Gisors. Alexandre Rassaërt, en toute liberté

Gisors. Alexandre Rassaërt, en toute liberté

A 27 ans, en 2014, Alexandre Rassaërt gagne, avec son équipe, la mairie de Gisors tenue par le communiste Marcel Larmanou depuis 43 ans. Il adhère à l’UMP en 2006 et participe à la campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de l’année suivante. Il fait partie de cette nouvelle génération qui veut prendre toute sa part dans l’avenir du pays. Depuis mai 2017, le ciel s’est assombri pour la droite de gouvernement en général, avec l’avènement Macron. Dans l’Eure, les deux leaders Les Républicains, Bruno Le Maire et Sébastien Lecornu, passent avec armes et bagages dans le camp Macron. Alexandre Rassäert est dans la tourmente: son ami proche a quitté le navire LR. Que faire? Drame de conscience…Passer chez Macron lui est impossible à plus d’un titre et rompre avec Sébastien Lecornu lui déchire le cœur. Celui qui participa à la « grande aventure » LR, veut poursuivre le travail commencé en 2014 et 2015. Pour autant, il veut rester libre dans la décision qui sera la sienne, le moment venu: poursuivre la politique ou se tourner vers un métier, dans le privé….? Interview de 13 minute, étonnante:

Alexandre Rassaërt avait aussi été le collaborateur parlementaire du député de l’Eure, Franck Gilard. C’est dans le département qu’il rencontre Sébastien Lecornu avec lequel, et d’autres, il va constituer une nouvelle équipe générationnelle, au sein de l’UMP de l’Eure. Ainsi, en 2014, cette jeune génération de droite, UMP et Les Républicains, remporte nombre de villes de l’Eure: Évreux, Vernon, Louviers, Gisors, Les Andelys…L’année suivante, la jeune équipe arrache le Conseil Départemental  au socialiste Jean-Louis Destans et à sa majorité de gauche…

Ses débuts

Le jeune maire de Gisors est attaché à sa ville où se déroule sa scolarité, jusqu’au Baccalauréat. Il est titulaire d’un Master 2 en gestion des collectivités territoriales de l’Institut d’Études Politiques de Lyon. De 2010 à 2014, il est collaborateur du groupe d’opposition au Conseil Général de la Seine-Seine-Maritime, présidé par Pascal Martin, actuellement président du département…

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Comments

  1. Gilles Cantero 27 mars, 2018, 13:47

    @ vieux gaulliste des Andelys
    Il soutient Wauquiez, dit-il. Alors, pour un « vieux gaulliste » comme vous prétendez être, est-ce bien raisonnable d’assimiler sa politique, située sur la droite extrême à touche-touche avec le FN et les idéaux de ceux qui étaient derrière le Général Gaulle que vous défendez?

  2. Vieux gaulliste les Andelys 26 mars, 2018, 12:20

    Le plus étonnant encore est la cohérence entre discours et comportement. Voilà un élu qui défend ses idées et son parti, et n’a jamais changé de camp après les affaires de Fillon. La question, dès lors, mérite d’être posée sans faux-semblant: messieurs Lecornu et Le Maire ont quitté Fillon après sa mise en examen, expliquant que cela les exonéraient de leur soutien. Soit, mais le comportement de Fillon justifiait-il de changer de camp et défendre une autre politique? Ils pouvaient se détourner du candidat Les Républicains pour la présidentielle et se maintenir dans le parti pour le reconstruire de l’intérieur. Leur attitude ressemble grandement à une désertion pour rejoindre l’adversaire. Monsieur Rassaërt démontre qu’il est d’une dimension supérieure, politiquement et moralement. Bravo, je ressens dans son attitude un élan très gaulliste. Il me rappelle les années 70 et nos combats auprès de René Tomasini, même si pour Alexandre Rassaërt, c’est une autre époque.

  3. Céline Vernon 26 mars, 2018, 09:23

    j’aime bien ce qu’il dit. c’est vrai qu’il aurait été bien comme député. moi non plus je ne comprend pas l’election de cette dame qui n’est pas de la région et tout le monde a voté pour elle sans réfléchir, tout ça parce que elle portait l’étiquette Macron

  4. Jean-Paul 26 mars, 2018, 09:16

    Le retour de la droite républicaine est tout à fait possible. Le maire de Gisors le démontre avec lucidité et justesse. Ce qu’il dit m’interpelle. J’apprécie sa franchise.

  5. bon pied bon oeil 26 mars, 2018, 09:10

    Merci monsieur Alcala de nous montrer à travers cet entretien, l’incohérence des électeurs de la 5ème circonscription qui ont préféré, aux législatives de juin 2017, élire une farfelue plutôt que Alexandre Rassaërt, homme qui a la tête sur les épaules et les pieds sur terre.

  6. Philippe L 26 mars, 2018, 08:24

    Courageux de ne pas courber l’échine devant les deux fuyards passés de LR à LREM

  7. marcel le marcellois 25 mars, 2018, 17:31

    De l’intelligence politique et de la clarté. Bravo au maire de Gisors et félicitations à lui, d’être lui-même sans posture, ni imposture.

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