Syrie. Jean-Louis Borloo a trouvé un petit moyen d’exister


BorlooIl passe en boucle sur les télés depuis hier soir, pour dire sa vérité à laquelle il ne croit pas une seconde. C'est sa manière, à lui, d'exister un peu après s'être fait humilié tout au long du précédent quinquennat. Le conflit syrien lui permet une posture dont la seule raison est de contrer l'actuel Président de la République, attitude qu'il ne pouvait se permettre avec l'ancien. 

Faut-il s'engager en Syrie, auprès des Etats-Unis? Le Président américain préfère l'approbation du Congrès avant d'arrêter les massacres perpétrés par Assad et l'emploi des armes chimiques. François Hollande observe, quant à lui, l'article 35 de la Constitution qui l'autorise à informer le Parlement sans vote décisionnel. Naturellement, il ne saurait être question de s'engager sans les Etats-Unis.

Sur l'aspect technique, d'une éventuelle intervention, les frappes seraient aériennes et ciblées, sans engagement terrestre. Il s'agit et le monde le comprend ainsi, de stopper l'emploi d'armes chimiques, aujourd'hui avéré. La régime syrien aurait tué, à ce jour, plus de 100 000 personnes. Si l'on juge que ce conflit n'est pas l'affaire des démocraties, alors effectivement que le peuple syrien aille se faire pendre et nous fiche la paix, si l'on peut utiliser cette formule de langage….

Nous avons au moins une exemple historique récent: Si la France, comme d'autres Pays en Europe, était intervenue auprès de la République espagnole, en 1936, l'Espagne n'aurait pas subi 40 années de dictature franquiste avec toutes ses conséquences économiques et humaines, notamment avec la fuite de près d'un million de réfugiés vers la France (300 000), l'Italie et l'Argentine.

Jean-Louis Borloo, souvent en demi-teinte

Le président de l'UDI tourne casaque. Le centriste, dans son costume reversible, exige un vote du parlement, contraire au texte constitutionnel et enjoint le Président de la République à ne pas suivre les américains. Jean Lecanuet doit faire des bonds dans sa tombe… En fait, Jean-Louis Borloo après avoir été écarté par Nicolas Sarkozy, tente un retour tout en rondeur démagogique.

Le ton juste d'Alain Juppé

L'ancien ministre des Afaires Etrangères de Nicolas Sarkozy, interrogé sur le même sujet, a eu un discours responsable ou la logique primait sur la vocifération. Pour Alain Juppé "ne rien faire serait inacceptable, mais intervenir présente un très haut risque…Il faut y aller, mais sous certaines conditions…C'est un dilemme épouvantable, pour nous autres politiques, quel que soit le bord".

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Comments

  1. Elbé 9 septembre, 2013, 23:34

    @HACHET Philippe
    N’avez-vous pas remarqué que le coup du gaz en Syrie est bien parti pour faire pschiiitt! depuis quelques jours?
    Et que le président (sic) Hollande va se retrouver une fois de plus seul, avec ses lunettes mouillées…

  2. HACHET Philippe 9 septembre, 2013, 17:58

    Pour donner un peu plus d’objectivité au débat,il ne faut pas oublier que François Hollande a été primé par l’UNESCO pour l’intervention exemplaire de la France au Mali.Guerre rendue obligatoire par la politique des affaires étrangères menée par M. Sarkozy et M. Juppé…
    Il faut noter aussi que nous n’entendons plus nos militaires se faire qualifier « d’amateurs » par l’ancien President de la république, Chef des armées.
    Nous ne voyons plus de militaires être victimes d’agressionS mortelles sur notre propre territoire.
    En ce qui concerne la Syrie, François Hollande a joué, au niveau Européen, un rôle moteur; 11 pays, se sont unis; l’ Allemagne s’est retrouvée à la remorque de la France; ce qui n’était pas arrivé depuis fort longtemps.

  3. José Alcala 7 septembre, 2013, 00:26

    @ Elbé
    Vous ne m’avez aucunement blessé. J’étais seulement obligé de rétablir une réalité. Toutefois, si j’avais été un immigré politique ou économique, j’aurais pleinement assumé, sans honte aucune.

  4. Elbé 3 septembre, 2013, 20:40

    Cher José, j’admet avoir été un peu rapide, tout en ayant utilisé le terme « peut-être ».
    Mais votre rapprochement avec l’Histoire en 1936 m’a rappelé les commentaires pré-mâchés et mono-orientés entendus ou lus dans TOUS les médias depuis quelques jours.
    Je vous prie de bien vouloir m’excuser si je vous ai blessé, je vous garde mon entière confiance journalistique.
    Comme on dit, J’suis parfois un peu vif…!

  5. Henri Clément 3 septembre, 2013, 19:14

    Borloo est un politicard qui bricole une manœuvre avec le même sérieux que celui dont le Guignol de l’Elysée, honte internationale, fait preuve avec la question Syrienne.
    Sarko a commis son crime contre le peuple Lybien, Flamby commettra peut-être le sien en Syrie. Il ajoutera ce crime au passif déjà lourd des socialistes dans les guerres post-coloniales.
    Rien de pire que les mous au pouvoir : il tapent sur les faibles et plient devant les forts !
    La thèse du méchant dictateur qui tue son peuple avec des armes chimiques est un enfantillage pour bobos décadents, qui rallie une classe politique perlée de repris de justice faisant la morale, et prompte à mettre le peuple en esclavage pour dette, sous pression d’une technocratie non élue.
    C’est l’histoire des gens qui osent tout…
    Alors non, parler de guerre d’Espagne ne semble pas plus probant qu’évoquer Munich comme ce pantin inculte de Désir-Harlem.
    Au fond ce qui me choque le plus chez les va t-en guerre, c’est ce relent colonialiste, ce complexe de supériorité vis à vis des peules orientaux ou africains. « Tous des barbares qu’il faut civiliser de force », ça vous rappelle rien ?
    La version actuelle serait d’ailleurs plutôt « réislamiser et démocratiser » de force. Triple antinomie. Bref, détruire de l’intérieur.
    A part ça se serait les patriotes français de souche les racistes…

  6. José Alcala 3 septembre, 2013, 17:57

    @ Elbé
    Vous avez parlé trop vite. Je ne suis pas concerné par l’ immigration politique ou économique. Mes ascendants sont hispano-français. Avec votre permission, je fais vraiment du journalisme.

  7. Elbé 3 septembre, 2013, 17:25

    Pour qu’il n’y ait pas de doute sur mon commentaire précédent, je désigne comme incompétent le Chef de l’Etat.

  8. Elbé 3 septembre, 2013, 17:21

    Peut-être prenez-vous en compte votre histoire personnelle. Dans ce cas, ce n’est plus du journalisme. Mais je peux vous comprendre, et respecte ce que je suppose être le vécu de vos ascendants.
    Quant à aller tirer les oreilles du dictateur syrien pour aider à la mise en place d’une dictature islmamique, je crois que nous nous en mordrions les doigts longtemps, très longtemps. Qui a utilisé le gaz? Même votre article est au conditionnel!
    Et les américains sont très forts aussi en physique/chimie, même après les fameux accords de 1923: Hiroshima, Nagazaki, le napalm, etc… Il sont tout même gonflés de faire la morale, non?
    J’arrête là pour ne pas m’énerver, le sujet est trop sérieux. Il est juste dommage qu’il soit pris en charge par un incompétent.
    Au fait, c’est qui Borloo???

  9. Gérard Morand 2 septembre, 2013, 22:06

    Je comprends que vous fassiez le parallèle avec 1936 et l’abandon par les democraties de la republique et de la révolution espagnole.Mais les choses sont elles veritablement comparables? Peut-on admettre que notre pays puisse en attaquer un autre sans que la representation nationale en soit saisie?En 36, les choses étaient claires. Un gouvernement légitime était attaqué par des factieux.Aujourd’hui en Syrie, un regime dictatorial est en butte à des oppositions dont certaines ne valent pas mieux que celui qu’elles combattent. Quant à Borloo, vous lui faites bien de l’honneurnen parlant de ses minables gesticulations.

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