François Fillon

François Fillon

L’ancien Premier ministre, candidat à la primaire de la droite et du centre, est certain de « créer la surprise » et figurer au second tour de la primaire. A 13 jours du scrutin sa spectaculaire remontée, de 8 à 15% d’intentions de votes, le place comme 3ème homme. François Fillon veut y croire et doubler  Nicolas Sarkozy pour battre Alain Juppé lors du duel du second tour. Aucun observateur, parmi les plus crédibles, ne voit son ascension déboucher sur une victoire finale.

Il a essayé tous les manteaux et pris des vestes

Il a réussi à doubler Bruno Le Maire. Son livre se vend très bien et remarque que celui d’Alain Juppé n’intéresse pas les lecteurs. Son programme est considéré comme le mieux accompli, notamment en matière économique et pour être précis celui qui décoiffe le plus. Ainsi, le François Fillon proche du gaulliste social que fut Philippe Seguin de son vivant, c’est fini. Entretemps il avait tout de même pris le temps d’accompagner le très libéral Édouard Balladur à la présidentielle de 1995 où il fut battu par Jacques Chirac. Même assurance de Fillon, à l’époque, certain que son mentor gagnerait. Devenu un libéral décomplexé, à son tour, il considère que la générosité de la France est un poison économique et qu’il est temps pour le pays de s’accrocher au wagon de Margaret Tchatcher, la Dame de Fer britannique qui « a tant fait pour son pays« . François Fillon semble oublier que la tradition de la France n’est pas celle des pays anglo-saxons, même s’il convient d’accepter des évolutions nécessaires…

Marche ou rêve

Si François Fillon devenait le prochain Président de la République et qu’il applique le début du commencement de son projet, se sont des centaines de milliers, voire des millions de français qui descendraient dans la rue contre toute forme de brutalité. Concéder et accepter des réformes, n’est pas marcher à la schlague. La République a été arrachée et instituée non pour réduire le citoyen mais pour le protéger et l’élever au rang d’Homme digne de ce nom.

Collaborateur de Sarko

François Fillon, on s’en souvient et si l’on en croit son propre récit, à postériori, a été un subalterne de Nicolas Sarkozy. C’est vrai, durant les cinq années à Matignon il n’a pas fait d’étincelles et voudrait, maintenant, mettre le feu (au sens figuré, évidemment).

La faute aux médias s’il est tombé par terre

A la télévision, il s’est forgé une posture, notamment quand il lève la tête avec le regard vers le bas. Pendant les débats, avec ses concurrents, c’est flagrant, il n’abat pas ses cartes, refuse de dire à Nicolas Sarkozy ce qu’il pense de lui, lâche quelques bribes de critiques sans plus. La presse et les médias le hérissent et veut « faire mentir tous les pronostics des médias« . Parce que, selon François Fillon, les médias sont responsables de ses malheurs, ce sont eux qui l’empêchent d’accéder à la première place dans les sondages et les instituts truquent les chiffres, à l’en croire….

Un avion pour le week-end

François Fillon est persuadé être victime d’un cabale. Il n’a que mépris pour Nicolas Sarkozy et Alain Juppé et leurs programmes qui « ne sont en mesure de redresser le pays ». Lui seul, François Fillon, peut redresser la France, virer une flopée de fonctionnaires inutiles, mettre au travail des tas de fainéants qui préfèrent pointer à Pôle Emploi. D’Alain Juppé il dit « son programme est conçu pour rassembler le plus possible, mais à l’ancienne, avec des accords électoraux, des compromis…un programme approuvé par tout le monde ne permettra pas de redresser la France……Quant au programme de Nicolas Sarkozy, « c’est un projet de retour en arrière, en 2007… » Drôle d’analyse, Fillon condamne le programme de 2007, celui auquel il a adhéré. La main qui l’a nourri, celle de Nicolas Sarkozy, n’est plus bonne qu’ a jeter au chien. Pourtant, entre 2007 et 2012, François Fillon a croquer à pleines dents les fastes de Matignon. Les gazettes de l’époque (toute la presse nationale) rapportent quelques libertés de François Fillon avec les deniers de l’État: lorsqu’il rentrait chez lui, dans son manoir de la Sarthe, distant de 255 kilomètres, Monsieur Fillon ne lésinait pas avec son transport à bord d’un Falcon 7X de la République, au coût modeste de 27 000 euros l’aller-retour. Selon des journalistes politiques, François Fillon l’utilisait chaque semaine, alors que la règle autorisait ce déplacement privé une fois par mois.

C’est le même François Fillon qui, aujourd’hui, prétend devenir le garant de l’argent de l’État. Cliquer sur le lien ci-dessous:

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/pour-faire-255-kilometres-fillon-prend-l-avion_966022.html

 

 

Categories: France

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