Alizay, les salariés savourent le sauvetage de leur usine


M-REAL TraitéC'est le plus cadeau de Noël que chacun des salariés aura reçu avec deux semaines d'avance. Le combat, mené depuis quatre, a été rude. Il a été fait de hauts et de bas. Les soutiens furent nombreux mais rien ne faisait bouger le propriétaire finlandais. Celui-ci refusa jusqu'au bout de vendre l'entreprise en plusieurs secteurs malgré la demande des acheteurs, jusqu'à ce que le conseil général décida d'une intervention, pour le moins exceptionnelle. Vidéo, ambiance générale et interviews.

 

Tous conservaient l'espoir, mais dans l'incertude la plus totale. Dans la discrétion, le président du conseil général et d'autres élus, travaillaient dans la discrétion. Ils fallait l'aide d'avocats fiscalistes et de spécialistes de l'industrie pour mettre en oeuvre l'idée et s'assurer des règles que permet le droit. Le dossier étant bouclé, sur le papier, Jean-Louis Destans n'avait plus qu'à informer l'intersyndicale de l'entreprise et alerter le groupe finlandais. Le tour de table est des plus simples. Aligner 22,5 millions  d'euros pour l'ensemble du site, (dont une partie prise en charge par l'EPFN, voir article précédent, M-REAL racheté par le conseil général)  et ensuite revendre aux deux principaux repreneurs.

Ce matin, une Assemblée Générale était convoquée devant l'usine d'Alizay, en presence du nouveau Secrétaire Général de la CGT, Thierry Lepaon, de François Loncle le député socialiste de l'Eure et divers élus. L'Heure était au soulagement et à une vive reconnaissance aux élus de la majorité et de l'opposition du conseil général, "qui ont voulu et osé sauver l'usine et plusieurs centaines d'emplois.

Tout reste à concrétiser? Ce sera chose faite dans quelques semaines. Puis les machines se remettront à tourner pour fabriquer le papier. Il faudra, aussi, trouver les clients, français et d'ailleurs. Sur ce point, les salariés et leurs syndicats ne sont pas inquiets. L'usine d'Alizay bénéficie d'une réputation de savoir-faire, que la filière connait bien.

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Comments

  1. ericp27 19 décembre, 2012, 18:44

    grand écart ou pas, le tout n’est il pas d’assumer ses choix finalement?

  2. José Alcala 19 décembre, 2012, 14:31

    @ ericp27
    Si vous dites du Front National qu’il est à côté du MoDem, ni l’un ni l’autre ne vont être contents. Non, soyez téméraire jusqu’au bout et assumez le grand écart. Mais de grâce évitez les poncifs justificatifs.

  3. ericp27 19 décembre, 2012, 14:14

    @ mr alcala,
    quel commentaire avisé !
    je n’en attendais pas moins de vous, je voulais juste être un tantinet méfiant, (la politique nous a tellement vacciné) mais bref admettons, et effectivement soyons positifs, alors je conclurai en disant “qui vivra, verra…”
    1)
    mais comme j’ai une excellente mémoire, on aura peut être l’occasion d’en reparler, et je ferai mon mea culpa si j’ai eu tort, chose qui n’est pas due à tout le monde
    2)
    au lieu de faire un pas en avant j’ai juste fait un pas sur le coté, me rapprochant des idées d’un autre parti (je ne suis pas encore ni suicidaire ni abstentionniste invertébré mais ça pourrait le devenir)

  4. cinquième 19 décembre, 2012, 10:46

    Comme le dit un des intervenants, quand les politiques s’en mêlent, il peut y avoir des résultats concrets. Quelle satisfaction que de voir une entreprise sauvée, et une production de qualité qui va rester en France. La décision unanime qui a été prise honore le conseil général et redore le blason de la politique et de ceux qui la font. Quel dommage qu’un député “droite populaire” de la région ait émis dans Paris-Normandie un avis contraire…
    En cette période de fin d’année soyons positifs pour notre département et surtout, sans être angéliques, souhaitons que les salariés d’Alizay voient leurs emplois pérennisés en misant sur la qualité de leur production.

  5. José Alcala 18 décembre, 2012, 19:32

    @ Ericp27
    Il y a 5 ans vous étiez au Modem, donc au bord du précipice mais depuis vous avez fait un grand pas en avant…..

  6. ericp27 18 décembre, 2012, 18:48

    Et au bout du compte “qui va payer” les pots cassés si dans la transaction on y laisse des plumes? le contribuable……bien entendu!

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