Que fallait-il faire?

Que fallait-il faire?

Chacun y va de son discours. Les télés en boucle raffolent de ce type d’évènement et en rajoutent dans tous les sens. Les politiques profitent pour en remettre une couche contre le gouvernement et les français restent partagés. Les « black blocs », quant à eux, savaient que leur violence, dans une société démocratique, ne recevrait pas de réponse proportionnée. Ils s’en tirent avec 200 interpellations et un renvoi, probable, devant le tribunal. A ce niveau de sanction ils pourront réitérer leurs bravades ultra violentes. Question: pourquoi policiers et gendarmes ont riposté à minima?

Le leitmotiv sur les fouilles et contrôles des manifestants pacifiques (syndicats) et la non-fouille des black-blocs vêtus de noir, s’installe. En filigrane, il faut comprendre « une volonté délibérée du pouvoir » d’organiser la casse. Les commentateurs multi carte devraient savoir que la force publique ne peut interpeller des gens habillés en noir, pour ce seul prétexte, avant un passage à l’acte. C’est la loi de la République. Et, si les forces de sécurité avaient les interpelé quand même, c’eut été un engagement de la force qui aurait dégénéré avec violences accrues des deux côtés et, probablement, des blessés gravement atteints. C’est ce qu’attendaient les violents. Idem pour la séquence de la destruction du Mac Do. Un engagement immédiat des CRS provoquait, à coup sûr, un face-à-face, presque un corps à corps qui se serait soldé par des hommes au tapis, des deux côtés. Cet aspect est oublié dans les commentaires, volontairement ou par méconnaissance……

Ainsi, le choix du gouvernement a été, à tort ou à raison, de limiter les dégâts dans le sens de la casse matérielle et d’éviter la casse physique avec des blessés graves, voire des morts. Comment auraient réagi les mêmes, aujourd’hui?  Qui ne se souvient du mort de Notre-Dame-de-Landes? Et d’autres par le passé?

La prochaine fois

Selon des sondages qui tombent, ce 2 mai, une majorité de français souhaitent une riposte plus dure de l’État face aux groupes violents qui cherchent l’affrontement à tout prix. L’État pourrait utiliser des moyens plus appropriés……Il le peut largement. Hier, les forces de sécurité pouvaient les mater en moins d’une heure si l’ordre leur avait été donné.

Nostalgie de 68

Il y a 50 ans les émeutes avaient duré 6 semaines. Les charges de CRS n’étaient pas légères. Le préfet de police, Maurice Grimaud, était investi des pleins pouvoirs dans la gestion de la crise. Il donnait l’ordre aux forces de police, composées essentiellement de Compagnies Républicaines de Sécurité, de faire face sans tomber dans l’irréparable. Il n’y a pas eu de morts liés aux évènements. Le seul décès fut celui d’un commissaire de police, à Lyon, écrasé par une voiture garée en haut d’une côte et dont le frein à main avait lâché.

 

 

Categories: France

Comments

  1. thibsib 11 mai, 2018, 22:18

    Bonjour Hachet,
    Je partage certaines de vos vues, notamment sur les regroupements de communes.
    Mais pour le reste, je ne crois pas à la tendance totalitaire des partis cités. Pourriez vous le définir svp ?
    Pour la FI, je vois un chef, des portes paroles, des députés, avec des parcours et des idées différentes, bref du classique. Pour les groupes locaux, vu de l’intérieur, ce sont des groupes qui sont autonomes, libres d’action tant qu’elles respectent le programme construit sur la base de 3000 propositions : je n’y vois guère de totalitarisme.
    Pour la voiture de France info, nous avons à faire à des abrutis, qui effectivement n’entendent rien à la démocratie, mais je n’ai pas trouvé l’info qui indique que le « casseur » en question était FI (si vous pouviez me donner la source).
    J’apprécie la presse quand elle dévoile les informations sans parti pris (parce que j’en ai déjà un, mais j’ai besoin de sources différentes) et quand elle est pluraliste, pas quand 90 % de cette presse, télé, radio appartient à 9 milliardaires qui font non pas la convergence des luttes mais la convergence de leurs intérêts (logique, mais pas très porté sur l’intérêt général).
    Bien à vous.

  2. HACHET 8 mai, 2018, 17:31

    Dans une société démocratique??
    Le système Français actuel répond t il au qualificatif de démocratie?
    Ainsi:
    Un President de la République qui change un Général d’Armée, qui fait procéder par ordonnance, qui nomme le chef de son « parti », peut il être qualifié de Démocrate?
    Les Françaises et les Français qui s’intéressent aux compteurs Linky, Gazpar… Clament : « on nous impose », « on n’a pas le choix ».
    Celles et ceux qui ont suivi les méthodes des regroupements de communes remarquent : »on ne nous a pas consultés », « nous souhaitions un référendum » .
    Quant au paysage politique, il compte à ce jour deux partis à tendance totalitaire: le FN et la FI. Cette dernière qui a appelé à la haine juste envers les médias, qui a vu un de ses membres (et non un casseur) « endommager »une voiture de France Info et « virer » un camion de France télévision est effectivement très loin de la démocratie.
    M. Ruffin, n’est il pas journaliste? La démocratie, sans presse existe t elle? Nous l’apprécions quand elle dévoile à la population des informations que ces Messieurs et Dames de la politique veulent nous cacher.
    L’espoir Démocratique réside t il dans le renouveau annoncé d’un parti écologique connu?

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