Gisors municipales, jeune loup UMP contre vieux lion communiste

  Alexandre RassaërtAlexandre Rassaërt, 27 ans, est candidat à Gisors pour l'UMP. Il tentera de détrôner le vieux lion du parti communiste, en place depuis 44 ans, Marcel Larmanou. Rien n'est encore fait. Il reste moins de deux mois, mais le candidat de l'UMP compte bien transformer l'essai. Pour l'aider dans sa tâche, Bruno Le Maire, Hervé Maurey et Franck Gilard, des lionceaux du département.

  

C'est l'un des arguments mis en avant par Bruno Le Maire, venu soutenir son candidat gisorsien: "Il faut renouveler les générations et promouvoir la jeunesse". Autrement dit, il convient de virer Marcel Larmanou maire depuis trop longtemps. Le jeune candidat, c'est vrai, a du tonus, de l'entrejent. C'est un premier de la classe bien dans sa tête. La forme du discours est dans l'air du temps, les idées sont précises et le projet rentre le moule du discours récurent, "Agir pour l'emploi", "protéger les gisorsiens", "Construire intelligemment", Valoriser notre histoire", "gérer les finances communales de manière responsable et transparente". Alexandre Rassaërt s'arrête plus longuement sur deux thèmes importants, la sécurité et les impôts locaux. Pour la sécurité, il affirme le peu d'efficacité du maire actuel. Un journaliste, qui cherche des noises, lui dit que le discours du maire de Marseille est différent. Ce dernier vient d'apostropher le ministre de l'Intérieur sur la respnsabilité de l'Etat en matière de sécurité. Elle est la sienne et non celle de la ville. Alexandre Rassaërt lui rétorque aussi sec "je me fiche de ce que dit Gaudin, moi j'ai un autre avis". Qu'on se le dise. Pas facile de prendre le candidat UMP en défaut. 

En matière de finances locales, même chose. Pas question d'augmenter les taux au cours du mandat.

On le voit bien, Marcel Larmanou, le vieux Lion, aura-t-il la force de rugir encore? A suivre…

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Comments

  1. Henri Clément 5 février, 2014, 15:56

    M.Brennetot ne va jamais au bout de son raisonnement.
    Quand 70% des français sont éligibles au logement social et que 30% en bénéficient déjà, on peut se demander utilement si le modèle économique en vigueur est viable ou ne l’est pas.
    – La logique est de conclure qu’il ne l’est pas et que seul le retour à l’emploi peut leur donner les moyens de se loger sans recourir à une béquille sociale. Il faut alors changer de modèle.
    – La facilité est de conclure qu’il faut construire des logements sociaux supplémentaires, c’est à dire admettre que le chômage de masse est une donnée intangible ou une fatalité. C’est la position UMPS généralement admise.
    Ce jeune candidat a peut être encore un peu de bon sens et d’ambition pour sa ville, optant pour la première option ?
    Rassurez-vous çà lui passera, ses parrains vont lui expliquez en privé que la paupérisation du peuple n’empêche pas de faire carrière.
    Et puis, un français logé dans le social, c’est un électeur redevable… et de la dette en plus pour le pays, mais qu’importe !
    Par ailleurs, peut-être que les divorces ont un lien avec le chômage et la précarité, non ?
    Quitte à raisonner, allons jusqu’au bout.

  2. Alfred Dufresne 5 février, 2014, 12:26

    je constate qu il y a en politique des personnes qui ont une vision du passe du présent et de l avenir je leurs souhaite un réel succès
    amicalement
    a dufresne

  3. Philippe Brennetot 5 février, 2014, 11:19

    Arrêtons le dénigrement sur le « logement social » !!!!
    Tout d’abord l’expression « logement social » n’est pas beau et donne une connotation péjorative !
    Monsieur Alexandre Rassaërt, stigmatiser les occupants locataires du « logement social » est honteux !
    Quand on veut parler d’un sujet aussi important que celui du logement faut-il commencer par étudier ses tenants et aboutissants !
    La pression des loyers dans le privé est devenue insupportable pour l’équilibre du budget des ménages, mais aussi à la caisse d’allocation logement.
    Je tiens juste à vous rappeler que plus de 70% des ménages peuvent prétendre au « logement social » en France.
    Par votre démarche d’opposition, vous venez de vous priver des bulletins de vote de la totalité des locataires qui occupent un « logement social » et de toutes celles et ceux qui sont en attente d’un logement !
    La réalité est que nous manquons de « logements sociaux » en France.
    La répartition de l’ensemble immobilier français :
    42,7 % d’entre eux sont propriétaires occupants,
    29,1 % sont locataires dans le parc social
    28,2 % dans le parc privé.
    La vraie réflexion doit être :
    Comment concevoir le « logement social » autrement ?
    Comment permettre l’accès à la propriété ?
    Comment contenir la hausse des loyers ?
    Nous sommes dans un monde qui change !
    Les français ont vu leurs revenus stagner, des loyers qui ont flambé… Dans le même temps la Société a changé : plus de divorces, plus de familles mono-parentales, plus de recompositions de foyers … autant d’éléments qui imposent une réelle réflexion, mais doivent pas être mis en opposition.
    Bien à vous
    Philippe BRENNETOT

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