Sous-politique: Fillon s’en va, Fillon est parti

Sous-politique: Fillon s’en va, Fillon est parti

Éditorial

L’on pourrait dire aussi que François Fillon s’est suicidé, politiquement. Le héros de la primaire de la droite et du centre avait réussi un coup de maitre dans la dernière ligne droite. Un sprint final laissant sur place Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Aucun politologue ni analyste n’a réussi à expliquer ce phénomène. Il est très probable que Fillon lui-même n’a pu donner d’explication, au fond. De cette situation, il en a profité en avançant une théorie selon laquelle sa victoire à la primaire ne serait que le résultat d’un travail en profondeur mené depuis des années. Fillon  surpris par Fillon. Hasard  et circonstances ont joué leur rôle, jusqu’à ce moment inédit où le Canard Enchainé dévoile l’impensable. Le sol s’ouvre sous ses pieds. Fiction ou réalité? L’homme de la Sarthe avait-t-il monté, ou non, un système pour s’enrichir et cela depuis des décennies? Pourquoi n’a-t-il jamais pu apporter la preuve tangible que les assertions du journal satirique n’étaient qu’affabulations pour le détruire? N’avait-il fait la promesse que « bientôt » il dévoilerait le nom des auteurs du « traquenard »? Depuis plus de six mois, rien. François Fillon n’a fourni aucune preuve. La justice le dira le moment venu…

François Fillon, depuis 40 ans, vivait de la politique. Sa carrière il la doit à un homme politique de premier rang au niveau national. Joël Le Theule fut ministre sous De Gaulle et Giscard d’Estaing et député de la Sarthe. François Fillon devient son collaborateur parlementaire avant de lui succéder au Palais Bourdon lorsque Joël Le Theule meure prématurément à l’âge de 50 ans. Dès lors, Fillon commence une carrière nationale brillante, doublée d’une stature de Baron local. La Sarthe est « son » département. Tout ce qui de près ou de loin accolé au parti politique UDR, RPR et UMP, lui appartient. Il désigne les candidats aux élections législatives et municipales, dans les grandes villes. Le clientélisme fait son œuvre. Fillon estime que tout lui est dû. Sa vie est cadencée au rythme des voitures de fonction, palais parisiens, ministères de prestiges. Monsieur « le Baron » aime le peuple au moment des campagnes électorales. Le Conseil général de la Sarthe, qu’il préside avec bonheur, ne s’autorise la contestation. Il savait s’entourer de bras droits fidèles qui n’imaginaient une seconde le détrôner. Il aura profité de la manne républicaine plus que de raison. Les évènements récents lui ont indiqué la porte de sortie.

Puisqu’il est de bon ton de mettre l’humour en avant, voici une vidéo pour rire montée de toute pièce pendant la campagne présidentielle:

Categories: France

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