale.

Crédit photo: Tropic Planète

 

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Comments

  1. zébulon 17 juillet, 2012, 14:54

    bonnes vacances José, vacances bien méritées et avec en bonus un petit bonjour de Corse où le soleil est présent avec une moyenne de 30°MINIMUM et un eau à 26°. Le retour en Normandie va être rafraichissant !!!!

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