Vernon, Aldous Huxley raconté par Jean-Claude Mary

Vernon, Aldous Huxley raconté par Jean-Claude Mary

Ancien vernonnais, aujourd’hui retiré dans l’Allier, Jean-Claude Mary publie son premier livre. D’emblée, l’ancien élu choisit un sujet, sans doute, pas grand public mais c’est précisément dans une démarche pédagogique qu’il se propose de raconter la vie du philosophe, écrivain, militant pacifiste du britannique Aldous Huxley né à Goldaming au Royaume-Uni, le 26 juillet 1894 et mort le 22 novembre 1963 à Los Angeles. Jean-Claude Mary, avec son expérience de professeur de sciences humaines et sociales, d’élu local pendant près de vingt ans, de militant écologiste et de participant à plusieurs instances de réflexion sur l’école, ne pouvait qu’apprécier un auteur qui, dès les années vingt, avait compris le système économique et ses effets destructeurs. Huxley aurait pu être qualifié d’économiste au sens où Bernard Maris le titrait à propos de Houellebeck;

Mal-être personnel et vive critique des comportements humains ont conduit A. Huxley vers une quête éthique et spirituelle incessante.

Auteur d’un des livres les plus célèbres, Le meilleur des Mondes, si son nom est aujourd’hui encore connu, le reste de son œuvre est oublié comme ses essais historiques (Les Diables de Loudun, L’éminence grise), ses romans (dont Contrepoint, Temps futurs, Jouvence), ses essais politiques (La fin et les moyens ou Science, paix et liberté). Pourtant, ses intuitions quant à l’évolution de la société furent prémonitoires : à propos de la science, des stupéfiants, du cauchemar transhumaniste, etc. Il fut deux fois l’écrivain phare de la jeunesse étudiante : en Grande-Bretagne après la 1ere guerre mondiale et trente ans plus tard sur les campus américains. Comme Houellebecq, il avait compris que l’hégémonie de l’économisme et du divertissement présente tous les risques de désarroi des individus face à leur condition de mortels. Il n’est donc pas étonnant de constater des points d’articulation entre les œuvres de ces deux auteurs : Les Particules élémentaires sont comme une prolongation du Meilleur des Mondes et La Possibilité d’une Ile comme un écho à Île écrit peu avant la mort de Huxley. L’un et l’autre ont d’abord en commun un même souci premier du destin humain individuel et collectif auquel Huxley, à la différence de Houellebecq, donna une réponse religieuse.

Categories: Eure, Vernon

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*