Discrédité

DSK TF1 C'était prévisible, (voir article de samedi ci-dessous). DSK n'a rien dit qui aurait levé le doute sur la séquence survenue dans la suite du Sofitel. La prestation télévisé a révélé un plan séquence dûment orchestré, mais derrière le sérieux apparent de l'acteur, le doute s'est définitivement installé chez une majorité de français.

  La présentatrice, Claire Chazal, s'est astreinte à mener une interviewe convenable, toutefois assez convenue. Les questions y étaient, mais pas d'insistance lorsque les réponses manquaient de conviction. Ainsi, lorsque DSK martèle q'il n'y a jamais eu de violence et d'acte contraint, la journaliste ne lui demande pas de faire le récit précis des fameuses "7minutes", à savoir en quels termes il a formulé sa proposition et ce que Madame Diallo lui a répondu pour accepter sa demande. Dominique Strauss-Kahn a survolé l'évènement, sans daigner faire un "arrêt sur image". Il tente la bonne foi en brandissant le document du procureur Cyrus Vance, telle une arme dissuasive. A deux reprises il lance "c'est pas moi qui le dit , c'est le procureur". Or, les conclusions du procureur sont connues et ne révèlent aucune certitude mais des éléments, selon lui insuffisants dans les faits reprochés, l'autorisant à abandonner les poursuites. Ce qui n'est pas la même chose. Ainsi et contrairement à ce qu'affirme DSK, ce dernier n'a pas été blanchi par la justice américaine, car pour blanchir, ou condamner, il eut fallu un procès. Le non-lieu est un arrêt, pur et simple, de la procédure.

Sur l'affaire Tristane Banon, DSK a été très peu disert. Il justifie son mutisme par la plainte qu'il a déposé contre elle pour dénonciation calomnieuse. Mais alors, pourquoi s'est-il abstenu de le faire contre la femme de chambre du Sofitel? Claire Chazal ne l'a pas relancé sur ce sujet….

DSK va disparaitre des écrans pour un temps certain. Il ne s'est pas prononcé sur son avenir politique, à terme. L'incertitude est une réalité pour lui, aujourd'hui. C'est très probablement la première fois que l'on peut dire d'un homme politique qu'il ne se rélèvera pas d'une chute, qu'il aura lui-même provoqué.

En fichiers joints, le Coup de sang de Serge Raffy, du Nouvel Observateur et la lettre de Christophe Barbier, directeur de l'Express, après l'accusation portée par DSK, contre l'Express. Cliquer dessus:

Téléchargement Serge Raffy

Téléchargement Christophe Barbier

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