Henri Guaino s’oppose à François Fillon

Henri Guaino s’oppose à François Fillon

Il est candidat à la présidentielle de 2017. Il a été le principal conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée entre 2007 et 2012. Il vomit les primaires, trouve le programme de François Fillon injuste, défend le gaullisme social, qui manque tant, et accuse la droite française d’ultra libéralisme. Henri Guaino veut combattre ceux qui souhaitent détruire l’esprit de la Vème République. Dans sa ligne de mire: le candidat vainqueur de la primaire.

Guaino le gaulliste, ami de Philippe Seguin et de Charles Pasqua, n’en démord pas. Pour lui, les institutions de la Vème République sont mises à mal. En premier lieu avec la « procédure de désignation du candidat à la présidentielle mise en place par le parti Les Républicains, qui n’est pas conforme à l’esprit de la Vème République ». Pour Henri Guaino, « la primaire signe le retour du régime des partis qui a conduit à tant de désastres. Dans l’esprit de la Vème République, un candidat à l’élection présidentielle ne peut pas être celui d’un camp, encore moins celui d’un parti, car il aspire à devenir l’homme de la Nation toute entière et à incarner l’unité »….

« Aussi, les primaires de la droite sont une véritable escroquerie démocratique ». Henri Guaino pense que « le vainqueur de ce scrutin a été élu par défaut, sans confiance et sans mandat, après un hold-up démocratique ». Henri Guaino n’a pas voté à la primaire et François Fillon, précise-t-il, n’est pas son candidat. C’est dans cet esprit qu’il a décidé de se lancer dans la campagne présidentielle  avec le ferme espoir de réunir les 500 parrainages d’élus de tous bords, « afin que cette élection ne soit pas confisquée ». Pour le député Les Républicains des Yvelines « c‘est le peuple français qui doit choisir le Président de la République et il ne devrait y avoir de candidat de parti. C’est ma conception et celle du Général De Gaulle », ajoute-t-il encore.

Le programme de Fillon sévèrement jugé

Outre la procédure de désignation, c’est aussi le contenu du projet de François Fillon qu’Henri Guaino pourfend. Jugement sévère pour celui qui fut le Premier ministre de son, toujours, ami, Nicolas Sarkozy. « C’est une politique d’austérité comme on n’en a jamais vu depuis 1944, avec le démantèlement de la protection sociale ». L’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy accuse Fillon de « vouloir détruire la solidarité nationale et la cohésion de la Nation…et pourquoi pas supprimer aussi les congés payés? Henri Guaino va plus loin dans son explication, « Si ma mère, femme de ménage, a pu avoir deux semaines de congés payés c’est grâce au Front Populaire de 1936″. Le député Les Républicains trouve, par ailleurs, stupide le comportement de la direction du Budget qui confond « rationnement » et rationalisation », « raboter de la sorte la dépense publique est totalement idiot ».

Il soutenait Nicolas Sarkozy comme candidat naturel

On le voit, Henri Guaino n’a pas du tout apprécié que Nicolas Sarkozy n’aie pas été choisi comme candidat naturel par le parti et en veut beaucoup à François Fillon d’avoir, en quelque sorte, imposé la primaire.

Pourra-t-il aller jusqu’au bout?

Outre les 500 parrainages d’élus, il faudra à Henri Guaino trouver de l’argent. Une campagne électorale coûte chère et l’aide de l’État, aux candidats, est plafonnée. De plus le remboursement n’est accordé que si les candidats atteignent  5% des suffrages. Si Henri Guaino ne parvenait pas à déposer sa candidature, quel autre candidat aura sa préférence? A suivre…

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Comments

  1. Marcel le marcellois 1 décembre, 2016, 18:20

    Guaino est un pur. Ce qui est incompréhensible est sa litanie pro-Sarkozy et sa hargne contre Fillon, alors que les deux sont sur la même ligne politique. Que comprendre?
    Mais le feuilleton n’est pas terminé. On voit maintenant les juppéistes, grands absents de l’organigramme des républicains, commencer à tirer sur le camp Fillon. Une lutte fratricide entre libéraux, chiraquiens, cathos-tradi, souverainistes et diverses autres droite, va provoquer et alimenter le débat jusqu’au premier tour de la présidentielle. S’ajoutent Guaino, Bayrou, Dupont-Aignan, Le Pen et Macron. Fillon n’est pas encore assi dans le fauteuil présidentiel.

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