Le bouffon du « monarque »

Le bouffon du « monarque »

Éditorial

Il se veut défenseur des « petits » et « des sans grades », mène une guérilla sans relâche contre le « monarque » qui l’a battu. « Monarque » est devenue la suprême injure. Si « monarque » il y a, le bouffon est proche. Celui-ci, loin d’être drôle,  fait dans la vindicte permanente à défaut d’empathie. La République lui a offert une tribune qui lui permet de vociférer à loisir. Un contrat de cinq ans qui pourrait user avant terme. Mais les bouffons sont ainsi, ils ne se lassent jamais de leurs bouffonneries jusqu’à ce que la fatigue gagne les auditoires et les plongent dans l’ennui.

Le bouffon ne s’est pas rendu à Versailles. Il a préféré commenter à distance. Les mots sifflent comme des balles, « démagogie », « coup de force ». Il choisit le lieu pour les dire, « Place de La Républicaine », comme si la République Une et Indivisible, lui appartenait en propre. Est-il besoin, pour défendre une cause juste, une politique pour le plus grand nombre, un projet ambitieux, de le faire avec cette forme détestable qui est la détestation de l’autre? Est-il nécessaire pour convaincre, de menacer, pointer du doigt? Est-ce pertinent de fustiger et de jalouser? A chacun sa forme. Celle du bouffon peine à convaincre. Lui qui redonde en boucle sur l’audience du « monarque », « qui n’a obtenu que 30% des électeurs inscrits« , lors des législatives, oublie sa propre performance et de ses députés élus, de 2% des inscrits sur l’ensemble du territoire. Lui, le « courageux », le « téméraire », le « révolutionnaire de pacotille » est allé gagner une circonscription marseillaise de gauche, sans surprise ni panache, au lieu de croiser le fer avec un vrai adversaire politique coriace, dans le Nord, par exemple, là où Marine Le Pen a gagné. Pourquoi s’est-il dégonflé à ce point? Parce que le bouffon connait ses limites. Elles sont minces. Il préfère déglinguer un ami d’hier, à l’électorat proche, au lieu d’une adversaire de toujours. Dans cette circonscription de Marseille  l’abstention  a atteint 60%. S’en plaint-il?

A partir d’aujourd’hui, il va faire le spectacle à l’Assemblée et sera en tournée permanente sur les plateaux télés qui lui ouvriront l’antenne avec gourmandise, audience oblige.

Le bouffon, qui n’a jamais travaillé de sa vie, ou presque, a surtout vécu de l’argent du contribuable. Trente ans de mandats divers, pour arriver à quoi? Qu’a-t-il apporté pour changer la vie de ceux dont il prétend être le représentant, au fond? Qu’il continue à bouffonner, si tel est son bon plaisir.

Categories: France

Comments

  1. José Alcala Author 10 juillet, 2017, 08:33

    @ Thibsit
    Vous semblez ne pas comprendre, alors une dernière fois: il n’y a pas de mise en cause du projet politique de Mélenchon. Ce n’est là qu’une question d’opinion. Ensuite, le réalisme peut démonter, ou pas, son programme 6ème République. Non, je parle du personnage, de l’individu, de ses réflexes tordus, son antipathie viscérale, son discours verbeux, ses insultes à l’emporte-pièce. Bref, un personnage que seules les groupies et les incurables du culte de la personnalité peuvent supporter…grand bien leur fasse. Ne m’en jetez plus. Gardez votre Mélenchon bien au chaud, qu’il ne prenne pas froid. Merci de ne plus me faire perdre mon temps avec ce sujet.
    Bien à vous.

  2. Thibsib 9 juillet, 2017, 22:33

    @ Monsieur Alacala,
    Tétu, oui je le suis, je l’admets, et là vous avez vu juste.
    Cependant, il n’y a pas de crise de lèse majesté, Mélenchon n’est pas plus un roi qu’un bouffon à mes yeux seulement un bon leader politique, ni maximo, ni minimo, voilà pour ma vision du personnage. Je reconnais ses qualités de bon pédagogue, et ses défauts aussi parfois.
    Mais ce qui me gêne, c’est justement l’unanimisme des éditorialistes, qui avec une grande liberté d’écriture, (ce qui est normal en démocratie), mais sans appui autre que celui d’une opinion, qui est toujours la même et qui confine plus à la diabolisation qu’à l’analyse fine. Cela me peine dans le sens où « l’éditorialisme » détruit le journalisme, oublie le métier d’investigation et nous assène des opinions avec la pensée unique.
    Je vois plus d’éditos qui accusent Mélenchon (avec pas mal de haine aussi), de ne pas assez combattre Le Pen que d’éditos qui attaquent Le Pen, cela m’interpelle, à moins que beaucoup de journalistes pensent que Mélenchon est pire que Le Pen.
    Quant au procès d’antidémocratie sur Mélenchon, je n’y vois qu’une accusation gratuite : la 6ème république dont Mélenchon fait la promotion est plus démocratique que la 5ème. Alors venir accuser l’un des rares opposants à Emmanuel Macron de mettre en pièce la démocratie, c’est souhaiter une démocratie Jupitérienne sans opposant ?
    J’en doute.
    Il n’y a aucune excuse implicite de ma part quant au comportement vis à vis de la dépense publique, je compare les activités de nos parlementaires et l’indulgence de bon nombre d’éditorialistes sur le comportement des parlementaires dès lors qu’ils font partie des forces en place et cela m’étonne encore. Je ne vois pas de contradiction dans mes propos.
    Je crois en la capacité des journalistes de nous informer, et de nous démontrer la vérité, du moins de s’y employer le mieux possible, pas à nous dire par leurs opinion éclairante ce que nous devons penser.
    Merci.
    Bien à vous.

  3. José Alcala Author 8 juillet, 2017, 18:11

    @ Thibsib
    Je savais que critiquer le bouffon serait pour vous un crime de lèse-majesté. Nous avons déjà débattu du sujet, ici. Il faudra bien que vous compreniez que la critique fait partie de notre démocratie et, en attendant que le bouffon vienne la mettre en pièce, si un jour le pouvoir lui était confié, ce qu’à Dieu ne plaise, nous avons encore un peu de temps devant nous pour en profiter…
    Il me semble que vous êtes un brin têtu. J’ai expliqué maintes fois qu’un éditorial n’était pas un reportage d’information composé et étayé de faits constatés et concrétisés, éventuellement, de témoignages de divers protagonistes impliqués dans ladite information. Un éditorial est une vision personnelle de l’éditorialiste reposant davantage sur des caractéristiques permettant variations et libre arbitre….
    Ainsi, et vous le constatez, je ne m’en prends à un programme de gauche dans son ensemble, ou en détail. C’est bien d’une personnalité, de son comportement, de son verbiage, son regard sur les autres, que j’engage une analyse. Elle vaut ce qu’elle vaut et s’agissant d’un responsable politique, cette critique entre dans le champ public. J’use, par conséquent, de ce droit comme tout un chacun.
    Ainsi, ce que j’ai exprimé sur le bouffon restera en l’état et ne compte pas en changer une virgule…
    Seul rappel, pour information: lorsque vous citez Bruno Le Maire, pour expliquer que son comportement n’a rien à envier à celui du bouffon, vous tombez dans le panneau deux fois, 1) L’emploi d’attachée parlementaire de son épouse a été relaté en son temps, ici. 2) vous dites, implicitement, que ceci doit excuser cela. C’est totalement contradictoire.
    Bien à vous.

  4. Thibsib 8 juillet, 2017, 00:43

    Bonjour,
    @ roquet : pouvez vous expliquer en quoi les solutions de Mélenchon sont celles de Le Pen ? Certains journaux (appartenant pour la plupart à des milliardaires acquis à Macron, à moins que cela ne soit l’inverse) affirment jusqu’à l’overdose cette parenté partant de l’idée simple (simpliste) que les extrêmes se rejoignent (je ne vois pas en quoi une politique keneysienne de relance, portée sur l’humanisme et l’écologie serait extrémiste d’ailleurs).
    @José Alcala,
    Évidemment, je défend mon point de vue mais, en lisant votre article qui parle de haine, de vocifération, de guérilla, de détestation, de jalousie, je n’y vois qu’une opinion à défaut d’y voir du factuel.
    Sur « le monarque » : oui, je ne peux qu’acquiescer à ce propos, la pyramide du Louvre, descente des champs Elysées en Command Car, Versailles pour recevoir Poutine, Versailles encore pour convoquer tous les parlementaires, trust de toutes les commissions à l’assemblée, ministres et députés dans les conflits d’intérêts.
    Les amendements sur la loi travail ont été « discutés » rapidement, 0% retenus, sauf 1 , le seul présenté par LRM, pas un seul député de LRM qui prend la parole. Alors oui, le « Jupirérien » (sic), l’hélitreuillage, ne manque que la confrontation avec un ours torse nu. Emmanuel Macron me semble effectivement se comporter comme un monarque qui utilise tous les ressorts de la 5ème pour assoir un pouvoir absolu (au premier tour 15 % des inscrits, disons environ 30 % des votants pour LRM mais alors 60 % des sièges, FN 13 % des votants mais 1,4 % des sièges, FI 11 % (ou est le 2% ??) mais 3 % des sièges). On a connu une meilleure représentativité non ?
    Alors oui, Mélenchon a raison d’alerter, à forte raison sur les dérives du système Macron.
    Il ne sert à rien ? Si bien sur, il permet à tout un chacun de se poser des questions sur la société, sur qui détient quoi et de quoi le pouvoir est il fait.
    Il n’a jamais travaillé de sa vie ? Moi je le trouve plutôt actif comme politique. Vous préférez un B Le Maire qui ne siège pas l’ Assemblée pendant qu’il fait sa campagne des primaires, ou qui y emploie son épouse tout en la désignant officiellement , exclusivement comme femme au foyer, ou qui affirme que les chiffres, c’est pas trop son truc quand on lui demande ce qu’est un hectare (Ministre de l’agriculture), et qui est aujourd’hui ministre de l’économie ?
    Sur le choix de la circo : oui, il a été sur un terrain favorable comme beaucoup dans d’autres partis. Il y était pour gagner, et il a gagné, ce n’était pas un exploit en effet. Mais je n’ai pas vu une tête d’affiche face à M Le Pen du côté des socialistes, de Les Républicains, ou de LRM; Le suicide politique doit-il être réservé à Mélenchon ? Autant le dire tout de suite et demander sa tête, car oui malheureusement, grâce au travail assidu du monde politique et médiatique, la société s’intéresse d’avantage aux faits divers qu’aux moyens de faire progresser la société, et Mélenchon n’est toujours pas en capacité de battre Marine Le Pen sur son terrain.
    J’aurais aimé dans cet article un vrai fond politique : par exemple, quels sont les amendements refusés, que contiennent les lois, ça c’est du niveau politique. La « vocifération », la « révolution de pacotille », « la bouffonnerie » c’est bon pour Voici et Gala, c’est de l’opinion, pas de l’information.
    Voilà, beaucoup de choses à dire, mais j’abuserais de vos colonnes.
    Bien à vous.

  5. roquet 5 juillet, 2017, 14:26

    Avec sa sœur jumelle LEPEN,-MELENCHON meilleur agent électoral du président de la République Mais qui donc aujourd’hui imagine le clown meluche président de la République francaise ???.Comme dab,les chiens aboient ,la caravane passe

  6. laulau274 5 juillet, 2017, 09:53

    Fable de La Fontaine, le coche et la mouche…
    une mouche se posa sur un carrosse, et se retourna en s’exclamant :  » mon dieu, quelle poussière je dégage! »
    le bilan est cruel mais sans appel
    30 ans de salaire perçu sur les deniers publics, et qu a t il apporté à la vie civile? au peuple ? que soi disant il défend
    rien, nada, que dalle

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