Fusion, Saint-Aubin-sur-Gaillon ne quittera pas Eure-Madrie-Seine !?

Fusion, Saint-Aubin-sur-Gaillon ne quittera pas Eure-Madrie-Seine !?

C’est la décision de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale réunie hier à la préfecture de l’Eure. Le vote a eu lieu après de nombreuses interventions d’élus favorables et défavorables à ce transfert,  la  CDCI a rejeté ce transfert par 8 voix contre 6 et un bulletin nul. Soit une majorité de 15 votants. L’instance départementale n’émet qu’un avis consultatif, c’est le préfet qui décide, ensuite, s’il retient cette décision, ou non. L' »Association pour le Maintien de Saint-Aubin dans la CCEMS » (AMSAC) est soulagée, mais reste inquiète. Voici pourquoi: vidéo en bas de page.

Rappel

L’affaire s’était déclenchée en juin dernier suite au vote unanime du conseil municipal de Sainte-Aubin-sur-Gaillon, à l’initiative de son maire, Madame Nicole Drouillet, de quitter la Communauté de Commune Eure-Madrie-Seine, et de rejoindre la Communauté d’Agglomération Seine-Normandie-Agglomération. Ce vote, au conseil, s’est joué sans aucune consultation préalable avec les habitants, ou au moins en expliquant au plus grand nombre les motivations et les arguments concrets  justifiant cette décision. Par ailleurs, la ComCom Eure-Madrie-Seine avait émis le souhait de rejoindre le moment venu, la Communauté d’Agglomération Seine-Eure et non Seine-Normandie-Agglomération. Cette décision, sans les habitants, avait provoqué la création d’un Association de défense contre le projet de Madame Drouillet. A ce jour, plus de 700 signatures contrecarrent le projet. Enfin, la semaine dernière (voir précédent article) les élus de l’Agglo Seine-Eure votent à l’unanimité le fusion avec Eure-Madrie-Seine, sans évoquer le cas spécifique de Saint-Aubin-sur-Gaillon. Hier, le préfet de l’Eure convoque la CDCI pour qu’elle se prononce sur la question du maintien, ou non, de Saint-Aubin à la CCEMS. Elle vote dans ce sens.

L’affaire, au fond

Pour élus et habitants favorables au maintien de la commune dans sa structure initiale, il s’agit d’abord d’une cohérence territoriale. Saint-Aubin-sur-Gaillon a toujours agi en osmose, intérêt communal, économique, culturel, sportif et social, avec Eure-Madrie-Seine, son origine, et il ne serait inopportun qu’elle rejoigne une autre structure, lointaine dans tous les sens du terme. De Plus, la ComCom a largement participé à l’essor de sa zone industrielle. Pour ceux qui œuvrent à son transfert sur Vernon, les arguments sont davantage tirés par les cheveux, même si le fait de tenter l’opération fait partie du lobbying traditionnel s’agissant de business.

Anguille sous roche?

De « mauvaises langues » (le sont-elles?) avancent que si SNA veut mettre la main sur Saint-Aubin-sur-Gaillon, c’est parce qu’elle rapporte beaucoup d’argent. Mais, c’est bien sûr! Fallait y penser. La commune possède une zone industrielle très convoitée, qui jouxte l’autoroute A13. Une manne très conséquente: 300 millions d’euros annuels. Est-ce réellement cette raison?

Le préfet entre deux chaises

Ce soir, le représentant de l’État va se prononcer. Tiendra-t-il compte des arguments de Bernard Leroy, le président de la CASE, des explications de l’association, des arguments de la présidente de la CCEMS et de tous ceux qui défendent le maintien de Saint-Aubin-sur-Gaillon dans son actuelle Communauté de Communes, ou donnera-t-il raison aux amis politiques de Sébastien Lecornu, ancien vrai patron de SNA, qui mena l’affaire à son origine, et aujourd’hui Secrétaire d’État? Mais oui, il y a un peu de politique dans l’air. Le nier serait ridicule. Le préfet pourrait statuer sans tenir compte de cette cuisine interne. Le fera-t-il?

 

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