Politique, Bernard Tapie veut revenir

Politique, Bernard Tapie veut revenir

Peut-on dire que si la justice n’avait pas condamné Bernard Tapie à rendre les 404 millions d’euros, ce dernier aurait-il manifesté l’envie d’un retour en politique? On peut en douter. Mais puisque tel est son bon plaisir regardons de près les chances et les risques encourus par l’homme d’affaire. Inutile de rappeler les mille et unes possibilités et talents de celui qui fut le ministre de François Mitterrand et l’ami de Nicolas Sarkozy. Tout le monde les connait.

Acculé financièrement, Bernard Tapie cherche à gagner du temps dans la perspective que des politiques fassent un geste qui le dissuaderait de venir troubler le jeu de la présidentielle de 2017. Au chapitre « retenez-moi ou je fais un malheur », il excelle. Sauf, que nous ne sommes plus dans les années 90. Pourtant, Bernard Tapie n’a plus rien à perdre. Aussi, contribuer à faire perdre les autres, est un rôle qu’il peut encore interpréter avec talent. Où veut-il en venir? Officiellement, il promet de combattre le Front National et le chômage. Deux thèmes louables si l’on en croit les enquêtes d’opinion. Le chômage, Bernard Tapie veut le rendre illégal pour les moins de 25 ans. La survie du Front National, dépend de ses électeurs toujours plus nombreux. Donc, il doit réussir à mettre en place, en quelques mois, un système bénéfique au plus grand nombre pour le détourner des sirène FN. Plus difficile à faire qu’à dire. Mais, l’ancien ministre de la Ville va jouer sur la communication, sa gouaille personnelle et ainsi se faufiler sur la ligne de départ, sans participer à une quelconque primaire. Au fil des mois les sondages vont se succéder et mettre les candidats officiels en difficulté pour le premier tour. De quoi flanquer la panique. La particularité de Bernard Tapie est d’être capable de détourner, à son profit, des intentions de votes de droite et de gauche….

Quel pourrait être son score au premier tour? Personne n’en sait rien, mais avec une campagne de dénigrement de l’ensemble de la classe politique, tout en ménageant Nicolas Sarkozy, la barre des 5-10% pourrait être atteinte. Ensuite, son fort pouvoir de persuasion pourrait favoriser l’un des deux candidats sélectionnés pour le second tour. Est-ce une bonne piste, Pour les journalistes parisiens, Bernard Tapie fait de l’esbroufe et n’obtiendra jamais les 500 signatures pour concourir. Pour d’autres (une minorité) il aurait encore du ressort pour perturber l’élection. A suivre…

Categories: France

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