Brèves sans comptoir

Capture d’écran 20Château Gaillard 211-10-05 à 12.50.35 Hervé Morin veut prendre le relais de Jean-Louis Borloo. La primaire socialiste permettra-t-elle de consolider le bastion fabusien de la Haute-Normandie. Laurent Fabius balaie les sondages favorables à François Hollande. L'UMP de l'Eure à la peine, comme partout en France.

Hervé Morin, député de l'Eure et président du Nouveau Centre, a réitéré son intention d'être candiadat à la présidentielle. L'abandon de Jean-Louis Borloo lui a redonné des ailes et le maire d'Epaignes de s'exprimer sur toutes les antennes pour déclarer, haut et fort, que les centristes ont toujours présenté un candidat. La question aujourd'hui est de savoir, pourquoi. Si l'on écoute l'ancien ministre de la Défense affirmer que, par hypothèse, s'il n'était pas présent au second tour, il ferait voter pour Nicolas Sarkozy. Comme si ses électeurs n'étaient pas capables de voter Sarkozy dès le premier tour. Gain de temps et d'argent. La démarche du député semble s'inscrire dans un souci de carrière personnelle. Au Nouveau Centre, des cadres rechignent à cette idée.

Dimanche soir, après les résultats du premier tour de la primaire citoyenne, les cadres des fédérations socialistes de l'Eure et de Seine-Maritime vont décortiquer les chiffres commune par commune, canton par canton et dégageront les premiers enseignements. Leur souci premier sera de savoir si la supprématie de Laurent Fabius, soutien de Martine Aubry, reste intacte. La Seine-Maritime, bastion fabusien, devrait, à priori, maintenir sa position. Devrait, seulement, car cela restera une inconnue jusqu'à la fin du comptage. Dans l'Eure, en revanche, les chiffres pourraient être plus équilibrés, la "fabusie" ayant perdu du terrain.

Laurent Fabius qui, ce matin sur Europe1, déclare que "les sondages ne veulent rien dire, le vrai sondage se joue entre les candidats socialistes et Nicolas Sarkozy". Le député de Seine-Maritime, apparemment, joue la montre en accélérant le pas pour la victoire de Martine Aubry, contre Hollande. C'est sa survie politique qui est en jeu. Dans l'hypothèse d'une victoire de Martine Aubry, Laurent Fabius aura un rôle important, ensuite. Si François Hollande l'emporte, s'en est fini, pour cinq ans, de l'ancien Premier Ministre. Les quatre jours qui restent, avant le Premier tour, vont être un enfer pour les candidats.

Côté UMP, c'est le grattage de tête. Les trois députés du groupe majoritaire vivent, eux aussi, un enfer. Entre une probalité de victoire, en juin, après la présidentielle, toujours possible car les dés ne sont pas jetés et une déferlante toute aussi réaliste, ils sont plongés dans le trou noir de l'incertitude la plus total. Si le moins exposé est Bruno Le Maire, dans la première circonscription, sa proximité avec le Nicolas Sarkozy n'est pas pour le consolider. Pour Jean-Pierre Nicolas et Franck Gilard, le positionnement est sur le fil du rasoir.

Categories: Eure

Write a Comment