Douains Village de Marques. Non, McArthurGlen n’a pas jeté l’éponge


VdM 1Ce n'est pas en maltraitant l'information que l'on supprime son contenu. Des articles circulent sur le désistement du groupe McArthurGlen de son appel devant le Conseil d'Etat, qui sonnerait la fin du projet. Il n'en est rien, bien au contraire. Le groupe britannique et ses associés eurois reculent pour mieux franchir l'obstacle. Explications:

MGE Normandie est le nom de l'entité qui regroupe les divers promoteurs du projet de création d'un village de Marques, prévu sur le parc d'activités de Douains près de Vernon et accolé à l'autoroute de Normandie. Deux fois admis devant la CDAC (Commission Départementale d'Aménagement Commercial) et deux fois retoqué par la CNAC (Commission Nationale d'Aménagement Commerciale), laquelle prévaut sur la première instance départementale. MGE Normandie avait décidé de faire appel devant le Conseil d'Etat pour tenter d'arracher l'accord d'implantation. Cependant, le rôle du Conseil d'Etat n'est pas de juger au fond, mais de détecter un éventuel vice de forme. Or, le dossier déposé par les adversaires du Village de Marques devant la CNAC était bordé par les avocats, et fondé sur le Grenelle de l'Environnement dans sa partie implantations de structures commerciales éloignées des centres urbains favorisant des flux automobiles trop importants. Probablement, informé sur le risque inutile d'en appeler au Conseil d'Etat, MGE Normandie a préféré se désister de l'appel.

Nouveau projet déposé en septembre

McArthurGlen et ses partenaires, choisissent de revoir leur copie en proposant à la rentrée un nouveau projet de Village de Marques. C'est le contraire d'un jet d'éponge, affirmé par le quotidien régional. Le groupe McArthurGlen ne désarme pas aussi facilement. Une nouvelle machine de guerre va démarrer avec les mêmes forces en présence. C'est reparti pour deux années de lutte, entre la présentation devant la CDAC, qui acceptera de nouveau le projet et le recours des adversaires devant la CNAC. Sa décision dépendra du contenu du nouveau projet. Mais si la CNAC reprenait les mêmes arguments sur la base des textes du Grenelle de l'Environnement, on voit mal comment elle pourrait se dédire. Sauf si entretemps les ministres concernés revenaient sur certains éléments du texte. Alors dire, aujourd'hui, qu'il n'y aura jamais de Village de Marques à Douains, serait hasardeux. A suivre…

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Comments

  1. Aurélie Beaumont 20 juin, 2014, 16:38

    Est-ce qu’il est difficile de construire un tel bâtiment ? J’aimerais en savoir plus. Mon frère me parle souvent de l’environnement et les services de National Vacuum.

  2. Hervé HERRY 16 août, 2013, 11:22

    600 emplois créés c’est un minimum.
    Il faut y ajouter les emplois induits créés dans les services au village (environ 60 pour démarrer dans la sécurité incendie, le gardiennage, l’entretien des espaces verts,l’entretien du village et des boutiques, l’informatique…). La venue de trois millions et demi de visiteurs par an va contribuer à développer les activités de tourisme dans la région et ces activités de tourisme seront aussi créatrices d’emplois, ce sont les emplois induits qui ne sont pas comptabilisés car difficile à dénombrer.
    Quant aux emplois supprimés, je vous invite à vous renseigner sur place, dans les villes où il y a des villages de marques, chez les commerçants de centre ville et à leur poser la question…Les réponses sont édifiantes, pas un seul commerçant ne regrette l’implantation des villages….quant aux employés du village demandez leur ce qu’ils pensent de leurs emplois, certains ont quitté leur emploi du centre ville pour venir travailler dans les villages, demandez leur pourquoi, demandez aux employés de centre ville ce que leur a apporté la concurrence des emplois du village de marques ?
    Ils y ont tous gagné, y compris les commerçants qui cherchaient à vendre leur affaire avant l’arrivée du village…sans trouver d’acquéreur. Renseignez vous sur l’évolution des prix de ventes des boutiques à céder….Elle ne s’est pas faite au détriment des vendeurs loin de là !
    Il est regrettable que pas un média normand ne soit donné la peine de réaliser un reportage dans les villages existants, ni dans les centres villes proches. FR3 Rhône Alpes l’a fait, à Romans lors de l’ouverture du village de Bellegarde.
    Avoir peur de la nouveauté, c’est humain, pour autant, il ne sert à rien de refuser la réalité des faits surtout lorsqu’on ne propose aucune alternative à un investissement totalement privé.
    Déplorer le risque écologique que représente le million de véhicules annuel qui accèdera au village de marques alors qu’il passe déjà sur l’A13, aujourd’hui sans conséquence remarquée, c’est voir la paille dans l’oeil du projet de Douains, en refusant de voir la poutre que représente 10 millions de véhicules qui fréquentent chaque année les parking des centres commerciaux de Buchelay et de Tourlaville eux mêmes proches de l’autoroute.

  3. Elbé 7 août, 2013, 13:41

    Le projet change. Les fameux 600 emplois créés restent. Ca manque de crédibilité tout ça…
    600 emplois supposés, pour combien d’autres supprimés? Mystère. Et 600 emplois réservés au bassin de Vernon/Pacy? Que nenni. La discrimination est interdite.
    Plus à perdre qu’à gagner.

  4. Philippe Laurentis 7 août, 2013, 11:36

    Les promoteurs du village de marque à côté de Vernon n’ont toujours pas compris que l’une des principales causes du refus par l’instance nationale est le lieu géographique. Flanquer un tel mastodonte en bordure de l’autoroute est une hérésie.

  5. José Alcala 7 août, 2013, 08:58

    @ Hervé Herry
    “Probablement, informé sur le risque inutile d’en appeler au Conseil d’Etat, MGE Normandie a préféré se désister de l’appel”.
    Ce n’est pas un point de vue sur l’information. C’est une information, que vous reprenez vous-même, en la développant davantage. J’ajoute que votre remarque aurait pu être remarquée par MGE Normandie avant le recours en Conseil d’Etat…
    Enfin, sur ma pratique de l’information, je vous fait remarquer être le seul à avoir affirmé que MGE Normandie allait déposer un nouveau projet en septembre, contrairement au journal régional qui a annoncé que le Village de Marques, c’était fini.
    Le suite, c’est autre chose. Votre point de vue de lobbyiste est respectable, celui des opposants aussi et celui de la CNAC, passé et à venir, de même.

  6. Paule 7 août, 2013, 08:54

    “La Grande Distribution ” n’a t-elle pas tué l’économie et l’emploi ?

  7. barboteuse 6 août, 2013, 18:49

    Et pour gagner de l’argent et le dépenser en centre ville entre autres (loyer eau edf mutuelle assurance crédit…)il faut de l’emploie?
    aujourd’hui qui recrute ?

  8. Hervé HERRY 6 août, 2013, 16:41

    Ce n’est pas en maltraitant l’information que l’on supprime son contenu !
    “Probablement, informé sur le risque inutile d’en appeler au Conseil d’Etat, MGE Normandie a préféré se désister de l’appel.”
    C’est un point de vue sur l’information, il en est un autre plus vraisemblable, qui tient au fait que MGE déposera avant fin septembre un troisième projet, ce projet subira a priori les mêmes avatars que les deux précédents (CDAC, CNAC, CE ?). Quel serait l’impact d’une décision négative (toujours possible) du Conseil d’Etat sur le second projet publiée alors que le troisième projet sera vraisemblablement cette époque en CNAC, c’est évident, un impact négatif….MGE a certainement évalué ce risque et sa décision de retirer le recours en Conseil d’Etat le fait tomber de facto.
    Il semble utile de rappeler que la loi de référence concernant la CNAC est la Loi de modernisation de l’économie, promulguée le 4 août 2008 dont l’objectif de “lever les contraintes qui empêchent certains secteurs de se développer, de créer des emplois et de faire baisser les prix”. Elle réforme en profondeur les structures de l’économie française, pour le bénéfice de tous les Français.
    Citons Christine Lagarde maître d’oeuvre de cette loi : “Pour libérer nos potentiels, redonner l’envie d’entreprendre, défendre le pouvoir d’achat. ”
    Alors, Grenelle de l’Environnement contre Loi de Modernisation de l’Economie…La décision du Conseil d’Etat en faveur des opposants n’était pas du tout acquise….
    Imaginons que le Conseil d’Etat invalide la décision de la CNAC concernant le second projet, c’est alors l’imbroglio avec un second projet qui devrait repasser en CNAC et un troisième profondément remanié en cours d’instruction par cette même instance.
    Le bon choix était de retirer l’appel en Conseil d’Etat.

  9. Christophe Devé 6 août, 2013, 09:55

    En priorité : Le seul village des Marques qui vaille, c’est le Centre Ville de Vernon…

  10. ericp27 6 août, 2013, 08:01

    les mentalités ont en effet bien changé , on apprend aux gens aujourdhui à dépenser de l’argent, alors qu on oublie de leur apprendre avant tout à en gagner…

  11. Elbé 5 août, 2013, 22:30

    Allez, c’est reparti pour le “bidule” inutile en plein marasme économique. On pourrait envisager une ouverture vers … 2018 peut-être, quand nos centres urbains seront en faillite confirmée. Alors ces hangars sans âme reprendront le flambeau, un flambeau éteint. Mais qu’importe, il flattera les égos surdimensionnés de quelques élus de tous bords.
    Et le boulot pour gagner de l’argent pour acheter, on le “construit” quand, lui?

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