La faute à qui ?

La faute à qui ?

Éditorial.

Toute la soirée d’hier un sondage douteux laissait présager le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union Européenne. Les Marchés redressaient la tête, les bookmakers empochaient des paris et les dirigeants européens se gaussaient d’avance. Mais, patatras! Vers 4 heures du matin la tendance s’inversait et le « Leave » prenait de l’avance sur le « Remain » pour terminer vainqueur à 51,9%. Le peuple britannique a décidé, au nez et à la barbe de la camarilla de Bruxelles. Est-ce un bien ou un mal? Les deux mon capitaine, selon ce que l’on défend dans l’idée européenne. Les Commissaires bruxellois imposent aux peuples de l’Union, depuis des lustres, des politiques déconnectées de toute réalité. Les mêmes n’expliquent jamais les choix qu’ils imposent. L’Europe, pour une majorité de citoyens, est un « bidule » loin de leurs préoccupations. Les têtes pensantes qui défilent dans les limbes de la « machine Europe » ne s’exposent jamais, mais décident et imposent. Qui connait le rôle exact du Président du Conseil européen? De la présidente du Conseil de l’Union? Du Secrétaire général du Conseil de l’Union? Du président de la Commission européenne? Du président du Parlement européen? Savent-ils, ces peuples, à quoi servent les 6 vice-présidents, les 26 commissaires, ce que votent les 751 députés européens et à quelles tâches sont employés les 57 000 fonctionnaires? Les 500 millions de citoyens européens, en revanche, se voient imposer des directives, des règles, des lois, des interdits, des obligations. Alors, cette Europe qu’ils voyaient protectrice, intelligente et productive est à leurs yeux, décharnée, agressive et cynique. Les peuples subissent parce que la Grande Europe, celle des Nations, ne leur a jamais été proposée. La tentaculaire administration européenne s’acharne à engendrer une Europe fédéraliste à tout prix, or, chaque peuple, chaque Nation, a son histoire, sa culture, son mode de vie, sa sensibilité, sa créativité, sa richesse intellectuelle. C’est une addition de l’ensemble qu’il fallait concevoir et non un immense fourre-tout unique et idiot. De Gaulle avait, le premier, flairé le piège et défendu le principe d’une « Europe des Nations ».  Maintenant, partout en Europe l’idée va faire son chemin et obliger l’armada bruxelloise à davantage de considération envers les citoyens, qu’ils prétendent administrer

Categories: Europe, Europe / monde

Comments

  1. zébulon 25 juin, 2016, 17:03

    D’abord quels sont les pays qui font partie de l’EUROPE c’est déjà ce qu’il aurait fallu bien encadrer. Et puis à force d’atteler la charrue avant les boeufs le parlement, la commission européenne sortent des directives, des lois qui ne sont pas faites que par des technocrates, grassement rémunérés, exonérés d’impôts, qui ne sont pas des gens de terrain, qui ne respectent en aucune manière les particularités de chaque pays. Alors comment voulez-vous que cela fonctionne. Tous les pays membres devraient avoir les mêmes règles, les mêmes taxes, les mêmes grilles de salaires, les mêmes obligations dans tous les domaines (transports,agriculture, santé, etc.). Est-ce normal que certains professionnels français aient des interdictions de culture, de pêche, de transports alors que d’autres pays européens ne les aient pas et si ce n’était que cela. Il aurait fallu d’abord s’occuper de faire une Europe avec une défense, une police, une justice, des frontières européennes en plus de celle des états, collaborant en étroite collaboration, harmoniser certains systèmes informatiques, administratifs avant de se lancer dans cette usine à gaz qu’est devenue cette Europe qui coûte cher, qui devrait laisser la souveraineté à ces pays adhérents pour spécificités uniques, leurs cultures, leur patrimoine, etc tout en créant des règles européennes plus simples, applicables à tous. Les anglais ont appuyé sur un détonateur, maintenant reste à savoir ce qui va exploser, s’il va y avoir des réactions en chaîne ! Maintenant reste à savoir comment les USA, la Russie, la Chine, les Emirats Arabes, le Japon vont agir avec l’Europe, sa monnaie, leurs échanges dans les années à venir. L’Angleterre a choisi de quitter le jeu maintenant espérons qu’elle ne va pas demander un pactole comme départ négocié en guise de divorce ! Le mariage a des avantages et aussi des inconvénients si on n’en veut pas on ne signe pas !

  2. Paul Césarini 25 juin, 2016, 13:15

    Le gouvernement britannique peut décider de passer outre le référendum, qui n’est que consultatif et non décisionnaire, et faire voter le parlement pour rester dans l’UE. Sarkozy l’a fait en 2008 pour le traité européen rejeté par les français en 2005 par 55% contre 45%. C’est vrai, David Cameron est un vrai démocrate qui respecte son peuple, alors que Sarkozy n’est qu’un fantaisiste peu respectueux de la décision des français.

  3. Agnès 25 juin, 2016, 11:45

    Ils l’ont cherché, ils l’ont eu. Les peuples souverains en ont marre de ces ratés de la politique.

  4. Boldair 25 juin, 2016, 11:43

    Finalement, à terme, l’Europe ne comprendra plus que l’Allemagne et la France et plus tard de la seule Allemagne. Le bol d’air tant espéré arrive enfin.

  5. Jacques L 25 juin, 2016, 10:50

    Tout est dit. Bravo!

  6. Henri Clément 24 juin, 2016, 17:33

    Oui, c’est De Gaulle qui avait raison, mais la classe politique française, le centre en tête, a choisi l’option fédérale et antinationale de John Monney, l’agent banquier américain, alias Jean Monnet.
    Cette même classe politique française dominée par la gauche ne se remettra jamais en cause, elle préférera gérer la terreur (état d’urgence, réduction des libertés, manipulation du terrorisme, milices de casseurs pour durcir les mouvements sociaux…) tant que les appareils industriels et agricoles français n’auront pas été détruits.

    Alors, non, les britanniques, eux, ne sont pas sortie de l’Europe ! Quelle imposture, cette inversion de vocabulaire !
    Ils ont sorti l’UE de chez eux, sorti ces John Monney, pantins bureaucrates corrompus et démonétisés, du Royaume Unis, (pardon de la City…) Une chose que nous, état dirigiste oligarchique, ne pourrons pas faire aussi « démocratiquement » je le crains, c’est à dire sans violence et hors du cadre d’un affrontement Est-Ouest de grande ampleur.
    Donc, accrochez vos ceintures, çà va tanguer…

  7. ericp27 24 juin, 2016, 15:18

    la bonne vieille CEE à 6 ou 9, de nos livres d’histoire des années 70 avait un certain sens.
    l’addition aujourd’hui de 28 colocataires de plus en plus différents des uns des autres, dans une immense colocation sans objectif ni règles communes n’a aucun sens.
    l’europe ne marche pas telle qu on nous l’a vendu, le concept était surement bon, mais force est de constater que c’est quasiment un échec
    la preuve : c’est que de plus en plus de nations se posent la question d’un référundum.
    déja le fait qu on se pose cette question montre que ça ne fonctionne pas
    à suivre…….

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