Vernon, meeting à l’hôpital

Vernon, meeting à l’hôpital

Sébastien Jumel, député communiste de Seine-Maritime devait tenir meeting dans le hall de l’hôpital. Sa charge de travail l’en a empêché et c’est Hubert Wulfranc, son collègue de Saint-Étienne-du-Rouvray, qui l’a remplacé au dernier moment. Ce dernier, maire, à l’époque de l’attaque terroriste de l’église de la commune où fut assassiné le Père Hamel le 26 juillet 2016, a été élu député en juin 2017. Comme l’ensemble du groupe communiste de l’Assemblée, Monsieur Wulfranc est également préoccupé par la réforme qui s’annonce. Résumé vidéo:

Le PCF de l’Eure, appuyé essentiellement par la CGT, a toujours été aux avant-postes pour la défense des services publics en général et de l’hôpital public en particulier. A Vernon, la situation est récurrente. Elle a commencé en 2009 avec la fusion de l’hôpital local et du nouveau centre hospitalier d’Évreux. L’établissement de Vernon est devenu, ainsi, Centre Hospitalier Intercommunal avec tout ce que la situation entraine comme réformes diligentées par la grande trouvaille de la ministre de l’époque, Roselyne Bachelot: l’Agence Régionale de Santé (ARS). Une structure de plus qui s’ajoute à d’autres, lesquelles s’empilent sur de plus anciennes. Son but: moderniser et rationaliser l’offre de soins et de veiller à la bonne gestion des dépenses hospitalières et médicales4. Pour les syndicats, c’est l’effet inverse qui a été obtenu. On le voit, c’est un fiasco des plus patents de Madame Bachelot, ministre de la Santé de 2007 à 2010…

Madame Bachelot, pour rappel, a laissé des ardoises dont la plus fameuse, dans le sens de l’ineptie, a été les fameux vaccins commandés par wagons entiers, dont la plupart n’avait pas trouvé preneurs. Coût total de l’opération: 712 millions d’euros avec 28 millions de doses détruites, 12 millions de doses données à l’OMS et une résiliation de 50 millions de doses qu’il a fallu indemniser pour un montant de 48 millions d’euros. La perte sèche a été de 383 millions d’euros…

…Depuis le passage de Roselyne Bachelot et la création des ARS, l’hôpital est toujours malade et n’arrive pas à se faire hospitaliser dans un bon établissement. Sa réforme, de 2010, n’a pas transformé l’hôpital et les conséquences pour les personnels et les patients se dégradent de jours en jours, à entendre les syndicats qui souhaitent rompre dans l’intérêt de tout le monde avec « les méthodes dépassées des ARS ». Ils craignent que la réforme qui s’annonce ne règle rien à la situation. C’est ce qu’ils sont venus dire aux personnels, vendredi dernier.

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