Vernon. Implantation d’une clinique psychosociale sur le site de l’ancienne caserne

Vernon. Implantation d’une clinique psychosociale sur le site de l’ancienne caserne

La première pierre de la future clinique de réhabilitation psychosociale a été posée, symboliquement, par des élus et professionnels de santé. C’est sous l’impulsion du docteur Philippe Cléry-Melin que le projet a pu être réalisé. C’est aussi un premier pas vers une couverture sanitaire normale dans le département de l’Eure, véritable désert médical dans l’offre de santé, en général.

La clinique des Portes de l’Eure

Ce sera son nom. Il n’existe que très peu de structure, dans le département, prenant en charge des personnes en situation de souffrance psychique. Ce sera possible à Vernon à partir de septembre 2015. Les travaux viennent de débuter dans l’espace de l’ancienne caserne Fieschi. C’est le groupe Sinoué, présidé par Philippe Cléry-Melin, médecin psychiatre, qui réalise le projet avec l’appui de la CAPE et la ville de Vernon. Vendredi dernier ce fut la pose de la première pierre. Premier grand chantier ouvert depuis le départ de l’armée française, en 1996. Ainsi, après 18 ans à l’état de friche, le site entame une nouvelle vie. Une première implantation qui en appellera d’autres, selon les voeux formulés par les différents partenaires.

Les soins

la clinique accueillera des personnes en situation de handicap psychique, qu’il s’agisse d’adultes et particulièrement de jeunes adultes, ou des personnes plus âgées. Elle apportera une réponse à un nouvel enjeu de santé publique: la réhabilitation psychosociale. Actuellement, la situation est catastrophique en matière de santé mentale. Insuffisance de lits et hospitalisations inadaptées, alors que chez les personnes de 15-64 ans, les affections psychiatriques représentent la 4ème cause d’Affections de Longue Durée (ALD), derrière les maladies cardiovasculaires, les tumeurs et le diabète. Le secteur de Vernon ne dispose que de 12 lits sectorisés qui ne peuvent couvrir le secteur de plus de 140 000 habitants….En 2010, 42% des patients pris en charge, en Haute-Normandie, dans les secteurs de psychiatrie, étaient hospitalisés sur une durée de plus de 9 mois. Dans l’Eure, le pourcentage était de 49,5% et cette enquête laissait apparaitre que plus de 65% des personnes hospitalisées sur cette durée de 9 mois pouvaient bénéficier d’une prise en charge et d’une accompagnement mieux adaptés, à caractère médico-social….

Ainsi, la Clinique des Portes de l’Eure proposera des spécificités de prises en charge, avec des programmes de réhabilitation psychosociale adaptés aux différents cas, comme le travail avec les familles, l’insertion socio-professionnelle, la psycho-éducation et les problèmes d’addiction, prise en charge gérontospychiatrique etc..Au total 60 lits pour la réhabilitation psychosociale dont 20 lits pour les jeunes et 20 lits pour les personnes âgées.

L’investissement et les travaux

Le groupe Sinoué a investi au total 15 millions d’euros pour la réalisation de cette clinique. C’est le Cabinet d’Architecture Carpentier-Decrette de Vernon qui a été choisi, ainsi que l’entreprise Leon Grosse, pour la construction.

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Comments

  1. Ludovic 26 mai, 2014, 10:08

    Bonjour,
    Juste une précision et une confirmation des informations de M. Alcala:
    – « 18 ans de friches »: il est vrai que le site n’a pas évolué visuellement depuis 1996, ceci ne veut pas dire que rien n’était fait depuis ce temps. Le projet a bel et bien été montée depuis le début des années 2000. Les divergences d’opinions entre la mairie de Vernon et la CAPE depuis 2008 ont considérablement fait ralentir le projet. Cependant il a pu être initié et c’est une bonne chose pour Vernon.
    – Les accords ont bel et bien été trouvés sur la mandature précédente: les élus actuels n’ont donc rien à se reprocher sur le travail réalisé. Ils n’auront d’ailleurs aucun bénéfice/aucune gloire à en retirer et aucun commentaire à faire à ce sujet dans les années à venir (s’ils restent honnêtes sur ce point).
    Quant aux idées de suspicion, ce n’est pas un mal français, mais une conséquence de tout ce que l’on voit des personnes encartées dans un parti aujourd’hui (quel qu’il soit). ‘Chaque fois’ qu’il y a conflit d’intérêt, un affaire sort quelques années plus tard sur des prises illégales d’intérêt.
    Je comprends donc la position de cactus, ben oît et anaïs (« chat échaudé craint l’eau froide »). Il ne s’agit donc pas de pilori, mais d’un acte de défense, de personnes qui croient en la démocratie et craignent la montée des extrêmes montés à chaque nouvelle affaire.
    Cependant, le projet étant arrêté, rien ne peut être reproché à M. Clery-Melin. A chacun d’entre nous de faire attention qu’aucun avenant ou autre modification soit acté à partir de ce jour, que ce soit sur la clinique elle-même, ou sur toute autre installation allant en faveur flagrante de celle-ci.

  2. Margot 21 mai, 2014, 23:22

    Curieux ce besoin chez les français de couper des têtes… Voilà un type qui apporte 100 emplois en investissant sur un territoire sinistré, qui s’engage en politique et que l’on souhaite mettre au pilori. Quand connerie et jalousie se conjuguent!

  3. Philippe D 21 mai, 2014, 19:26

    Cette installation d’une clinique psychiatrique correspond à un besoin de santé tel que les services de l’Etat l’ont déterminé et décliné régionalement par l’intermédiaire des Agences Régionales de Santé.
    Dès 2004, des groupes de santé privés avaient entrepris des démarches auprès de la Mairie de Vernon pour créer un tel établissement, l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ancêtre de l’actuelle ARS) y étant favorable, comme son directeur de l’époque Christian DUBOSQ l’avait déclaré. La conjonction malheureuse de ce projet avec l’arrêt des activités de chirurgie et de maternité de la clinique Sainte-Marie en 2005 a retardé ce projet.
    La construction actuelle ne répond donc pas à une demande locale émanant de Vernon ou de la CAPE qui n’ont aucune compétence dans ce domaine mais bien à une stratégie sanitaire exprimée officiellement dans le SROS (Schéma Régional d’Organisation Sanitaire).
    Le domaine d’intervention de la Maire s’est limité à la délivrance du permis de construire (avant l’entrée en fonction du Maire actuel) et se limitera d’ailleurs à cela.
    Il ne peut donc y avoir aucune interférence entre des fonctions électives à la CAPE ou à la Mairie et celles relevant de la gestion d’un tel établissement privé relevant d’une politique régionale de santé

  4. Anaïs 21 mai, 2014, 16:21

    Je pense que personne n’a jugé pour le moment, et comme on dit, il vaut mieux prévenir que guérir. Il est sur qu’avec son rôle de vice président à la cape, Mr Cléry-Melin s’expose à ce genre de soupçon, tous les vernonnais ne le connaissent pas personnellement pour être sûrs de ses intentions. Effectivement, par esprit de clarté, je partage l’avis de Cactus et ben oît.

  5. Bill Bocquet 21 mai, 2014, 09:35

    @ Cactus et ben oît
    Nous n’aurons aucun souci avec Mr Cléry-Melin. Sa seule grande motivation est la médecine, soigner les autres…vous, peut-être un jour?!
    Il ne profitera en rien de sa présence à la CAPE, au contraire, il va donner de son temps dans les domaines de la rénovation urbaine et aussi de la santé, dont il est un spécialiste. De quoi vous plaignez-vous d’avoir un homme compétent et désintéressé? Vos soupçons calculés sont indignes. Vous jugez et condamnez un homme, à priori. De plus, il n’y aucune irrégularité.

  6. Ben oît 20 mai, 2014, 17:00

    Je me réjouis qu’un projet de clinique psychiatrique , initié par l’ancienne municipalité puisse se concrétiser. je ferai cependant deux remarques. 1/ Lorsque l’on connaît le manque de médecins psychiatres sur le « marché » j’espère que le président du groupe Sinoué saura attirer des médecins à Vernon.2/ Je partage l’avis de cactus, afin d’éviter toute confusion ou polémique la démission de Monsieur Cléry- Meulin du conseil municipal et donc de la vice présidence de la cape me semblerait plus claire. Au fait ce Médecin est-il à Vernon depuis longtemps?

  7. José Alcala 20 mai, 2014, 14:22

    @ Cactus
    je réponds sur la base de mes propres informations. Le dossier de la clinique, sur le site de la ZAC Fieschi, a été proposé et conclu bien avant les élections municipales, à l’époque où l’actuelle équipe n’était pas formée, avec ses représentants à l’Agglo. Le dossier a été initié sous l’équipe précédente et entériné par cette dernière. Tout a été bordé à ce moment-là. Monsieur Cléry-Melin n’a accepté sa charge de vice-président de la CAPE que bien après.
    Comme vous le précisez dans votre commentaire le conflit d’intérêt n’existe pas en France. Seule une malversation avérée pourrait faire l’objet d’une action judiciaire. Je pense que ni vous ni moi n’aurons l’occasion de diffuser une telle information…

  8. cactus 20 mai, 2014, 12:23

    Bonjour José.
    Une question ?
    Est-il normal que le PDG du groupe qui construit la clinique sur le site de la ZAC Fieschi soit en même temps vice président de la CAPE qui gère l’aménagement de la caserne ?
    N’y aurait-il pas conflit d’intérêt ?
    En 2005, l’OCDE a défini le conflit d’intérêt de la façon suivante : « Un conflit d’intérêts implique un conflit entre la mission publique et les intérêts privés d’un agent public, dans lequel l’agent public possède à titre privé des intérêts qui pourraient influencer indûment la façon dont il s’acquitte de ses obligations et de ses responsabilités ».
    Dans le cas de la clinique, on pourrait vraisemblablement se trouver dans le cas de «conflit potentiel» qui désigne la situation dans laquelle, compte tenu des intérêts privés de la personne dépositaire de la puissance publique, l’exercice de telle ou telle fonction publique placerait celle-ci en situation de conflit d’intérêts.
    On est bien dans le subjectif et, en l’espèce, tout est une question d’apparence. C’est bien le cas d’une personne qui possède des intérêts personnels, c’est-à-dire de nature privée, susceptibles d’influer ou de paraître influer sur l’exercice de ses fonctions.
    Le conflit d’intérêt n’est pas, en droit français, un délit, contrairement à l’Angleterre ou les USA.
    Monsieur Cléry-Melin, que je ne connais pas, est certainement un parfait honnête homme et un excellent professionnel. Et c’est justement pour qu’aucun problème de confiance ne vienne ternir son image, qu’une simple forme de déontologie consisterait pour lui à renoncer à son poste de vice-président. Ca aurait le mérite de clarifier les choses et d’éviter des risques de soupçons éventuels de prise illégale d’intérêt (qui est un délit).

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