UMP. Bruno Le Maire remonte sur son cheval pour battre Nicolas Sarkozy

UMP. Bruno Le Maire remonte sur son cheval pour battre Nicolas Sarkozy

Il est celui, des leaders de l’UMP, qui apparait le plus souvent sur les écrans de la télévision, toutes chaines confondues. Si l’on y ajoute radios, presse nationale quotidienne et magazines d’information, Bruno Le Maire est l’homme qui informe le mieux et le plus sur ses intentions politiques. Informer est un euphémisme. En réalité il tire à l’arme lourde, sur François Hollande au passage, mais surtout contre les dirigeants de l’UMP et plus haut encore….

Il y a quelques mois, Bruno Le Maire estimait que trois mandats de 5 ans pour un député, sont largement suffisants. Donc 15 années de présence à l’Assemblée Nationale. Si l’on fait le bilan, à ce jour, il reste au député de l’Eure 8 années à couvrir. Huit ans, cela mène à la présidentielle de 2022…Bruno Le Maire aura, alors, 53 ans. Jeune!

UMP contre UMP

Se prépare-t-il à cela? Tout permet de le penser à voir son projet, politique et technique, qu’il met en oeuvre pour y parvenir. Première étape, il veut être le prochain président de l’UMP. Mille raisons l’y poussent. D’abord, les récentes affaires scabreuses qui ont fait imploser l’UMP. A l’intérieur, des tendances, des clans, des « copains et aussi des coquins ». Le « fric » était au coeur de cette révolution de Palais: salaires exorbitants, indemnisations incontrolées, avantages de toutes sortes. Des dirigeants d’hier, sous la présidence de Copé, se seraient « goinfré » au nez et à la barbe des autres, tombés des nues. L’on a appris, depuis cet épisode, que Copé ne « savait rien, n’était au courant de rien ». Son homme de main, aujourd’hui viré du parti et député européen, est allé sur une chaine de télé pour faire son méa culpa mais n’a jamais dit où étaient passés les millions d’euros subtilisés à l’UMP, via Bygmalion.. Préalablement, le parti vécut le combat fratricide, pour la présidence de l’UMP, à l’automne 2012, entre François Fillon et Jean-François Copé…Enfin, dernier épisode en date: les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy et le déchainement d’une camarilla contre son retour….Des épisodes que Bruno Le Maire excècre, d’où sa décision de mener le combat pour « que tout change ».

Ecarter Sarkozy et Fillon

« Tourner la page du passé pour rebâtir autre choses » lance-t-il sur les télés. Dominique de Villepin, son ancien patron de Matignon, lui conseille de se « blinder ». Il monte alors en pression, « Je remonte sur mon cheval pour gagner, parce que je ne me tairai pas…je ne m’arrêterai pas, je ne plierai devant personne!« . Des mots qui désignent directement François Fillon et Nicolas Sarkozy. C’est à eux qu’il doit d’avoir été écarté du ministère des Finances, en 2010, alors que promesse lui avait été faite. Touché par cette ingratitude, Bruno Le Maire s’absteint, néanmoins, de critiquer publiquement la « trahison » des deux chefs d l’exécutif…

Nicolas Sarkozy, devant « les prétentions », de son ancien ministre de l’Agriculture, n’a aucune tendresse particulière « Bruno Le Maire, c’est celui qui quand il passe à la télé, les français changent de chaine », lâche-t-il un jour devant un parterre de journalistes. Plus rien ne lie les deux hommes. Bruno Le Maire n’en est que plus motivé. A l’adresse de François Fillon, le député de l’Eure est plus direct, « les français ne veulent pas d’un comptable à l’Elysée ».

Bruno Le Maire cerné

La guerre est déclarée. Toutefois, François Fillon n’est plus candidat à la présidence du parti. Nicolas Sarkozy attend le bon moment pour se déclarer. Ses partisans souhaitent sa candidature. Il y aura, très probablement, des primaires avec 3, 4, ou 5 candidats. Si Nicolas Sarkozy est en tête au premier tour et Bruno distancé de peu, une campagne pour des ralliements se jouera entre les deux tours. C’est l’hypothèse la plus probable. Un duel qui pourrait mettre Nicolas Sarkozy en difficulté, situation que les sarkozistes veulent éviter à tout prix, d’où une période de haute turbulence qui s’annonce pour Bruno Le Maire, d’ici novembre prochain.

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Comments

  1. Philippe Hachet 21 juillet, 2014, 06:38

    hachet philippe
    hachet philippe a dit :
    Nous nous souvenons de Nicolas Sarkozy dénonçant avec véhémence le fait que les agriculteurs ne pouvaient survivre sans les aides publiques. Qu’a fait son ministre de l’agriculture Bruno Lemaire? Aujourd’hui,la situation n’a pas évolué. Quant aux jeunes nouveaux maires UMP (soi disant proches de Bruno Lemaire)de communes de l’Eure, on les découvre aujourd’hui inexpérimentés et paniqués devant la gestion communale. Que ça soit « Pierre », « Paul » ou « Jacques », on se souvient qu’en 2012, des spécialistes déclaraient qu’il faudrait 10 ans pour relever la France de l’état catastrophique dans lequel l’UMP l’a mise. Il apparaît aujourd’hui irresponsable et honteux que des Françaises et des Français puissent demander que ce parti revienne au pouvoir. Ce parti est qualifié par certains de ses adhérents lucides comme étant en « faillite morale,financière et frauduleuse ». Tout comme d’autres pays l’ont compris, la bonne gestion se trouve aujourd’hui hors des partis traditionnels; elle est chez les citoyens eux mêmes, lorsqu’ils auront décidé de prendre leur avenir en mains. Philippe Hachet

  2. E. RAOULT 19 juillet, 2014, 19:25

    RAOULT E. a dit :
    Je sais, d’ores et déjà, que je ne voterai en aucun cas pour un Président de la République dont la concubine (répudiée) a passé ses nerfs, pour 3 millions d’euros, sur le Mobilier National – affaire étouffée. Pas plua que je ne voterai à l’avenir pour un Président dont les chiens, lâchés à travers les salons de l’Elysée, se faisaient les dents sur les dorures de meubles historiques et dormaient sur les coussins des fauteuils d’époque (notre patrimoine à nous, 65 millions de péquns) où ils laissaient leurs poils et – probablement aussi – leur urine, pour des millions d’euros payables par cet imbécile collectif qu’est le contribuable. Un locataire doit avoir à coeur de laisser les lieux en état (c’est la moindre des choses) et de ne pas infliger aux propriétaires (nous tous, Français) la charge de réparations impossibles, quand ce n’est pas la tristesse de disparitions définitives. Le reste est affaire d’encartés.

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