Avant la trêve des confiseurs

Avant la trêve des confiseurs

L’actualité fonctionne au ralenti en cette fin décembre. La trêve des confiseurs bat son plein. Il n’est question que de marchés de Noël, (toujours sympathiques), d’illuminations, de décorations et de commerces. Quelques informations locales, parfois délaissées pour leur peu d’intérêt, trainent çà et là. D’autres ont pu être oubliées dans la fièvre de l’information politique. Ici, la Cour Régionale des Comptes approuve la gestion de l’actuelle municipalité; la démographie de Louviers en augmentation; une école d’ingénieurs à Vernon.

Lors de son dernier point presse, de décembre, François-Xavier Priollaud, le maire de Louviers, a évoqué le rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes, sur la gestion de la commune de Louviers. Un rapport de 30 pages qui accable l’ancienne municipalité et donne un bon point à l’actuelle. Le contenu est explicite “La situation financière de la ville de Louviers, héritée de la précédente municipalité, était des plus critiques. Dans un contexte particulièrement contraint de baisse des dotations de l’État et d’augmentation significative des charges obligatoires, la présente municipalité a mis en place une stratégie rigoureuse d’assainissement des finances pour préparer l’avenir et restaurer une capacité d’investissement indispensable à l’attractivité de la ville et félicite le maire, François-Xavier Priollaud”. Ce dernier annonce, parallèlement, qu’il va continuer d’investir sans augmenter la pression fiscale et enfonce le clou en crucifiant son prédécesseur, Franck Martin “Compte-tenu des importantes annuités d’emprunt, la commune n’a pas été en mesure de dégager une capacité d’autofinancement nette entre 2012 et 2014…”. De son côté, l’ancien maire conteste le compte-rendu de la Chambre Régionale des Comptes, qui n’aurait pas tenu compte des particularités et des aspects positifs de sa gestion.

Louviers encore. Pour la 2ème année consécutive, les chiffres de la démographie sont en hausse. C’est l’INSEE qui l’annonce et précise qu’ils correspondent aux recensements  effectués entre 2012 et 2014. Louviers compte aujourd’hui 18 916 habitants contre 18 251 au précédent recensement. Le maire explique cette hausse par l’attractivité de Louviers, depuis qu’il est maire. Il espère passer le cap des 20 000 habitants le plus tôt possible, “un palier qui permettrait à Louviers de bénéficier de moyens plus importants”. Peut-être que Monsieur Priollaud va un peu vite dans ses explications. En effet, des lovériens de longue date diront que la ville, comme d’autres dans le département, a connu des hauts et des bas en matière de démographie. Dans les années 70, elle était proche des 20 000 habitants et au fil des années, avec les fermetures d’usines, elle s’est partiellement vidée pour remonter et se tasser de nouveau. Effet yo-yo bien connu. Cette croissance démographique n’est pas liée, cela se saurait, à une revitalisation de l’emploi, mais au choix d’habitants de revenir vers les villes-centre après avoir résidé à la campagne. Choix guidés par des impératifs  pratiques et financiers. Aujourd’hui, la démographie reprend des couleurs. Tant mieux.

L’ancien site du Laboratoire de Recherches balistiques et Aérodynamiques, de Vernon, pompeusement baptisé “Plateau de l’Espace”, va recevoir une école d’ingénieurs. C’est la Société Publique Locale de ce Plateau de l’Espace qui a suscité cette implantation auprès de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) et des Techniques d’Ingénieur de l’Industrie (ITII) de Normandie. Les trois parties, ainsi que la Région Normandie, ont signé le protocole de financement des travaux. L’école accueillera 250 élèves ingénieurs. D’anciens locaux du LRBA, rénovés et équipés avec les technologies de pointes, composeront cette nouvelle école. Coût total de la facture: 5,5 millions d’euros, payée pour moitié par l’école d’ingénieur et l’autre moitié par les contribuables normands, soit 2,75 millions chacune. Hervé Morin, le président de la Région Normandie a fait le déplacement pour apposer sa signature à côté de celles de Sébastien Lecornu le président de la SPL, de Jean-François Meyer, président de l’UIMM et de Gibert Mary, directeur de ITII.

 

 

 

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