Vernon, Gérard Volpatti va être viré samedi

Vernon, Gérard Volpatti va être viré samedi

Éditorial

Est-ce qu’il méritait d’être traité de cette manière? Chaque élu de la nouvelle Agglo apportera sa réponse. Gérard Volpatti, l’un des cofondateurs de la Communauté d’Agglomération des Portes de l’Eure, président depuis 2008, va être licencié par un groupe d’actionnaires de la nouvelle structure, telle une multinationale qui se sépare de l’un de ses directeurs. Il ne va pas le montrer, mais le président sortant et sorti, en a gros sur la patate. Contre mauvaise fortune il fera bon coeur. Les allocutions, probables, vont le porter au firmament des meilleurs. Il sera adoubé, remercié, félicité à telle enseigne que l’on se demande bien pourquoi il est jeté de la sorte? En filigrane, se dessine la dure réalité. Celle qui aura eu raison de l’élu raisonnable dominé par une force invisible qui souhaitait son départ. Gérard Volpatti a été un président d’Agglo honnête et généreux. Il aurait pu donner toute son énergie s’il avait été le vrai maitre à bord. La politique s’en est mêlé et l’homme n’était pas un vrai politique. Il devait répondre à certaines contingences et s’y est refusé. Il a voulu agir selon des réalités de terrain et on lui a guidé la main. Il s’est rebiffé et le couperet est tombé. Évidemment, ce ne sera pas la version officielle, c’est pourquoi tout se passera bien, comme il se doit, entre gens bien élevés. Caméra Diagonale salue l’ancien président de l’Agglo, qui pourtant, n’a pas toujours été tendre avec lui.

Demain, lors de l’installation de la SNA, il fera ses adieux en tant que responsable, mais restera dans la structure. Les cartes seront redistribuées. Le nouveau président sera Frédéric Duché (informations dévoilée par Caméra Diagonale le 13 septembre dernier, cliquer ici: http://cameradiagonale.fr/vernon-agglo-nouvelle-formule-nouvelle-equipe-dirigeante/) 

 

 

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Comments

  1. Mary jean-claude 12 janvier, 2017, 23:36

    Je ne sais pas par qui Mr Volpatti a « été viré » mais ce que je sais, c’est qu’en tant que Président de la CAPE de 2008 à 2014, il n’a pas su mettre en oeuvre une politique à la hauteur de la situation . D’abord, il s’est enfermé dans un conflit avec Vernon qui était en fait le conflit droite-gauche habituel avec ses mesquineries et ses chamailleries au lieu de mettre en oeuvre une ouverture qui aurait pu être source de compromis bénéfiques à tous et à l’intérêt général. Etait-il sous l’influence de l’UMP ?Je n’en sais rien , toujours est-il qu’il s’est prêté à ce petit jeu sans sourciller pendant tout le mandat .
    Ensuite, sa ligne politique ( et celle du petit groupe qui prenait les décisions) a été d’une manière constante de faire des économies . Certes , il fallait être prudent et nous entrions dans une période où les budgets nécessitaient plus de rigueur . Mais ce n’était absolument pas une raison de refuser de comprendre qu’il y avait des initiatives à prendre pour dynamiser la CAPE en élaborant un projet de territoire s’appuyant sur les acteurs locaux , mobilisant l’épargne citoyenne et associant capitaux privés et publics dans des structures adaptées ,. La transition écologique, l’agriculture bio , des filières pour la construction étaient aussi des sources de création d’emplois . Mr Volpatti et ses collègues du petit groupe dirigeant n’ont pendant 6 ans entendu et répété qu’une seule chose : faire des économies et pousser à l’arrivée de Mac Arthur Glen ( à l’époque du développement du commerce en ligne et de la nécessité de réduire les émissions de GES ) . Fermer tout débat comme ils l’ont fait, même celui sur la LGV, ne pouvait qu’aboutir à la stagnation. Maintenant depuis 2014, ce n’est certainement plus lui qui tenait le gouvernail

  2. Antoine Bedel 12 janvier, 2017, 16:14

    Madame Thiébot,
    Si le terme « menace » vous chagrine, je le retire. Toutefois, il y a ici dans l’Eure suffisamment de témoins pour dire que lorsque vous aviez été sollicitée par Hervé Morin pour figurer sur sa liste, Monsieur Miraux vous l’avait fortement déconseillé. Mais oui, son « conseil » comportait un message subliminal. Il ne pouvait supporter Morin qui présentait une liste contre l’UMP. Oui, je l’affirme, il vous a fait comprendre que vous ne pouviez être sur une liste opposée à l’UMP et en même temps l’adjointe d’un maire UMP. Prenez-le comme vous voudrez, mais ce que je dis est une réalité; OUI, vous aviez manqué de courage!
    Je vous renvoie la politesse: vu de France, où je travaille, votre tentative de défense me semble, vraiment, dérisoire.

  3. Bill Bocquet 12 janvier, 2017, 13:01

    @ Ben Oït
    Désolé. Que Gérard Larcher soit intervenu pour faire nommer Mr Miraux inspecteur général, c’est possible. Mais celui qui est monté au créneau auprès du ministre de l’Education, c’est Bruno Le Maire. Son intervention a été déterminante. A mon tour de vous rectifier: ce n’est pas inspecteur, mais inspecteur général.

  4. Dominique Thiébot 12 janvier, 2017, 03:40

    Monsieur Bedel, vous avez une curieuse façon de vouloir rafraîchir la mémoire de Monsieur Miraux en racontant n’importe quoi à mon propos. Je n’ai jamais été menacée de quoi que ce soit par Monsieur Miraux, avec lequel j’ai toujours travaillé en bonne intelligence. Je suis connue pour avoir le courage de mes opinions et de mes décisions. Vu d’Haïti, où je travaille, votre commentaire me semble dérisoire.

  5. Ben Oït 11 janvier, 2017, 17:40

    Bill Bocquet, vos sources sont inexactes, Monsieur Miraux « lâché » par les siens pour reconduire son mandat de sénateur a pu accéder à un poste d’inspecteur de l’éducation nationale grâce à Gérard Larcher président alors du sénat. Il faut rendre à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu.Désolé de vous contredire.

  6. un élu dans la salle 11 janvier, 2017, 14:56

    A tous,
    Vous êtes très durs avec Jean-Luc Miraux. Aujourd’hui , qu’il est retiré, il n’est bon qu’à jeter aux chiens. Pourtant il été à l’origine de la création de la CAPE. Gérard Volpatti avait pour lui des yeux de Chimène. Les deux hommes se respectaient et s’appréciaient. Puis le maire de Saint-Marcel a tourné casaque. Jean-Luc Miraux a aussi été un premier vice-président du conseil général de l’Eure, chargé des Finances. Ce n’est pas rien. Maire de Pacy-sur-Eure, président du RPR de l’Eure, sénateur de l’Eure, maire de Vernon. Vous voudriez maintenant le considérer comme quantité négligeable. C’est mesquin, injuste et ridicule.

  7. Bill Bocquet 9 janvier, 2017, 14:38

    « La nouvelle politique prônée par certains », dit Monsieur Miraux. Qui sont ces « certains ». Il pense peut-être à Monsieur Lecornu et Monsieur Le Maire? Mais oui, c’est bien sûr! Bruno Le Maire qui avait obtenu, pour Jean-Luc Miraux, auprès de son collègue Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale en 2008, qu’il fut recasé comme Inspecteur Général de l’Education Nationale après sa défaite aux municipales et sa non reconduction au sénat. Après avoir hésité, le ministre accepta cette nomination alors que Monsieur Miraux n’était pas professeur de lycée, mais de collège et qu’à ce titre il ne pouvait prétendre qu’à un poste d’inspecteur et non d’inspecteur général. Ce « fromage de la République », terme employé par Monsieur Miraux lui-même, lui rapporte 5 000 € mensuels. En remerciement, il dénonce aujourd’hui ceux qui l’ont aidé hier.

  8. Antoine Bedel 8 janvier, 2017, 19:49

    Monsieur Miraux
    Vous êtes un tantinet culotté. Votre critique est vraiment mal venue. Vous-même, lorsque vous apparteniez à l’UMP, n’aviez pas tendance à vous montrer expéditif avec ceux qui ne marchaient pas au pas? Je vous rafraichi la mémoire avec un seul exemple: en 2004, pour composer sa liste régionale à connotation UDF, Hervé Morin fit appel à l’une de vos adjointes à la mairie. Vous aviez menacé cette personne de lui retirer sa délégation d’adjointe si elle s’avisait à rejoindre la liste de Morin. Madame Thiébot, pas très courageuse, d’ailleurs, renonça à figurer sur cette liste pour conserver sa charge. Cela s’appelle du chantage. Alors, vous devriez vous faire plus discret.

  9. RAOULT E. 8 janvier, 2017, 17:38

    Je crois que le Miraux qui s’exprime ici n’est pas Jean-Luc. Le professeur de lettres s’exprime correctement. Il n’écrirait pas »kleemex » , »A qui le suivant ». Il ne parlerait pas non plus de « jeu tragique » pour qualifier la transformation de la CAPE en NSA. Et puis il a été sénateur pendant dix ans (de 1998 à 2008) ; personne ne l’a jeté comme un kleenex. Il a été maire de Vernon mais les urnes lui ont préféré le PS (hélas) à 20 voix, peut-être à cause de la barrière qui obstruait l’avenue Montgomery à peine terminée, empêchant les votants d’admirer l’oeuvre de sa mandature.
    A noter que la NSA (ex CAPE) a du succès hors de ses murs puisque d’Evreux parviennent des commentaires… hors de propos ! Notre agglomération s’est étendue, ruralisée. Marine Le Pen voudrait bien « s’intégrer dans le fruit » à son tour. Mais monsieur Frédéric Duché est le Maître à bord. Tant mieux.

  10. Thibsib 8 janvier, 2017, 16:27

    En politique, il faut, trop souvent, se méfier d’avantage de ses amis que de ses ennemis …

  11. Philippe BRENNETOT 8 janvier, 2017, 14:29

    En même temps nous sommes aussi ici sur une situation d’arroseur arrosé !

    On ne peut pas avoir participé à écarter (voir à détruire) certains politiques et s’étonner de faire partie de la charrette un autre jour !!!

    Souvenez-vous de Ladislas Poniatowski … ! qui fut éjecté après avoir lui même participé à éjecter !!!

    Le système j’éjection pour ne pas dire de déjections lol à pour but de mettre dans la boucle ceux qui demain ne seront plus !!!

  12. Miraux 8 janvier, 2017, 12:03

    Vous n’aviez pas encore compris que la « nouvelle politique » prônée par certains consiste à s’intégrer dans le fruit, à flatter, à embrasser, puis le but atteint, de jeter tel un kleemex…
    Une nouvelle proie se dessine alors, et le jeu tragique recommence… Â qui le suivant???

  13. RAOULT E. 7 janvier, 2017, 08:28

    Juste une interrogation : Qui est « ON » ? « Une force invisible qui souhaitait son départ ! On lui a guidé la main. Le traiter de cette manière… » Le genre pleurnichard ne sied pas à monsieur Volpatti. Il avait avisé la presse, depuis longtemps, qu’il comptait se retirer à mi-mandat pour céder la place à l’ingénieur madame Caron, sa première adjointe. Il ne l’a pas fait. C’est elle qui est donc partie. Il s’entendait fort bien avec M. Lecornu. On ne les voit plus ensemble sur les photos depuis la nomination de M. Lecornu à la présidence du Département et la nomination à la mairie de Vernon de M. Ouzilleau. D’ailleurs, la fusion de Saint-Marcel avec Vernon était inscrite noir sur blanc, on en garde les traces dans la presse. Cette entité pesait son poids. Un événement heureux, imminent. Mais cette décision a été effacée par « ON ».
    Qui donc est ce mystérieux « ON » ?

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