Escalade dans l’inertie

Escalade dans l’inertie

L’histoire de ce retraité, victime de squatteurs qui lui ont “volé” sa maison, est significative de ce qu’ un gouvernement est capable de ne pas faire. L’ordre et la justice bafoués, sans gêne aucune. C’est pire que tout. Qui peut se satisfaire de telles situations? Une ministre a montré ses limites et un Président tourne la tête, pour seulement demander un masque plus léger…C’est effectivement léger.

Voyons pour les faits. Un couple de retraités souhaite faire de sa résidence secondaire, sa résidence principale située dans le Midi. En arrivant, c’est plus qu’un choc. C’est un coup de bambou sur la tête. La maison est habitée par des gens qui ont décidé d’y vivre en permanence. Ils ont forcé la porte, changé la serrure et passé un contrat pour l’électricité. Le retraité leur demande ce qu’ils font dans la maison. Pour seule réponse “On habite là, la maison était vide, maintenant c’est chez nous“. fermez le ban!

La loi, mais qui fait la loi?

Le retraité voit le maire et les gendarmes. Tous sont d’accords pour dénoncer le “vol” de la maison. Mais le capitaine de gendarmerie avoue ne pouvoir rien faire, car seule la justice peut faire expulser les squatteurs. Or, la justice a trop d’affaires en cours. De plus, elle exige que le retraité dépossédé prouve son titre de propriété et qu’il s’agit bien d’une résidence principale. La procédure d’urgence est de ce fait ralentie. Le procureur de la République ne fait qu’appliquer la loi, et la loi c’est une affaire de parlementaires. Ces derniers ne se sont pas bougés le derrière pour déposer un nouveau texte de loi et le voter rapidement. Par exemple, donner le pouvoir d’expulsion immédiate aux maires des communes où de telles invraisemblances arrivent. Puisque ces derniers souhaitent davantage de pouvoir, celui-ci ne peut qu’être le bienvenu.

Si la résidence du Président était squattée

Ajoutons ceci: si d’aventure la ministre Wargon avait été victime de squatteurs, la situation aurait-elle été la même? Et encore mieux, imaginons la résidence du Président de la République et Madame, du Touquet-Paris-Plage, squattée de la sorte. Est-ce que le capitaine de gendarmerie aurait fait la même réponse? Probablement pas. Un escadron de gendarmes mobiles serait arrivé dans les trois minutes et délogé les squatters, manu militari et on s’en serait réjoui.

Dehors, sans ticket de logement

Au-delà de cette actualité pénible survenue dans la 6ème puissance mondiale, se pose le problème dramatique du manque de logements. Question cruciale, comme tant d’autres….Qui pour résoudre ces pénuries multiples???

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