Privatisations, le toc des libéraux

Privatisations, le toc des libéraux

Certains ont des tics et d’autres des tocs. La majorité a voté la privatisation d’Aéroports de Paris, (avec ENGIE et la Française des Jeux). Elle l’a fait comme un seul homme portant une paire de godillots. Apparemment, ces députés, qui devaient nous changer de monde, n’ont rien appris du passé récent. Des privatisations, si elles ont été nécessaires et le restent encore dans certains domaines, sont loin d’être la panacée dans d’autres.

ADP n’est pas une entreprise comme d’autres. C’est un lieu stratégique, où se croisent des millions de gens chaque année. Et, précisément, de par la nature même de ce vaste espace international, des plus sensibles, qu’il est du devoir de l’État de perpétuer sa gestion. Certes, cela a été compris, la sécurité restera sous son contrôle. N’empêche, subsiste tout ce qui reste périphérique à cette sécurité. ADP ce n’est pas seulement des parkings et des boutiques comme le soulignent les chantres du libéralisme maladif. C’est beaucoup plus… et davantage encore.

La leçon qui n’a servi à rien

La leçon de la mauvaise privatisation des autoroutes ne lui a pas servi. Il en sait quelque chose, Bruno Le Malre, puisque c’est son mentor, Dominique de Villepin, sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, qui avait terminé la privatisation des autoroutes commencée par le gouvernement Jospin, sous Jacques Chirac. Ainsi, les usagers sont soumis à des augmentations, permanentes, des péages. Une véritable vache à lait pérenne dont bénéficient les actionnaires en lieu et place de l’État, lequel aurait opéré à ces augmentations beaucoup plus de retenue. C’est cela la réalité.

De l’argent frais tout de suite…et après?

Pour le ministre de l’Économie, cette privatisation est surtout une bonne opportunité de récupérer, environ, 10 milliards d’euros. De l’argent frais destiné à financer la recherche et l’innovation dans l’intelligence artificielle. La sortie du capital des autoroutes devaient aussi servir à de grandes causes. On les cherche toujours.

Faut-il privatiser le ministère de l’Économie et des Finances

Alors il se dit, en boucle, que l’État gère mal et seul le privé sait faire. Donc, partant de ce principe pourquoi ne pas privatiser le ministère de l’Économie et des Finances ? C’est vrai, Bruno Le Maire devrait s’interroger sur cette tirade, faite , ici, pour rire…mais n’y a-t-il pas un fond de vérité ?

Categories: France

Write a Comment