Salon du Bourget, le maire de Vernon en VRP

Salon du Bourget, le maire de Vernon en VRP

le maire de Vernon s’est rendu au Salon Aéronautique et de l’Espace, du Bourget, pour « vendre », dit son dossier presse, d’autres parcelles de l’ancien LRBA. C’est vrai, la démarche tranche avec l’inertie antérieure. Toutefois, la route sera longue avant que l’ensemble des 13 hectares, hors espace forestier plus important, recouvre des activités de même volume et ampleur qu’offraient le Laboratoire de Recherches Balistiques et Aérodynamiques. L’essentiel est l’amorçage réalisé récemment avec l’extension du voisin SNECMA et la venue de SKF et une prévision de 150 emplois d’ici la fin de l’année.

L’intention, bien marquée, de Sébastien Lecornu est de faire de l’ancien site du LRBA de Vernon « un petit Saclay ». Une notion qui se traduirait par la venue d’entreprises de pointe spécialisées dans les industries aérodynamiques et aérospatiales. Elles jouxteraient  un campus dédié à la recherche et à la formation de ces métiers. (lire reportages antérieurs sur le sujet)...

Les perspectives favorables au développement continu de la branche Espace du groupe Airbus Safran Launchers, qui s’apprête à prendre le contrôle d’Arianespace, avec, notamment, le futur lanceur Ariane 6, permet d’être optimiste sur le devenir du site vernonnais, par le truchement du voisin SNECMA.

Nouveauté dévoilée au Salon

Le Salon du Bourget a aussi permis au grand public de découvrir une nouveauté technologique, future. C’est Airbus qui délivre l’information. Depuis plusieurs années il travaillait, dans le plus grand secret dans un hangar isolé de reste des installations des Mureaux, dans les Yvelines, à la préparation d’un lanceur réutilisable plusieurs fois. Actuellement et depuis l’avènement de la fusée ARIANE, lorsque le satellite atteint son orbite, le lanceur se désagrège et des fragments sont décimés dans les océans. Son principe: lorsque le bas de la fusée est détaché du réservoir et de l’étage supérieur, il s’apparente à un drone qui peut transporter le moteur, éteint, de la fusée. Ce drone équipé de ses propres moteurs ramène sur terre son chargement, telle un avion. Voir vidéo, ci-dessous, de la maquette du lanceur réutilisable:

Cette technologie diffère de celle mise au point par SpaceX, le concurrent le plus sérieux d’ARIANE. SpaceX prévoit de ramener sur terre la quasi totalité de la fusée, ce qui n’est pas indispensable, affirme Marc Valès le directeur des programmes « lanceur » d’Aibus Safran Launchers. Il affirme ne s’intéresser qu’aux 80% du 1er étage, c’est-à-dire la partie moteur et l’ensemble de l’électronique  permettant le pilotage. Avec cette perspective, il sera possible de réutiliser le moteur entre 10 à 20 fois. Ce procédé révolutionnaire permettra une baisse considérable des coûts, (réduction de 30% des coûts d’exploitation des lanceurs) et par répercussion, des carnet de commandes assurés….Serait-ce aussi la réduction de 30% de l’activité du constructeur des moteurs, par définition?

 

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