2022, Sarkozy et les autres

2022, Sarkozy et les autres

On dira ce que l’on voudra, mais il y a comme de l’électricité dans l’air chez “Les Républicains”. A 22 mois du premier tour de la présidentielle, la droite a commencé son compte à rebours pour prendre sa revanche sur une défaite bien accidentelle, selon elle. Pour se faire, l’état-major LR planche sur tous les scénarios possibles. Des scénarios aux noms de Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Rachida Dati, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez et François Baroin. Tout un petit monde, de prétendants, plus ou moins sérieux, plus ou moins improbable. Dans cette future foire, déjà vue, un seul homme pourrait mettre tout le monde d’accord. Devinons!

Et la devinette est fastoche. Nicolas Sarkozy est le seul candidat au potentiel encore intact, unanimement reconnu chez les français votant plutôt à droite et au-delà. C’est vrai, sa défaite de 2012 après un quinquennat en demi-teinte fut considérée comme une sorte de descente aux enfers. S’ensuivit son ratage à la primaire de 2016, avec le même ressentiment chez les français. Mais Voilà, l’espérance tant attendue de 2017 n’a pas produit les fruits promis et clamés par l’actuel Président, même si le mauvais sort s’est acharné sur lui. Gilets Jaunes, grèves de longue durée à la SNCF, régime des retraite et, mauvaise cerise sur le gâteau: la crise sanitaire avec l’effondrement de l’économie. Emmanuel Macron veut remonter la pente sur tous les fronts et ouvrir un second quinquennat sur des perspectives plus glorieuses pour la France et les français. Une adéquation proche du vœux pieux et dont il convient de convaincre les français, précisément. De cette option, la droite n’en veux pas. Elle aura son candidat et le temps presse pour élaborer son projet.

Si les circonstances l’exigent

Devant la pagaille des prétendants qui s’annonce, avec primaire ou sans primaire, un homme surveille, jauge, évalue, analyse l’éventualité d’un retour. Il sait que sa candidature mettrait HS tous les autres. Cette candidature, virtuelle pour l’instant, fait réfléchir beaucoup de monde. De son côté, Nicolas Sarkozy repousse d’un revers de la main cette idée et explique qu’il n’y aura pas de retour. La sortie de son dernier livre a été l’occasion pour les commentateurs de reparler du sujet. A l’heure actuelle rien n’est tranché. Imaginons, seulement un instant, que les sondages, à 9 mois de l’élection, déterminent un second tour Macron-Le Pen. Alors, peut-être que la machine à remettre Nicolas Sarkozy sur rail deviendra réalité, avec l’accord de l’intéressé. Un cas de figure qui pourrait balayer le sacro-saint principe qui voudrait qu’un Président sortant battu, ne revient jamais.

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