Vernon, la ministre explique sa loi Travail

Vernon, la ministre explique sa loi Travail

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail et Sébastien Lecornu son collègue du gouvernement, ont foulé le sol vernonnais pour la bonne cause, ce vendredi après-midi. Il s’agissait, avant tout, d’expliciter la nouvelle loi Travail évoquée en Conseil des ministres ce même vendredi matin. L’occasion, aussi, d’inaugurer le nouveau bâtiment du Pôle des Compétences, situé rue des Carreaux. Les ministres y ont rencontré des professionnels de l’insertion. Muriel Pénicaud et Sébastien Lecornu  sont allés ensuite à la rencontre d’élus et de chefs d’entreprises, sur le Plateau de l’Espace. Vidéo, extrait sur la partie Apprentissage:

C’est le deuxième volet de la réforme du marché du travail. Le projet de loi présenté ce même jour en Conseil des ministres porte sur la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance-chômage. Il fait suite à la réforme du Code du travail adopté en septembre dernier et a pour thème « Pour la liberté de choisir son parcours professionnel ».

L’apprentissage

L’idée force de la loi est une simplification totale de ce qui s’apparente à un véritable parcours du combattant, jonché de pièges, chausse-trappes, rigidités et, parfois, incompétences à tous les étages. S’ajoutent les innombrables structures de formations plus ou moins fantaisistes qui coûtent des centaines de millions sans que l’on connaisse, avec précision, l’utilisation de cet argent. Ainsi, la future loi prévoit la suppression des subventions tout azimut pour recentrer le financement dans chaque Centre de Formation des Apprentis (CFA), au contrat signé avec un barème par formation. Terminé aussi le pouvoir administratif des Régions qui s’étaient octroyés sans compétence, sans être compétentes en réalité.

Réticences des enseignants

A Vernon, Muriel Pénicaud dit vouloir « déverrouiller les verrous », c’est-à-dire casser les blocages qui, depuis des années, empêchent des jeunes d’entrer dans la vie active dès l’âge de 16 ans en choisissant l’apprentissage ou les filières Bacs pros. Pourtant il existe un verrou qui résiste étrangement, c’est le « niet » des enseignants. Ces derniers sont totalement réfractaires à l’apprentissage.

(NDLR) La « 2ème armée au monde, après l’armée chinoise, 1 million au total » (NDLR: le journaliste Thierry Desjardins 1999), rechigne à « envoyer des jeunes dans des camps de travail » (NDLR: Pierre Maurois en 1984). C’est vrai qu’ils préfèrent les envoyer dans les couloirs des universités pour faire psycho. C’est plus chic, mais cela ne correspond à rien…La question a été posée, par Caméra Diagonale, à la ministre, à sa sortie. (voir vidéo)

La Formation professionnelle

Ce secteur est également une usine à gaz, doublé d’un gouffre financier. Le gouvernement souhaite, une fois pour toute, y mettre de l’ordre dans l’intérêt des bénéficiaires. Des dispositifs issus des précédentes réformes seront renforcés. A la fin de cette année sera créée une Agence nationale chargée de regrouper les nombreux organismes paritaires. Ces derniers étaient entre les mains des régions, syndicats patronaux et syndicats de salariés. Ce sera fini en grande partie, mais continueront, de manière encadrée, à participer à la gestion.. L’agence, « France Compétences », nom de l’Agence, aura la main sur la distribution des fonds mutualisés, de la qualité des formations et de la régulations des tarifs. Une logique s’imposera avec la libéralisation du marché de la formation, avec un compte personnel de formation en euros. Le bénéficiaire pourra, ainsi, acheter la formation de son choix, sans intermédiaire…

l’Assurance-Chômage

La loi s’appliquera le 1er janvier 2019. L’idée défendue par Emmanuel Macron porte, en premier lieu, sur une indemnisation des salariés souhaitant quitter volontairement leur emploi. Mesure allant de paire avec la mise en place d’un processus bonus-malus pour encadrer le recours aux contrats courts. Changement aussi du système de sanction des chômeurs et promesse est faite qu’il s’agira davantage de cohérence dans le parcours du chômeur et non d’une « punition ». Le texte prévoit l’arbitrage de l’État dans les négociations avec l’Unédic.

Muriel Pénicaud a ensuite donné la parole à des chefs d’entreprises, pour un échange. Globalement, ils approuvent le texte sur la loi Travail.

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