Législatives, Valérie Pécresse aux Andelys

Législatives, Valérie Pécresse aux Andelys

La présidente de la Région Ile-de-France était en déplacement, hier mercredi, aux Andelys pour soutenir le candidat LR aux législatives, Alexandre Rassaërt, le jeune maire de Gisors. Aller aux Andelys impose une visite à Château-Gaillard, sous la conduite du maire, Frédéric Duché et du député sortant, Franck Gilard. Valérie Pécresse, en voisine, a pu constater l’importance de la Forteresse qui permit à Richard Cœur de Lion, Duc de Normandie, de tenir tête au roi de France de Philippe-Auguste, qui voulait s’en emparer. C’était à la fin du XIIème siècle… Aujourd’hui, la Normandie et l’Ile-de-France travaillent de concert dans les domaines économique et touristique. C’est sur ce terrain que le candidat LR place sa candidature.

Il a hérité de la candidature LR à un moment où rien ne va plus pour les partis traditionnels. Alexandre Rassaërt a au moins le mérite d’être courageux. Il connait la force du Front National dans son secteur, sans compter une concurrence de En Marche et les nombreuses autres candidatures. Sous un soleil aveuglant, la conférence de presse de tient sur une terrasse extérieure du restaurant « La Chaîne d’Or ». En arrière plan, le petit port et ses bateaux de croisières.  La table est déplacée devant le mur. C’est moins bucolique, mais ô combien plus efficace. Le ton est donné. La présidente de la Région Ile-de-France remercie le candidat et les élus pour l’invitation, puis se lance dans des explications, sans doute d’un autre temps. Prétendre, en effet, que le nouveau Président de la République doit perdre les législatives pour l’empêcher de gouverner, ne relève pas des fondamentaux de la 5ème République. La Constitution veut, au contraire, qu’un Président puisse gouverner grâce à une nouvelle majorité. Madame Pécresse pense le contraire, mais peut-être que des vents contraires lui donneront raison…..

A des questions sur des défections de candidats LR voulant rejoindre En Marche, Madame Pécresse et Monsieur Rassaërt balayent d’un revers de mains. Il y a des questions qui sont à « côté de la plaque ». Le candidat insiste sur l’intérêt de son projet. Apparemment, il perçoit mal qu’il n’existe pas de projet spécifique à un candidat aux législatives. Le projet est celui du Parti. La confusion entre le conseiller départemental et le conseiller régional, n’est pas loin. Ainsi, les axes programmatiques sur des projets de territoires entre Régions voisines relèvent de la seule responsabilité des Régions et non de l’Assemblée Nationale. Même si le député donne, accessoirement, un coup de main…Mais bien sûr, « les journalistes ne comprennent jamais rien ». Tant pis pour les absents, ils ont manqué un grand moment de pédagogie….

Après ce face à face avec les journalistes, direction la mairie où attendaient 220 personnes entassées dans la salle des mariages, pour un meeting. Des discours affinés, des promesses de victoire et des applaudissements nourris d’une assistance convaincue.

L’autre séquence vidéo

Cette séquence est volontairement détachée de la première car relevant de la polémique. Il ne faut pas tout mélanger. Néanmoins, il est utile de constater, encore une fois, que des candidats à des élections pensent devoir ne pas répondre à des questions qu’ils jugent indécentes et inutiles. Le constat est encore plus curieux s’agissant d’un candidat jeune. La prochaine fois qu’il aura l’aimable idée d’inviter Caméra Diagonale pour relater sa campagne électorale, il pourrait, aussi, suggérer les questions qu’il souhaiterait qu’on lui pose. Ci-dessous:

 

 

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