Vernon-Saint Marcel, pourquoi l’idée de la fusion a capoté

Vernon-Saint Marcel, pourquoi l’idée de la fusion a capoté

Alors que la tendance générale est à la fusion de communes afin de ramener leur nombre à un niveau raisonnable, Vernon et Saint-Marcel, qui étaient sur le point de conclure un accord, ont stoppé net les démarches engagées. Officiellement, c’est Gérard Volpatti, le maire de Saint-Marcel, qui a rompu les fiançailles. La raison première, selon lui, serait le refus d’habitants de Saint-Marcel, réfractaires à la fusion. En second lieu, le risque important d’une augmentation d’impôts locaux. Derrière cette volte-face, d’autres éléments viennent contredire la thèse officielle.

Plus de 36 000 communes en France, c’est une hérésie. Depuis de nombreuses années, des élus, ayant les pieds sur terre, ont travaillé à rendre ces collectivités locales plus rationnelles, efficaces et moins coûteuses. D’autres y ont vu des intérêts personnels et conservé leur pré-carré. Pourtant, géographiquement et économiquement, rien ne justifie plus le statu quo.

Il se dit que les municipalités de Vernon et Saint-Marcel n’ont pas ménagé leurs efforts pour décider de la fusion. Elles avaient, par conséquent, toutes les données en mains avec chiffres à l’appui: l’addition de deux villes, l’une de 26 000 habitants et l’autre de 5 000, ne pouvait qu’engendrer baisse des coûts, efficacité dans la gestion en général, sans compter qu’un ensemble de plus de 30 000 habitants donne plus de poids pour l’obtention de subventions diverses, de l’État et la Région.

Lorsque Gérard Volpatti évoque une augmentation d’impôts locaux pour justifier son refus, c’est une donnée exact dans un premier temps. Augmentation qu’il convient de relativiser. Saint-Marcel devenant Vernon, la fiscalité devait être mise à niveau. En retour, les habitants bénéficiaient aussi des services rendus à Vernon, comme le souligne Hervé Herry, le président du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) de l’Agglomération, dans un rapport établi sur le sujet, (voir reportage suivant mis en ligne demain vendredi) explique que la fusion aurait été tout bénéfice  pour Saint-Marcel.

La volte-face de Gérard Volpatti

Au sein de l’équipe municipale vernonnaise se pose la question sur le changement de pied du maire de Saint-Marcel. Quelle mouche l’a piqué pour qu’il ait piétiné son discours prononcé lors des voeux de la CAPE, en janvier dernier: « Continuité géographique de nos deux villes, économies sur l’ensemble des secteurs.. » etc. Il s’est produit un évènement qui a fortement froissé Gérard Volpatti. Lequel? Caméra Diagonale le livrera samedi, sur ces colonnes…

Categories: Vernon

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