Un torche-cul nommé Closer

Un torche-cul nommé Closer

Editorial. Dévoiler l’homosexualité d’un responsable politique, c’est du journalisme de bas-caniveau. La responsable de cette parution devrait être condamner par les lecteurs eux-mêmes à ce que ceux-ci s’abstiennent d’acheter son torche-cul. Personne n’a le droit de s’immiscer dans la vie privée d’autrui. Seule la personne concernée peut le faire de sa propre volonté. Madame Pieau, petite cervelle et grande gueule s’autorise, de temps à autre, ce que les nazis pratiquaient sur la grande échelle, l’emprisonnement en moins. Florian Philippot n°2 du Front National, dénoncé à la vindicte populaire, n’a pas à supporter cette injustice au prétexte que les idées qu’il défend peuvent incommoder et plus encore. La vie privée est une sphère inviolable et chacun doit en bénéficier au plus haut degré. Par sa lâche saloperie, la patronne du torche-cul sous-entend que l’homosexualité serait une perversion, ou une maladie. Photographier le leader du FN en compagnie de son ami et sans son consentement, dénote bien la mission cradingue de Closer: vendre à tout prix et quel qu’en soit le prix. Le torchon consacre un budget pour faire face aux divers procès. cela s’apparente à de la préméditation. Les juges devraient être implacables. Il en irait de même si, par exemple, un journaliste dévoilait les noms de collaborateurs homosexuels de Closer.

Photo d’illustration: couverture d’un n° de Closer

Categories: France

Comments

  1. Henri Clément 15 décembre, 2014, 21:23

    Merci, Monsieur Alcala pour ce reflexe salutaire qui vous honore.
    Reconnaissons cependant que parallèlement à cette indiscrétion médiatique déontologiquement condamnable, l’intégration de l’UMPiste Sebastien Chenu par Marine Le Pen au RBM pose problème : comment revendiquer la vie privée de l’un (Philippot), quand l’autre, le nouveau venu (Chenu), en fait un cheval de bataille politique ? L’homosexualité est un fait privé respectable, être « gay » est un fait politique qui n’a d’ailleurs rien à voir avec l’homosexualité et surtout rien de compatible avec le FN.
    Je cherche la cohérence dans les indignations… sans la trouver.

  2. Gondor 14 décembre, 2014, 16:45

    Vous avez bien raison, mais je préfère encore acheter mon papier-toilette en supermarché, ça pollue encore moins !
    Mais maintenant que faire quand des choses aussi immondes sont commises au nom de la liberté de la presse (déclaration de la dame en question) ? La solution serait (pour moi) d’interdire ce genre de torchon, mais j’imagine déjà les discussions âpres autour du choix à faire dans les « interdictions » … Dans certains cas, dont celui-ci, la Liberté de la Presse (j’ajoute les majuscules !) a bon dos !

  3. RAOULT E. 14 décembre, 2014, 15:02

    Je ne comprends pas ce qu’on reproche à CLOSER à propos du fiancé de M. Philippot. Cet homme politique, qui se trouve être FN, a acquis du gouvernement actuel la liberté d’épouser un homme. C’est une loi. Les homosexuels (y compris les proches de Marine) vivront désormais entre eux, hériteront les uns des autres sans élément féminin dans leur couple. Pour être respectables, pour être comme tout le monde, ils n’auront plus besoin d’épouser une jeune femme un peu niaise fermant (ou pas – mais ça ne changeait rien) les yeux, ce qui leur évitait – en outre – d’avoir à tenter la GPA. Que ce monsieur, politique ou anonyme, se promène DANS LA RUE avec « son fiancé », en 2014 n’est ni un scoop, ni un délit. Et CLOSER ne fait pas pire que PARIS-MATCH exhibant sur une couv’, avant les Présidentielles de 2007, Madame Cécilia SARKOZY, une grande dame (qui ne fut que peu de temps la Première) en compagnie de son « amant présumé » Elle est là, la saloperie, dans le désir de nuire et de flétrir des paparazzi. Les homosexuels, qu’on va s’habituer désormais à voir et à honorer pour ce qu’ils sont dans dans la rue, dans les romans, dans un paquet de films ou lors de leur présentation ( Lambert Wilson, par exemple, embrassant son metteur en scène sur la bouche – lors de la sortie du drame relatif aux moines assassinés en Algérie – s’affichent à présent – parfois avec une certaine morgue – là où ils se planquaient auparavant en vertu d’un conformisme bien compris (tels Mauriac, Simone de Beauvoir, Charles Trenet, Jean Marais etc.

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