Eté meurtrier, les 100 jours de l’UMP

Copé FillonLes ténors de l'UMP attendaient, avec gourmandise, l'échéance des 100 jours de François Hollande. Ainsi, depuis lundi, un tir nourri cible le Président, qui semble peu concerné par les aigreurs d'estomac des vaincus de mai et juin. Toutefois, la gauche est bien en peine sur nombre de sujets.

Peut-on, décemment, tirer un bilan définitif sur la politique menée par le nouveau Président de la République et la majorité? Evidemment non et ceux qui tentent l'opération n'ont sans doute pas suffisamment de biscuits pour intéresser les français.

Un bilan sérieux et approprié se tire, généralement, à mi-mandat et en fin de mandat. Entre-deux, majorité et opposition ne peuvent, sérieusement, que travailler à leurs projets réciproques. A l'UMP, des gens pressés font un peu de bruit pour attirer l'attention sur leur projet personnel, à court terme. S'agissant de Jean-François Copé et François Fillon c'est bien sûr la présidence de l'UMP qui est en ligne de mire et non le bilan des 100 jours de François Hollande. S'il fallait tirer le bilan du travail de l'UMP depuis sa double défaite, il se limiterait à sa seule réorganisation dans la perspective de 2017. En coulisses, coups de fils, mails et autres rencontres informelles se sont multipliés. Fillon et Copé comptent, jour après jour, leurs soutiens. D'autres candidatures ont émergé depuis le début de l'été. Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire souhaitent participer à la primaire prévue en novembre. L'ancien ministre de l'Agriculture cible les mille parrainages pour peser sur les deux candidatures leaders. Entre Copé et Fillon, la guerre avait commencé pendant la législature. L'été a permis d'enfoncer le clou, avec petites phrases meurtrières de part et d'autre et critiques des plus acerbes. La rentrée sera encore plus dure et la campagne interne promet de belles empoignades. C'est cela les 100 jours de l'UMP et non le bilan de Hollande même s'il est vrai que pour le Président le plus dur reste à venir… A suivre.

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Comments

  1. MC 15 août, 2012, 12:39

    L’idéal pour le camp progressiste serait que s’impose à la tête de ce parti une personnalité favorable au mariage homosexuel.
    Il ne resterait plus qu’à balancer un referendum sur la question en 2015 (ce qui soit dit au passage est précisement un excellent sujet à referendum), refaire le coup de Chirac en 2005 avec le TCE et les laisser se débrouiller avec les sectaires de leur camp comme nous avions dû le faire (avec en plus là un risque beaucoup plus faible de se manger un “non” final).

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